Le Journal D'une Femme De Chambre Par Octave Mirbeau (1984)

Posted on

Le

Ebooks Telechargement Le Journal D'une Femme De Chambre En Français PDF -Avec PDFMate, vous pouvez non seulement convertir des fichiers PDF en fichiers modifiables tels que des documents texte, des fichiers HTML, mais également convertir des fichiers PDF en livres électroniques EPUB pour les lire et les partager sur des appareils phones, en vidéos Flash SWF ou en fichiers d'image courants. Par conséquent, vous pouvez trouver des fichiers PDF qui ne vous permettent pas de convertir en ou des images. Lorsque vous modifiez des documents, vous pouvez importer des documents au format PDF et XPS et y travailler, ou créer des documents et des formulaires à partir de rien (dans la version Professional). Si vous téléchargez beaucoup de fichiers Le Journal D'une Femme De Chambre PDF, ils prennent beaucoup de mémoire sur votre ordinateur portable. Il est donc toujours de vérifier que vous avant p le télécharger, qu'il soit gratuit ou non. Cliquez sur Imprimer et une fenêtre apparaîtra vous demandant où vous souhaitez enregistrer le fichier Le Journal D'une Femme De Chambre PDF obtenu. Les fichiers Le Journal D'une Femme De Chambre PDF sont souvent utilisés level les éditeurs qui créent des livres électroniques. Dur fonction des paramètres p votre navigateur, le fichier Le Journal D'une Femme De Chambre PDF s'ouvrira dans un lecteur de Le Journal D'une Femme De Chambre PDF installé ou sera enregistré sur le disque dur. Le fichier Le Journal D'une Femme De Chambre PDF de votre Google ebook va maintenant être téléchargé et enregistré dans le répertoire de par défaut p l'ordinateur.

Description du Le Journal D'une Femme De Chambre

Ebooks Telechargement Le Journal D'une Femme De Chambre En Français PDF - Ce journal d'une femme de chambre est celui de Célestine, au Mesnil-Roy, en Normandie. Elle est nouvellement engagée, acceptant la place dans l'espoir de se reposer des turbulences parisiennes. Les événements ne manqueront pas pour colorier son quotidien. Un quotidien qu'elle consigne avec 'toute la franchise qui est en elle et quand il le faut toute la brutalité qui est dans la vie'. C'est donc là un journal de femme en province, au bas de l'échelle...

Détails sur le Le Journal D'une Femme De Chambre

Titre de livre : 290 pages
Auteur : Octave Mirbeau
Éditeur : Gallimard
Catégorie : Roman Social
ISBN-10 : 2070375366
Moyenne des commentaires client : 3.86 étoiles sur 5 460 commentaires client
Nom de fichier : le-journal-d-une-femme-de-chambre.pdf (Vitesse du serveur 28.76 Mbps)
La taille du fichier : 27.7 MB

Commentaire Critique du Le Journal D'une Femme De Chambre

Gwen21 a écrit une critique à 07 mars 2016. Gwen21 donne la cote 460 pour Le Journal D'une Femme De Chambre. - Oh ! Monsieur !… Si Madame vous voyait ?… Il se troubla encore, mais comme nous étions séparés de la maison par un épais rideau de châtaigniers, il se remit vite, et crâneur maintenant que je devenais moins sévère, il clama, avec des gestes dégagés : - Eh bien quoi… Madame ?… Eh bien quoi ?… Je me moque bien de Madame, moi !… Il ne faudrait pas qu’elle m’embête, après tout… J’en ai assez… j’en ai par-dessus la tête, de Madame… Je prononçai gravement : - Monsieur a tort… Monsieur n’est pas juste… Madame est une femme très aimable. Il sursauta : - Très aimable ?… Elle ?… Ah, grand Dieu !… Mais vous ne savez donc pas ce qu’elle a fait ?… Elle a gâché ma vie… Je ne suis plus un homme… je ne suis plus rien… On se fout de moi, partout dans le pays… Et c’est à cause de ma femme… Ma femme ?… c’est… c’est… une vache… oui, Célestine… une vache… une vache… une vache !… Je lui fis de la morale… je lui parlai doucement, vantant hypocritement l’énergie, l’ordre, toutes les vertus domestiques de Madame… À chacune de mes phrases, il s’exaspérait davantage… - Non, non !… Une vache… une vache !… Pourtant, je parvins à le calmer un peu. Pauvre Monsieur !… Je jouais de lui avec une aisance merveilleuse… D’un simple regard, je le faisais passer de la colère à l’attendrissement. Alors il bégayait : - Oh ! vous êtes si douce, vous… vous êtes si gentille !… Vous devez être si bonne !… Tandis que cette vache… - Allons, Monsieur… allons !… Il reprenait : - Vous êtes si douce !… Et cependant… quoi ?… vous n’êtes qu’une femme de chambre… + Lire la suite.
Gwen21 a écrit une critique à 24 mars 2016. Gwen21 donne la cote 460 pour Le Journal D'une Femme De Chambre. Un bijou, un joyau, une perle... Aurai-je assez de superlatifs pour mettre à l'honneur ce grand roman social ? Deux choses m'ont particulièrement fascinée au cours de ma lecture. Premièrement, la force et la beauté du style d'Octave Mirbeau que je découvre avec cette oeuvre, l'une de ses plus renommées. C'est fantastique de voir combien le 19ème siècle arrive encore à nous surprendre ! Deuxièmement, la modernité à peine concevable de ce journal qui s'inscrit en plein dans la vague naturaliste et qui apporte une pierre d'importance à l'édifice des sciences humaines et sociales. Célestine, femme de chambre parisienne, dépeint crûment le monde bourgeois dont elle est l'esclave - pas toujours consentante. Comme des millions d'autres avant et après elle, elle est domestique, c'est-à-dire un être corvéable à merci, transparent, que l'on n'estime pas, que l'on n'aime pas et que l'on remarque à peine. Sous sa plume franche et grinçante, c'est une grande satire sociale qui voit le jour, celle d'un monde aux innombrables paradoxes, entre morale bourgeoise et hypocrisie flagrante, entre pauvreté et richesse, entre honnêteté et perversion. Le journal d'une femme de chambre a été publié sous forme de feuilleton dans L'Echo de Paris à la fin du 19ème siècle. Je peine à imaginer l'accueil que lui a réservé le lectorat de l'époque tant y est décriée une société où chacun peut s'y reconnaître. Ce roman sonne juste, terriblement vrai ; il plonge le lecteur dans un contexte économique, social et politique incroyablement concret. J'ai pris énormément de plaisir à cette lecture. Célestine est un personnage attachant qui suscite l'empathie et la compassion et qui dégage un charme brut, sans fards, tout en érotisme et en puissance. Un régal ! Challenge 19ème siècle 2016 Challenge Multi-Défis 2016 Challenge PAVES 2015 - 2016 + Lire la suite.
gong a écrit une critique à 16 août 2014. gong donne la cote 460 pour Le Journal D'une Femme De Chambre. .J’adore servir à table. C’est là qu’on surprend ses maîtres dans toute la saleté, dans toute la bassesse de leur nature intime. Prudents, d’abord, et se surveillant l’un l’autre, ils en arrivent, peu à peu, à se révéler, à s’étaler tels qu’ils sont, sans fard et sans voiles oubliant qu’il y a autour d’eux quelqu’un qui rôde et qui écoute et qui note leurs tares, leurs bosses morales, les plaies secrètes de leur existence, tout ce que peut contenir d’infamies et de rêves ignobles le cerveau respectable des honnêtes gens. Ramasser ces aveux, les classer, les étiqueter dans notre mémoire, en attendant de s’en faire une arme terrible, au jour des comptes à rendre, c’est une des grandes et fortes joies du métier, et c’est la revanche la plus précieuse de nos humiliations... De ce premier contact avec mes nouveaux maîtres je n’ai pu recueillir des indications précises et formelles... Mais j’ai senti que le ménage ne va pas, que Monsieur n’est rien dans la maison, que c’est Madame qui est tout, que Monsieur tremble devant Madame, comme un petit enfant... Ah ! il ne doit pas rire tous les jours, le pauvre homme... Sûrement, il en voit, en entend, en subit de toutes les sortes... J’imagine que j’aurai, parfois, du bon temps à être là... Au dessert, Madame, qui durant le repas n’avait cessé de renifler mes mains, mes bras, mon corsage, a dit d’une voix nette et tranchante : – Je n’aime pas qu’on se mette des parfums... Comme je ne répondais pas, faisant semblant d’ignorer que cette phrase s’adressât à moi : – Vous entendez, Célestine ? – Bien, Madame. Alors, j’ai regardé, à la dérobée, le pauvre Monsieur qui les aime, lui, les parfums, ou du moins qui aime mon parfum. Les deux coudes sur la table, indifférent en apparence, mais, dans le fond, humilié et navré, il suivait le vol d’une guêpe attardée au-dessus d’une assiette de fruits... Et c’était maintenant un silence morne dans cette salle à manger que le crépuscule venait d’envahir, et quelque chose d’inexprimablement triste, quelque chose d’indiciblement pesant tombait du plafond sur ces deux êtres, dont je me demande vraiment à quoi ils servent et ce qu’ils font sur la terre. – La lampe, Célestine ! C’était la voix de Madame, plus aigre dans ce silence et dans cette ombre. Elle me fit sursauter... – Vous voyez bien qu’il fait nuit... Je ne devrais pas avoir à vous demander la lampe... Que ce soit la dernière fois, n’est-ce pas ?... En allumant la lampe, cette lampe qui ne peut se réparer qu’en Angleterre, j’avais envie de crier au pauvre Monsieur : – Attends un peu, mon gros, et ne crains rien... Et ne te désole pas. Je t’en donnerai à boire et à manger des parfums que tu aimes et dont tu es si privé... Tu les respireras, je te le promets, tu les respireras à mes cheveux, à ma bouche, à ma gorge, à toute ma chair... Tous les deux, nous lui en ferons voir de joyeuses, à cette pécore... Je t’en réponds !... Et, pour matérialiser cette muette invocation, en déposant la lampe sur la table, je pris soin de frôler légèrement le bras de Monsieur, et je me retirai... + Lire la suite.