Running Man Par Stephen King (2005)

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Running Man

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Description du Running Man

Site De Telechargement Uptobox Running Man PDF PDB CHM - Premier quart du xxie siècle. La dictature s’est installée aux États-Unis. La télévision, arme suprême du nouveau pouvoir, règne sans partage sur le peuple. Une chaîne unique diffuse une émission de jeux suivie par des millions de fans : c’est « La Grande Traque ». Ben Richards, un homme qui n’a plus rien à perdre, décide de s’engager dans la compétition mortelle. Pendant trente jours il devra fuir les redoutables « chasseurs » lancés sur sa piste et activeme...

Détails sur le Running Man

Titre de livre : 254 pages
Auteur : Stephen King
Éditeur : Le Livre de Poche
Traducteur : Frank Straschitz
Catégorie : Roman
ISBN-10 : 2253151513
Moyenne des commentaires client : 3.84 étoiles sur 5 1084 commentaires client
Nom de fichier : running-man.pdf (Vitesse du serveur 22.86 Mbps)
La taille du fichier : 22.23 MB

Commentaire Critique du Running Man

LaBiblidOnee a écrit une critique à 10 janvier 2016. LaBiblidOnee donne la cote 1084 pour Running Man. « Cet homme est Benjamin Richards, vingt-huit ans. Regardez-le bien ! Dans une demi-heure, il va être lâché dans la ville ! Si vous le voyez – mais il faut le prouver – vous avez gagné 100 dollars ! Si vous donnez un renseignement permettant de l'abattre, il y aura 1.000 dollars pour vous ! » Dans les années 2025, la dictature, la pollution et la pauvreté se sont installées aux Etats Unis. Pour détourner l'attention de la population et focaliser sa haine sur autre chose que le pouvoir en place, le gouvernement suit les préceptes de la Rome Antique : Il donne à son peuple des jeux, par le biais d'une sorte de télé-réalité meurtrière. Ainsi chaque jour, la population regarde le libertel, cette télé qui ne passe que des jeux dont le peuple est le héros : Ils mettent tous en scène la plèbe car, n'ayant pas d'argent, les couches pauvres de la population se font embaucher par la télé comme figurants et acteurs rémunérés de ces jeux. « Ils nous ont donné le libertel pour que le peuple crève tranquillement sans faire d'histoire (…). le Libertel nous tue. Pendant qu'on regarde leurs tours de passe-passe, on est aveugle au reste ». L'un de ces jeux de télé-réalité est « la grande traque », une chasse à l'homme géante consistant à engager un homme, le lâcher dans la nature puis le faire traquer non seulement par des « chasseurs » professionnels (policiers, militaires) mais aussi par le peuple lui-même pour qui la mission est de le dénoncer, de le chercher, d'aider les chasseurs à le tuer. Car la traque ne s'achève que par ce crime ultime et, pour y mener la population, les réalisateurs ne reculent devant aucun mensonge ni trucage sur la personnalité soi-disant dangereuse du pourchassé. « Il y avait longtemps que la brigade des moeurs avait été supprimée ; le gouvernement n'ignorait pas que le vice et les perversions sexuelles constituaient le meilleur rempart contre les tendances révolutionnaires ». Le but est d'exciter la haine et toutes les frustrations de la population sur ce personnage en le faisant passer pour l'homme à abattre. Nous faisons alors connaissance avec Richards qui, s'il méprise le système pour avoir connu (suppose-t-on) la démocratie, a désespérément besoin d'argent pour soigner sa fille encore bébé. Il a été viré de son travail pour avoir contesté l'autorité, et il veut épargner à sa femme de devoir se prostituer pour subvenir à leur besoin. Il se fait donc engager comme l'homme à abattre. « Vous n'avez pas une chance de vous en tirer : Personne ne survit à une chasse à l'homme qui mobilise la nation entière, sans oublier l'entraînement et le matériel incroyablement sophistiqué des Chasseurs ». Trouvera-t-il des astuces ou des alliés pour l'aider ? Parviendra-t-il à faire comprendre à la population, lors de ses apparitions télévisées, qu'elle se fait manipuler par les images et mots de la production, elle-même dirigée par « le Réseau », ce gouvernement actuel ? le lecteur passe un bon moment d'aventure et de suspense avec Richards en essayant de le savoir. «Vous – ou les membres survivants de votre famille – toucherez 100 nouveaux dollars par heure tant que vous resterez libre. (…) Vous – ou vos héritiers – toucherez un supplément de 100 nouveaux dollars pour tout chasseur ou représentant de la loi que vous réussirez à éliminer ». Stephen King ayant écrit ce roman dans les années 1980, il est même amusant de voir comment il imaginait cette société futuriste, même s'il ne nous la décrit pas longuement mais plante simplement le décor de son propos. « Cette émission est l'un des meilleurs moyens dont le Réseau dispose pour se débarrasser de personnes potentiellement dangereuses. Telles que vous-mêmes, monsieur Richards. Elle existe depuis six ans. A ce jour, il n'y a pas eu de survivant. Pour parler franchement, nous sommes certains qu'il n'y en aura jamais. » La manipulation est le maître mot de cette Dictature qui maîtrise la communication télévisée. Ce roman m'a confirmé (après « Marche ou crève ») que Stephen King excelle également dans la dystopie. le roman prend de la vitesse au fur et à mesure qu'il devient évident que Richards est le pot de terre face à ce qui se révèle être des armées entières, avec des espions, des tanks, etc… Alors va-t-il s'en sortir ? Atteindre son but ? Et si oui, comment… ? Vous passerez certainement un bon moment en le découvrant par vous-même ; car au-delà de la réflexion sur les jeux télévisés, Stephen King laisse la part belle à son esprit romanesque ! Lectures similaires : 1984 (Georges Orwell), Acide sulfurique (Amélie Notomb), Fahrenheit 451 (Ray Bradbury), Ecarlate (Hillary Jordan), Marche ou Crève (Stephen King), La servante écarlate (Margaret Atwood), etc… Je terminerai avec cette adaptation de Juvénal - Poète Romain à l'origine de la formule « du pain et des jeux » autour de l'an 100 - par David Myriam : Du pain et des jeux et le peuple sera content, il suivra aveuglément les lois des saigneurs dieux. Le peuple est-il content ? Assurément, il ne montre pas ses dents, il aurait honte, elles sont pourries. (…) Mais le pain n'est plus ce qu'il était, il est souillé à chaque fournée. Recouvert de mensonges et de poisons, il s'insinue dans tous les trous et n'assure plus ses fonctions. L'affluence le rend fou, il avale tout sans regarder, sans rien demander. (…) Qui peut crier la bouche pleine, les yeux saturés et les oreilles éclatées ? L'absence de pains véritables ne laisse plus la place aux échanges de vues, aux étranges cohues. Mais les jeux sont faits pour nous en remettre plein... Les jeux, quels sont-ils ? Des substituts subtils à la pensée. Ils sont présents partout pour ne pas nous laisser le temps de nous oublier. Ils nous entraînent à gagner, nous incitent à posséder, nous amènent à jouer... toute notre vie. Les images et les sons bouchent tout, remplacent le cerveau par une bouillie de mots. Le peuple sait quoi faire dans ce brouillard opaque, les néons des jeux savent le distraire : images vernies, rythmes entraînants, parfums troublants, plages de folies, clapiers alléchants, tous excitants. Ses sens sont comblés et le goût amer du pain par les jeux est masqué. Son cycle entier est un jeux, un jeux mortel, où, gavé de pains et de bruits, il s'autodétruit avec ennui. Du pain et des jeux et le peuple est content. Le pain est mort et les jeux sont truqués mais personne n'est inquiété. Figé face aux télés le peuple attend le prochain ravitaillement. S'il n'est pas détruit, alors peut-être, trop gavées, les marionnettes sans fils du jeu de la vie en auront assez de ne plus respirer et s'offriront un pain nouveau. Elles jetteront les vieux trognons séchés dans les cages, où ils peuvent encore jouer avec leurs images de mirages... sans dommages. Lien : http://onee-chan-a-lu.public.. + Lire la suite.
SongesIllumines a écrit une critique à 03 décembre 2010. SongesIllumines donne la cote 1084 pour Running Man. Leurs visages si différents avaient pourtant un trait commun : il leur manquait quelque chose, comme un portrait avec des trous en guise d'yeux, ou un puzzle où l'on a oublié une petite pièce. Ce qui leur manque, songea Richard, c'est le desespoir. Pas de loups affamés dans ces ventres. Pas d'espoirs fous ni de cauchemars déchirants dans ces têtes..
bilodoh a écrit une critique à 17 février 2015. bilodoh donne la cote 1084 pour Running Man. Une télé-réalité imaginaire où un homme doit tenter de rester en vie malgré les chasseurs qui le poursuivent. Un futur inventé par King en 1982, bien avant la vague médiatique des « Survivors » et autres « Hunger Games ». Beaucoup de sentiments et d'humanité dans les personnages, l'homme qui décide de participer à ce « jeu » mortel pour avoir l'argent nécessaire pour sauver sa petite fille malade, des gens solidaires et amicaux qu'il rencontre sur sa route, mais aussi des personnes qui n'auront aucun scrupule à le dénoncer pour recevoir une prime. De l'action et des rebondissements, la fin aurait cependant été différente si King l'écrivait de nos jours. tJe ne crois pas qu'après le 11 septembre, l'auteur aurait osé mettre en scène un avion qui s'élance contre une tour ! Un King des débuts, sans surnaturel, un bon cru, avec le juste mélange de réalisme et d'imagination pour que le lecteur en redemande..