Les Montagnes Hallucinées Par Howard Phillips Lovecraft (2002)

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Les Montagnes Hallucinées

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Description du Les Montagnes Hallucinées

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Détails sur le Les Montagnes Hallucinées

Titre de livre : 488 pages
Auteur : Howard Phillips Lovecraft
Éditeur : J'ai Lu
Catégorie : Roman
ISBN-10 : 2290319058
Moyenne des commentaires client : 3.86 étoiles sur 5 257 commentaires client
Nom de fichier : les-montagnes-hallucinées.pdf (Vitesse du serveur 28.02 Mbps)
La taille du fichier : 18.25 MB

Commentaire Critique du Les Montagnes Hallucinées

Nio a écrit une critique à 11 février 2015. Nio donne la cote 257 pour Les Montagnes Hallucinées. [Synopsis : Au cours d'une expédition en antarctique, deux scientifiques mettent au jour, derrière une chaîne de montagnes en apparence infranchissable, les vestiges d'une ancienne cité aux proportions gigantesques. Pendant cinq ans, un vénérable professeur d'université devient la proie d'étranges visions. Cherchant à comprendre ce qui l'a " possédé ", il découvre en Australie des ruines plus qu'antédiluviennes cachées au regard des hommes. En visitant les dédales et recoins de ces lieux maudits, tous vont observer des fresques évoquant l'arrivée sur terre d'entités d'outre-espace. Et constater que la menace de les voir reprendre le contrôle de la planète existe toujours...] Cette édition, la plus récente, chez J'ai lu des Montagnes hallucinées (texte qu'un certain Guillermo del Toro a toujours voulu adapter et dont on attend encore en vain justement que cela se concrétise) de Lovecraft se double d'une autre nouvelle, Dans l'abîme du temps que je choisis de ne pas traiter tout de suite (curieusement le synopsis en 4ème de couverture se base sur les deux histoires qui n'ont rien à voir entre elles). Dans les deux cas nous avons affaire à des nouvelles tardives de l'auteur qui précèdent de quelques années sa mort en 1937 d'un cancer de l'intestin à 46 ans. J'ai souvent tendance à penser que les dix dernières années de la vie de Lovecraft semblent contenir ses meilleures oeuvres même si avant 1926,1927, il y a de très bonnes choses. Mais bon, dès 1926 avec L'appel de Cthulhu puis La couleur tombée du ciel en passant par L'affaire Charles Dexter Ward ou Celui qui chuchotait dans les ténèbres (bon sang, on devrait l'adapter en film celui-là !) et jusqu'à L'abîme du temps en 1937, je trouve qu'on atteint littéralement des sommets (même la souvent décriée, à ce que j'ai cru comprendre, maison de la sorcière, je la trouve excellente). Les montagnes hallucinées n'y échappe pas. Et si Howard Phillips multiplie un peu trop les descriptions des décors et paysages, sans doute plus qu'à l'accoutumée (exercice de français pour nos chères têtes blondes : relevez moi le nombre de fois qu'on a le mot "cyclopéen" dans la nouvelle, on bât des records) et que parfois ça alourdit un peu trop l'histoire, cela lui donne en contrepartie de pures visions que n'auraient certainement pas renié le cinéma. Il y a véritablement là de quoi faire un film tant Lovecraft se déchaîne pour donner vie à cette incroyable cité inconnue perdue en Antarctique et donc regretter un peu plus que le del Toro se mouille mollement pour le tourner en film avec le temps qui passe. En résulte donc une nouvelle des plus connues de l'écrivain de Providence, d'un très bon niveau mais que je ne conseillerais pas forcément d'emblée aux débutants de Lovecraft. Car ici, à l'orée des dernières histoires de sa vie, Lovecraft peut se permettre de naviguer aisément dans l'univers qu'il a construit, devenu suffisamment riche en références personnelles quand elles ne renvoient pas vers des figures que l'écrivain admirait. Au risque d'égarer le débutant échoué en terres Lovecraftiennes, on retrouvera la ville fictive d'Arkham et la toute aussi fictive université de Miskatonic, territoires certes connus de son oeuvre. Mais on y verra aussi moults clins d'oeils au Necronomicon, le fameux livre maudit a la reliure en peau humaine et écrit avec du sang comme encre, son créateur l'arabe fou Abdul Al-Hazred, R'lyeh, Cthulhu, les Grands Anciens... Sans oublier des retours extérieurs donc, vers une connaissance de Lovecraft, Clark Ashton Smith, la mention des peintures fantasmagoriques de Nicholas Roerich (qui peuvent effectivement donner une idée de l'atmosphère étrange de l'histoire --cf chro' sur le blog) ou enfin l'ombre énorme d'Edgar Allan Poe qui plane du début à la fin. Que ce soit en citant Les aventures d'Arthur Gordon Pym (où la fin se rapproche du continent Antarctique) dès le début ou en leur reprenant directement l'étrange cri "Tekeli-li" ! La nouvelle ne fait évidemment pas peur d'emblée. L'auteur laisse s'installer l'ambiance d'une lente décrépitude qui culmine une première fois dans le 4ème chapitre avec la description du massacre de toute une équipe d'expédition avant à nouveau de faire lentement monter la sauce par plusieurs descriptions où l'ennemi n'est pas tant d'étranges créatures antédiluviennes venues sur Terre il y a un bon moment de ça avant l'apparition des premiers dinosaures mais quelque chose de bien plus vicieux, tapi dans l'ombre et se réveillant après tous les siècles dès qu'un intrus "évolué" arriverait dans ces "terres mortes". On pourra regretter que plus qu'à l'accoutumée ce vieux renard de Lovecraft multiplie les formules de prudence ("je ne saurais vous dévoiler ce qui s'est passé ce jour là"... "C'est avec énormément d'hésitation et de prudence que je me reporte en esprit au camp"... Au bout d'un moment et vu la longueur de cette nouvelle on a envie de lui faire "ACCOUCHE QUOI !") mais une fois qu'on y est, le récit ne nous lâche plus. Les chapitres 6 à 10 s'étendant largement sur la description de la cité perdue sont véritablement passionnant et tout en découvrant l'histoire des Grands Anciens qui y vivaient l'on ressent cette lente impression de n'être véritablement pas seul. Enfin dans les 3 derniers chapitres (il y en a 12), H.P.L met toute la gomme pour atteindre ces fameux sommets qu'il décrit ici. C'est subjectif mais même si j'ai été happé par l'histoire, je n'y ai pas ressenti immédiatement ce malaise latent qui nous tient constamment dans ses écrits. Ce n'est pas une peur qui va crescendo comme dans La couleur tombée du ciel, L'affaire Charles Dexter Ward ou Celui qui chuchotait dans les ténèbres. C'est une peur brute qui se base sur les descriptions et sous-entendus qui ont précédé notamment une bonne partie du mystère des Grands Anciens plus visible qu'à l'accoutumé. Il en ressort que même si j'ai beaucoup apprécié cette nouvelle livraison Lovecraftienne, elle ne produit pas le même effet durable sur moi (trop de descriptions qui plus est là où l'écrivain nous a habitué a nous dévoiler un peu de ce qui se cache dans le noir avec généralement pas grand chose). Cependant le voyage vaut le coup d'oeil et s'insère dans la mythologie Lovecraftienne avec une place de choix et l'on prie pour qu'une adaptation en film, grandiose, puisse voir le jour. Lien : http://dvdtator.canalblog.co.. + Lire la suite.
Fifrildi a écrit une critique à 15 avril 2017. Fifrildi donne la cote 257 pour Les Montagnes Hallucinées. Je n'avais encore rien lu de Lovercraft avant de lire ce court roman. Je voulais en apprendre plus sur la créature appelée Shoggoth. Cette histoire est étiquetée terreur mais je n'ai rien lu de bien effrayant ou d'angoissant comme dans le livre Stargate SG1 : Permafrost de Sally Malcom (cela se passe en Islande mais peu importe) qui m'a bien fait flipper. Dans la bibliothèque où je travaille nous avons beaucoup de livres sur l'histoire de l'exploration de l'Antarctique et jusqu'à la découverte de la civilisation des Anciens tout à l'air plausible et bien documenté d'un point de vue scientifique. J'ai bien envie de ressortir une carte de l'époque pour retracer leur voyage. J'ai trouvé la rencontre avec le Shoggoth un peu décevante et cela manquait de dialogues (il n'y en a pas ^^). Par contre, l'auteur a éveillé ma curiosité et j'ai bien envie d'en apprendre plus sur le mythe de Cthulhu et le fameux Necronomicon..
colimasson a écrit une critique à 06 septembre 2016. colimasson donne la cote 257 pour Les Montagnes Hallucinées. On ne comprend pas grand-chose à cette histoire mais c'est le but. le mec qui la raconte a eu le cerveau défoncé par ce qu'il a vécu. Parti en expédition scientifique aux confins encore inexplorés de l'Antarctique, il se heurte avec son équipe à des phénomènes disproportionnés (une terre sauvage et vierge de toute humanité, comme vous ne pouvez même pas l'imaginer) et inhumains (le reste de l'humanité ne peut plus exister dans de telles conditions). Nous ne connaîtrons l'histoire que par bribes. Pour notre équilibre nerveux et notre santé mentale, il semblerait d'ailleurs qu'il vaille mieux ne pas trop en savoir… Les bases de nos connaissances (scientifique, historique, religieux, biologique) pourraient être complètement remises en compte si nous prenions en considération les découvertes de cet équipage. Heureusement, les survivants n'en ont pas soufflé le moindre mot à leurs semblables en rentrant chez eux. « Il est absolument indispensable, pour la paix et la sécurité de l'humanité, qu'on ne trouble pas certains recoins obscurs et morts, certaines profondeurs insondées de la Terre, de peur que les monstres endormis ne s'éveillent à une nouvelle vie ». LOL, Lovecraft doit-il être jeté au fond des cageots psychiatriques ? Un être humain qui écrit des trucs pareils peut-il vivre en toute liberté sans menacer la vie de ses congénères ? « Au sommet du torse, un cou court et bulbeux, gris plus clair, avec des sortes de branchies, porte ce qui semble une tête jaunâtre en forme d'étoile de mer à cinq branches, couverte de cils drus de trois pouces, des diverses couleurs du prisme. Tête épaisse et gonflée d'environ deux pieds d'une pointe à l'autre, avec des tubes flexibles jaunâtres de trois pouces sortant au bout de chaque pointe. Au sommet, une fente, juste au centre, probablement un orifice respiratoire. Au bout de chaque tube, une expansion sphérique où une membrane jaunâtre se replie sus le doigt, découvrant un globe vitreux d'un rouge iridescent, un oeil évidemment. Cinq tubes rougeâtres un peu plus longs partent des angles intérieurs de la tête en étoile et finissent en renflements, comme des sacs de même couleur qui, sous la pression, s'ouvrent sur des orifices en forme de calice de deux pouces de diamètre, bordés de sortes de dents blanches et aiguës. Tous ces tubes, cils et pointes de la tête en étoile de mer étroitement repliés ; tubes et pointes collés au cou bulbeux et au torse. Surprenante souplesse en dépit de l'extrême fermeté ». Cela dénote une fascination certaine pour les séances d'autopsie qui ne peuvent se pratiquer –vous le savez- qu'à la condition de disposer d'organismes dont l'homéostase s'est récemment et définitivement effondrée. Nous retrouvons pourtant des analogies entre cette histoire et la légende sumérienne des Anunnakis (« Ceux qui du ciel sur la Terre vinrent »). D'après ces légendes, ces mecs-là seraient venus de l'hyperespace jusqu'à notre planète, forçant un peu l'évolution biologique afin de façonner à leur guise un genre d'organisme malléable qui ferait les tâches les plus ingrates nécessaires au déroulement d'une vie quotidienne aisée. Pourquoi l'homme ferait-il figure d'exception dans le règne animal ? Avec la légende des Anunnakis, plus besoin de se casser le cul à récolter des petits fossiles et à faire du bricolage de lignée évolutive. Lovecraft écrit : « Quand les Anciens à tête d'étoile eurent synthétisé sur cette planète leurs formes alimentaires simples, et élevé une bonne réserve de shoggoths, ils développèrent d'autres groupes cellulaires sous d'autres formes de vie animale et végétale, pour différents usages, éliminant celles dont la présence devenait encombrante ». Même les êtres supérieurs ne durent pas toute une éternité. Je n'ai pas trop compris s'ils avaient finalement disparu de notre planète ou pas (c'est peut-être aussi le cas de John Carpenter qui fournit dans « The thing » une interprétation inspirée de cette nouvelle, mais ne s'engage pas à donner une conclusion ferme) mais il semblerait qu'ils s'en soient pris plein la gueule à un moment donné et que leurs petites créations en aient profité pour prendre leur autonomie dans des contrées moins hostiles. Quoiqu'il en soit, il serait préférable que personne n'en sache rien. Fin des théories complotistes à deux balles sur le gouvernement, daesh et tutti quanti : celles-ci pèsent encore plus lourd. + Lire la suite.