L'art De La Joie Par Goliarda Sapienza (2005)

Posted on

L'art De La Joie

Telecharger Romans Gratuitement L'art De La Joie Français PDF -Vous pouvez également faire don de vos livres à des soldats. Avec un lecteur de livre électronique en bonne santé, vous pouvez transporter un grand nombre de livres à tout instant et accéder à une bibliothèque de millions de plus avec un livres and petit qu'une couverture souple, une longue durée de vie avec une seule fee, et vous donne une expertise d e lecture supérieure à celle d'une tablette ou d'un téléphone. Oui, alors, vous pouvez demander des livres en ligne, mais aller en semble être le moyen le plus convivial et le plus efficace. Les gens qui ont approuvé des livres semblables aux vôtres.

Description du L'art De La Joie

Telecharger Romans Gratuitement L'art De La Joie Français PDF - Il était une fois une enfant, Modesta, née le 1er janvier 1900, dans un monde frustre et rapidement englouti... Non, L'Art de la joie résiste à toute présentation. Roman d'apprentissage, il foisonne d'une multitude de vies. Roman des sens et de la sensualité, il ressuscite les élans politiques qui ont crevé le XXe siècle. Ancré dans une Sicile à la fois sombre et solaire, il se tend vers l'horizon des mers et des grandes villes européennes... 'Pourquoi faut-i...

Détails sur le L'art De La Joie

Titre de livre : 253 pages
Auteur : Goliarda Sapienza
Éditeur : Viviane Hamy
Traducteur : Nathalie Castagné
Catégorie : Roman Initiatique
ISBN-10 : 2878582152
Moyenne des commentaires client : 3.9 étoiles sur 5 429 commentaires client
Nom de fichier : l-art-de-la-joie.pdf (Vitesse du serveur 18.24 Mbps)
La taille du fichier : 28.45 MB

Commentaire Critique du L'art De La Joie

chiffonnette4 a écrit une critique à 23 avril 2008. chiffonnette4 donne la cote 429 pour L'art De La Joie. Modesta naît le premier janvier 1900 dans un petit village de Sicile. Enfant d'une mère pauvre, seule et frustre, rien ne la destine à devenir une princesse. Ni la femme instruite, libre, indépendante et farouche qui va peu à peu s'affirmer. A lire ce court résumé, on aurait presque l'impression de se trouver devant un conte de fée. Ou comment la jeune fille méritante rencontre le prince charmant qui l'arrache à sa pauvre masure. Mais Modesta n'est certainement pas une jeune fille méritante. Ou plutôt une jeune fille soumise à son destin, docile et attendant un époux pour quitter un état de dépendance pour un autre. C'est un personnage riche, dense, qui va traverser les pires années de 20e siècle avec une force de vie profonde. Dès son enfance, son adolescence, Modesta affirme un caractère hors du commun, seul capable de lui permettre de résister au pire. Car dès le départ le pire lui est promis malgré son intelligence vive, sa sensualité déjà vivante : fille d'une pauvresse et de père inconnu, soeur d'une trisomique quand cela est encore considéré comme une punition de Dieu. Comment s'étonner dès lors qu'elle ne recule devant rien pour gagner sa liberté ? C'est cette liberté qui est finalement le thème et le personnage principal de ce roman fleuve de 800 p. La conquête quotidienne de la liberté contre les autres, et surtout contre soi. « En un éclair, je compris ce qu'était ce qu'on appelle le destin : une volonté inconsciente de poursuivre ce que pendant des années on nous a insinué, imposé, répété être le seul juste chemin à suivre. » Pour elle, ce destin aurait du être celui d'une femme pauvre, d'une épouse soumise, d'une mère forcément aimante, ou d'une religieuse. Tout ce vers quoi la renvoyaient les hommes, certes, mais surtout les femmes, le rempart le plus sûr du conformisme social, les bourreaux les plus convaincus de leurs propres soeurs. Ce n'est pas le seul conformisme, contre lequel se bat Modesta. On peut dire de ce personnage qu'il est la quintessence des convictions de Goliarda Sapienza : petite-fille de syndicalistes, née d'un père chef de fil du socialisme sicilien et d'une mère première femme à diriger la Chambre du travail de Turin. Autour de Modesta/Liberté gravitent une galerie de personnages qui représentent tous un état de la société, ou un idéal. de Tuzzu le paysan à Carlo le médecin communiste en passant par Nina l'anarchiste et Joyce l'intellectuelle, on voit se dessiner en filigrane du récit des modes de vie opposés, des idéaux et des idéologies que la jeune femme va apprendre à connaître, accepter ou fuir, en tout cas toujours critiquer avec une lucidité parfois douloureuse. « Mais l'amour n'est pas absolu et pas davantage éternel, et il n'y a pas seulement de l'amour entre un homme et une femme, éventuellement consacré. On peut aimer un homme, une femme, un arbre, et peut-être même un âne, comme le dit Shakespeare. le mal réside dans les mots que la tradition a voulu absolus, dans les significations dénaturées que les mots continuent à revêtir. le Mot amour mentait, exactement comme le mot mort. Beaucoup de mots mentaient. Ils mentaient presque tous. Voilà ce que je devais faire : étudier les mots exactement comme on étudie las plantes, les animaux… Et puis, les nettoyer de la moisissure, les délivrer des incrustations des siècles de tradition, en inventer de nouveaux, et surtout écarter pour ne plus m'en servir, ceux que l'usage quotidien emploie avec le plus de fréquence, les plus pourris, comme : sublime, devoir, tradition, abnégation, humilité, âme, pudeur, coeur, héroïsme, sentiment, piété, sacrifice, résignation. » Telle va être la règle que Modesta va appliquer tout au long de sa longue vie, quelque soit le prix à payer pour cela. « Ne jamais refuser de voir les côtés désagréables de la vie ; quand on ne la connaît pas, la réalité leur fait prendre des proportions gigantesques dans l'imagination, les transformant en cauchemars incontrôlables. » A travers ce personnage hors du commun, Goliarda Sapienza aborde bien des thèmes peu usités dont le moindre n'est pas la sexualité féminine. Dès son enfance, Modesta est ce démon que combat l'Eglise, cette hystérique traitée par la psychanalyse des débuts. Une femme profondément sensuelle, qui apprend à être à l'écoute de son corps et de ses désirs, que ces désirs la portent vers un homme ou une femme. Goliarda Sapienza analyse ces désirs, analyse la sexualité et la culpabilité dont elle a été empreinte et livre à ses lecteurs des lignes d'une pertinence qui laisse rêveur. « La vérité, c'est que quand tu trouves la femme ou l'homme qu'il te faut, alors il faut absolument arriver à s'entendre. le corps est un instrument délicat, plus qu'une guitare, et plu tu l'étudies et plus tu l'accordes à l'autre, plus le son devient parfait et fort le plaisir. » Une pertinence que l'on retrouve quand elle aborde des thèmes comme l'éducation des enfants, la politique, la religion, l'économie même. Une pertinence qu'elle acquiert sans doute en portant le même regard sur tout ses personnages, quelques soient leurs choix et leur sexe. Et en faisant de Modesta un personnage qui réfléchit. Important quand on y pense non ? Cette femme ne se contente pas d'accepter comme parole d'évangile ce qu'on lui dit, ce qu'elle lit. Elle l'analyse au regard de ses propres aspirations, et n'utilise que ce qui lui est utile, refusant toute aliénation et surtout, celle de la pensée et des idéaux. Il lui arrive de se tromper bien sûr, d'adhérer puis de quitter, mais ce n'est finalement qu'une manière de construire un système de pensée cohérent, son système de pensée. Un art de vivre précieux, je dirais même un objectif à atteindre. Après ce long bavardage sur le fond du roman quid de la forme ? Non, je vais tout de même essayer de l'aborder, même brièvement ! L'art de la joie et un roman fleuve, dense, débordant de vie, mais parfois confus. La faute à l'usage de la langue que fait Goliarda Sapienza sans doute. Elle n'hésite pas à mêler langue classique et dialectes siciliens ou romains, langage médical et populaire ! Et surtout, elle heurte les temporalités : de longues pages sur un court instant, de longues périodes décrites en quelques lignes. Un moyen de rendre la psyché de Modesta sans doute, mais qui rend de temps en temps difficile la compréhension du récit. J'ai d'ailleurs eu du mal à rentrer dans cette lecture, au point d'avoir manqué de refermer le roman au bout de quelques pages. Je suis heureuse d'avoir persisté. Modesta n'est pas un personnage que l'on oublie facilement. Et elle donne une formidable leçon de vie. « le soleil levant m'envahit le cerveau, serein, comme libéré d'un poids d'angoisse qui depuis des mois et des mois me faisait tressaillir à la moindre ombre, au moindre bruit, et un calme jamais éprouvé m'envahit. J'ai envie de sortir, de courir dans ce soleil joyeux qui répète : tu es libre. Douceur de ne plus attendre, de ne plus dépendre d'une autre volonté. Personne ne m'enlèvera plus cette douceur, Mattia. » « Je n'ai pas tremblé comme je le craignais, et maintenant je sais la raison de ma sérénité devant Pietro mort, devant la maladie de Prando. Ce n'est pas de l'indifférence, un émoussement des sens dû aux années comme je l'avais soupçonné. C'est la pleine possession de mes émotions et la connaissance suprême de chaque instant précieux que la vie nous offre en prime si on a fermeté et courage. » + Lire la suite.
Alice_ a écrit une critique à 19 août 2016. Alice_ donne la cote 429 pour L'art De La Joie. Quiconque a connu l'aventure de doubler le cap des trente ans, sait combien il a été fatiguant, âpre et excitant d'escalader la montagne qui des pentes de l'enfance monte jusqu'à la cime de la jeunesse, et combien a été rapide, comme une chute d'eau, un vol géométrique d'ailes dans la lumière, quelques instants et... hier j'avais les joues fraiches des vingt ans, aujourd'hui - en une nuit? - les trois doigts du temps m'ont effleurée, préavis du petit espace qui reste et de la perspective finale qui attend inexorablement... Première, mensongère terreur des trente ans. + Lire la suite.
BillDOE a écrit une critique à 26 mai 2018. BillDOE donne la cote 429 pour L'art De La Joie. Il y a tant de choses qui ont déjà été écrites sur ce livre que je ne peux que vous donner mon avis : c'est un chef-d'oeuvre. J'ai été complètement sous le charme de ce texte de la première page à la dernière, transporté par l'écriture claire, intelligente et poétique de Goliarda Sapienza. Modesta, née le 1er janvier 1900 en Italie, raconte sa vie, de petite fille pauvre jusqu'à la femme, libre, ni soumise, ni dominante, indépendante, Princesse, qu'elle deviendra. Elle réussit le tour de force de fédérer tout son entourage, hommes comme femmes, en provoquant leur adhésion spontanée, naturelle, à ses idées et à sa vision de la vie. Elle est la narratrice de ce roman. Son livre est une ode au féminisme, sans l'hystérie imbécile que l'on connait aujourd'hui. Gloire est rendue aux femmes de convictions. L'auteure a mis 10 ans pour l'écrire, de 1967 à 1976. Elle s'est complètement sacrifiée à son oeuvre, allant jusqu'à vendre ses meubles pour subsister, voler des bijoux et aller en prison. Tout ça pour qu'au final il n'y ait pas une seule maison d'édition qui accepte de la publier. Même l'intervention du président de la république, ami de la mère de Goliarda, n'y changera rien. Goliarda Sapienza décède en 1996 sans avoir vu son livre exposé dans la vitrine d'une librairie. Ce n'est qu'en 2005 que le roman connaitra le succès, d'abord édité en Allemagne, puis en France où il deviendra le best-seller que l'on connait. Une oeuvre à découvrir, lire ou relire absolument. + Lire la suite.