Les Semailles Et Les Moissons, Tome 1 : Par Henri Troyat (1999)

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Description du Les Semailles Et Les Moissons, Tome 1 :

Site Telechargement Epub Les Semailles Et Les Moissons, Tome 1 : PDF FB2 - Les jours heureux et les travaux paisibles se succèdent à la Chapelle-au-Bois, une bourgade corrézienne plutôt déshéritée, à la veille de la Grande Guerre. C'est là qu'a grandi Amélie Aubernat, entre un père maréchal-ferrant qu'elle adore, et une mère un peu fantasque qui tient la petite épicerie du village. À dix-huit ans, la jolie et farouche Amélie sait d'instinct qu'elle n'aime pas Jean Eyrolles, le fiancé qu'on lui destine et qui doit hériter de ...

Détails sur le Les Semailles Et Les Moissons, Tome 1 :

Titre de livre : 383 pages
Auteur : Henri Troyat
Éditeur : Les Presses De La Cite
Catégorie : Saga
ISBN-10 : 2258052165
Moyenne des commentaires client : 4 étoiles sur 5 379 commentaires client
Nom de fichier : les-semailles-et-les-moissons,-tome-1-.pdf (Vitesse du serveur 27.69 Mbps)
La taille du fichier : 26.81 MB

Commentaire Critique du Les Semailles Et Les Moissons, Tome 1 :

Crazynath a écrit une critique à 21 août 2014. Crazynath donne la cote 379 pour Les Semailles Et Les Moissons, Tome 1 :. Premier volume d'une saga qui en compte cinq en tout. Ici, à travers la vie des personnages principaux, on découvre la France du début du 20eme siècle et plus précisément juste avant le début de la première guerre mondiale. Troyat restitue avec beaucoup d'authenticité la vie en milieu rural ( en Corrèze ) mais aussi à Paris. Il dresse en plus un superbe portrait de femme, Amélie, avec son caractère entier et passionné . A l'issue de ce livre, on quitte Amélie jeune maman, et surtout en train de subir les inquiétudes de toutes les femmes des soldats envoyés dans les tranchées de 14-18..
luis1952 a écrit une critique à 07 avril 2016. luis1952 donne la cote 379 pour Les Semailles Et Les Moissons, Tome 1 :. Quelques flâneurs déambulaient sur une allée en planches, établie en lisière de la plage. Des cafés à ciel ouvert bordaient la piste. Un régiment de cabines vides, montées sur roues, alignait des toits en accent circonflexe. Pierre conseilla à Amélie de retirer ses sandales et ses chaussettes. Pour quoi faire? demanda-t-elle. -Nous allons nous tremper les pieds, dit-il. Et elle se déchaussa. Ce n'est pas convenable, Pierre! Si on nous voyait! Pieds nus et se tenant par la main, ils s'avançaient sur la plage. Des vagues sans méchanceté s'écrasaient sur le sol. Elle entra dans l'eau jusqu'aux chevilles. La morsure du froid sur ses orteils lui fit pousser un cri. Une lame plus forte que les autres les aspergea jusqu'aux genoux. Amélie rabattit sa robe et passa sa langue sur ses lèvres salées. + Lire la suite.
raizouli a écrit une critique à 30 juin 2010. raizouli donne la cote 379 pour Les Semailles Et Les Moissons, Tome 1 :. We are such stuff As dreams are made on; and our little life Is rounded with a sleep. (Shakespeare, The Tempest) La saga familiale de Henri Troyat, Les semailles et les moissons, raconte l'existence ordinaire d'une famille française du début du XXe siècle, à travers les destinées de deux héroïnes: Amélie et Elisabeth, sa fille. L'auteur restitue avec talent l'atmosphère d'une époque, grâce un fourmillement de petits détails réalistes. On y est: le village de la Chapelle-au-bois et la forge du maréchal-ferrant Jérôme, le père d'Amélie - l'odeur de la corne de sabot brûlée; le Paris d'avant-guerre, avec ses calèches; le café Le Cycliste couronné dont le jeune couple, Amélie et Pierre, deviendra propriétaire - avec sa clientèle d'habitués, comme l'équipe des gaillardes lavandières du mardi; l'attente à l'arrière durant la Première Guerre mondiale - les courriers reçus avec angoisse, les tentatives pour se rejoindre sur le front; le pensionnat religieux de Mlle Quercy - les premiers questionnements d'Elisabeth sur la mort suite à la perte de sa camarade de classe, Françoise, et de la petite grive retrouvée morte; les cousins instituteurs - une famille d'enseignants de province, laïques, passionnés de pédagogie. Troyat compose son récit à partir de ce qu'il y a de plus familier. On participe au quotidien de la famille Aubernat-Mazalaigue au jour le jour, dans ce qu'il a de plus banal, usuel, coutumier. Les questions que se posent les personnages, leurs préoccupations concrètes, sont celles de tout chacun: le repas du soir, le choix d'une robe, la recherche d'un métier, mariages et enterrements, les coups durs de la guerre, l'éducation d'un enfant, la découverte de l'amour. Troyat se refuse à l'extraordinaire alors que lui-même a si bien su nous le conter. Pensons à ses biographies de Pierre le Grand, Ivan le Terrible, Tolstoï, Dostoievski ou encore Verlaine. le rabelaisien, l'hugolien ne lui sont pas étrangers. Cet homme connaît la complexité de l'âme humaine, la splendeur et la déchéance qui peuvent se mêler dans un même coeur. Je trouve même extraordinaire d'avoir réussi à faire un récit aussi peu spectaculaire, qui s'attache à décrire ce qui nous est le plus familier, le plus proche. J'ai englouti les centaines de pages de ce livre, comme on dévorerait les kilomètres sur une autoroute la nuit, avec, au fil des jours, ce plaisir de savoir que j'aurais des heures heureuses, pas très compliquées, ce roman n'étant pas foudroyant, mais douces. C'est un des grands bonheurs de la lecture de nous permettre de vivre avec, de se prolonger au-delà de soi-même par un surplus de réalité, de vivre à d'autres époques, dans d'autres lieux, d'être confronté à des situations inédites. Lire, c'est s'augmenter. Avec Les semailles et les moissons, je me suis souvenu de l'odeur de la corne brûlée, j'étais assis dans la forge de Jérôme Aubernat, j'ai partagé quelques heures de son travail. Je me suis retrouvé avec Elisabeth sur les bancs d'école de Mlle Quercy ou de l'oncle Julien, me remémorant la lumière printanière qui éclairait la grande salle d'études surveillées de mon enfance. J'ai frémi en imaginant que je n'aurais peut-être pas su résister à une passion destructrice comme celle qu'elle vit avec le séducteur-esthète Christian Walter. Je me suis accoudé au bar du café Cristal, l'autre café des Mazalaigue, en me rappelant à mon tour d'un certain café algérien à Genève, Chez Saïd, où, adolescent, j'ai rencontré un scribe, cher entre tous, Georges Haldas. La littérature est un pétrin dans lequel on se mélange pour enrichir nos saveurs et nos savoirs. Ils vont s'incorporer à notre propre essence, se digérer et se métaboliser - le plaisir de lire se charge de tout le processus. le roman, la poésie nous éprouve bien avant de nous donner à penser. La lecture est organique, elle est une faculté vitale - qui a malheureusement tendance à s'altérer dans notre société de la dispersion, avec les réseaux sociaux et autres ennemis probables du temps intime, du rapprochement de soi. Quand je lis, j'écris l'histoire une nouvelle fois, je la tresse autour de mon vécu et surtout ma sensibilité. Dans son roman, l'écrivain n'aura pas besoin de m'en dire trop, je lui sais même gré qu'il ne m'en dise pas trop. J'imaginerai à ma guise que cette héroïne est blonde ou la forme des lettres d'or de l'enseigne d'un restaurant, l'atmosphère qui règne dans cette petite chambre proprette où les amoureux se retrouvent pendant une trêve sur le front. Un des dons de la littérature consiste à mettre en branle notre grande machine à sentir pour nous souvenir, pour extraire et partager nos propres histoires, découpées dans le tissu de notre vie qui contient toujours un bout de celle de tous. Et, pourquoi ne pas se mettre à raconter à notre tour, avec les moyens du bord? Peu importe que ce soit fait de bric et de broc. Penser que notre petite histoire n'intéresse personne, c'est gravement se fourvoyer - j'irai même jusqu'à dire que, parfois, c'est une lâcheté, une solution de facilité pour s'effacer, se nier, se dévaloriser. Ce qui compte, c'est de broder un bout de soi sur la grande tapisserie des travaux et des jours, des douleurs et des joies. Ce qui compte, c'est de ne pas laisser passer en vain. Lien : http://chroniquesmerlines.bl.. + Lire la suite.