L'Art D'avoir Toujours Raison Par Arthur Schopenhauer (2003)

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Description du L'Art D'avoir Toujours Raison

Telecharger Ebook L'Art D'avoir Toujours Raison MOBI PDF - 38 ficelles, tours et autres passes pour garder raison à tout prix en ayant objectivement tort ou comment terrasser son adversaire en étant de plus mauvaise foi que lui. Un court traité à l'usage de quiconque croit sincèrement aux dividendes de la pensée. Rédigé à Berlin en 1830-31, ce traité fut publié pour la première fois en 1864. Il est suivi dans la présente édition d'une postface de Franco Volpi.

Détails sur le L'Art D'avoir Toujours Raison

Titre de livre : 355 pages
Auteur : Arthur Schopenhauer
Éditeur : 1001 Nuits
Traducteur : Dominique Laure Miermont
Catégorie : Rhétorique
ISBN-10 : 284205301X
Moyenne des commentaires client : 3.62 étoiles sur 5 302 commentaires client
Nom de fichier : l-art-d-avoir-toujours-raison.pdf (Vitesse du serveur 27.77 Mbps)
La taille du fichier : 12.13 MB

Commentaire Critique du L'Art D'avoir Toujours Raison

colimasson a écrit une critique à 30 juin 2015. colimasson donne la cote 302 pour L'Art D'avoir Toujours Raison. Aristote, dans ses Topiques, n'avait écrit « presque que des choses allant de soi et que le bon sens prend en considération de lui-même » et Cicéron, dans un ouvrage du même titre, n'avait rien commis de mieux qu'une imitation « faite de mémoire, extrêmement superficielle et pauvre ». Arthur Schopenhauer s'inscrit donc en critique sévère de ses prédécesseurs : comment de tels timorés ont-ils pu réellement analyser la dialectique ? Avec leur gaucherie pleine de bonnes intentions, ils semblent avoir oublié le motif principal de toute controverse : le triomphe. C'est ce qui fonde la dialectique éristique dont la conclusion sonne comme une victoire, et peu importe que les thèses et la matière n'aient aucun rapport avec l'exactitude. On se trouve près de la dialectique sophistique, si ce n'est que cette dernière atteint un degré d'infamie un peu plus élevé car si celle-ci méprise également toute éthique dans sa démarche, elle cherche en plus à s'octroyer un gain financier ou mondain. Mais Schopenhauer n'en est pas encore là… Avec son cynisme légendaire et outrancier, Arthur Schopenhauer déploie une liste de stratagèmes tous plus immoraux les uns que les autres : faire semblant de ne pas comprendre les arguments de son adversaire et les retourner contre lui, postuler ce qui n'a pas été dit, fâcher l'adversaire, parier sur son idiotie, son manque d'assurance ou du peu de crédit dont il bénéficie vis-à-vis de l'auditoire, raconter n'importe quoi, paraître intelligent en utilisant des grands mots, en inventant des références ou des théories d'autorité, faire diversion ou détourner la conversation –tous stratagèmes qui se foutent de la raison pour mieux dénigrer la bassesse des motivations qui incitent les hommes à jouer aux intellos. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si la publication de ce traité hautement pédagogique survint à une période où la philosophie s'encanaillait de sciences. Depuis Port-Royal, Frege et Kant, aucune analyse dialectique ne semblait digne d'être étudiée si elle n'avait pas le moindre rapport avec le modèle mathématique. Mais tout cela sera toujours basé sur du vent, tant que n'aura pas encore été élucidée la nature même, triviale et bestiale, des intentions secrètes des hommes. Schopenhauer procède à la démystification dans ce faux traité pédagogique, moins hypocrite que les autres en raison même de son irrationalisme. Lien : http://colimasson.blogspot.f.. + Lire la suite.
Faerune a écrit une critique à 16 février 2015. Faerune donne la cote 302 pour L'Art D'avoir Toujours Raison. Ce que l’on appelle l’opinion générale est, somme toute, l’opinion de deux ou trois personnes et il est aisé de s’en convaincre lorsque l’on comprend comment l’opinion générale se développe. C’est deux ou trois personnes qui formulent la première instance, l’acceptent et la développent ou la maintiennent et qui se sont persuadées de l’avoir suffisamment éprouvée. Puis quelques autres personnes, persuadées que ces premières personnes avaient les capacités nécessaires, ont également accepté ces opinions. Puis, là encore, acceptées par beaucoup d’autres dont la paresse a tôt fait de convaincre qu’il valait mieux y croire plutôt que de fatiguer à éprouver eux-mêmes la théorie. Ainsi, le nombre de ces adhérents paresseux et crédules grossit de jour en jour, car ceux-ci n’allaient guère au-delà du fait que les autres n’ont pu être que convaincus par la pertinence des arguments. Le reste ne pouvait alors que prendre pour acquis ce qui était universellement accepté afin de ne pas passer pour des révoltés résistant aux opinions que tout le monde avait accepté, soit des personnes se croyant plus intelligentes que le reste du monde. Lorsque l’opinion a atteint ce stade, y adhérer devient un devoir, et le peu de personnes capables de former un jugement doivent rester silencieux : ceux qui parlent sont incapables de former leurs propres opinions et ne se font que l’écho des opinions d’autres personnes, et pourtant, sont capables de les défendre avec une ferveur et une intolérance immenses. Ce que l’on déteste dans les personnes qui pensent différemment n’est pas leurs opinions, mais leur présomption de vouloir formuler leur propre jugement, une présomption dont eux -mêmes ne se croient pas coupables, ce dont ils ont secrètement conscience. Pour résumer, peu de personnes savent réfléchir, mais tout le monde veut avoir une opinion et que reste t'-il sinon prendre celle des autres plutôt que de se forger la sienne? Et comme c’est ce qui arrive, quelle valeur peut-on donc donner à cette opinion, quand bien même cent millions de personnes la supportent ? C’est comme un fait historique rapporté par des centaines d’historiens qui se seraient plagié les uns les autres : au final, on remonte qu’à un seul individu. + Lire la suite.
Perdre-son-temps a écrit une critique à 09 mars 2011. Perdre-son-temps donne la cote 302 pour L'Art D'avoir Toujours Raison. Voilà plusieurs jours que je ruminais les péripéties énervantes d'un conflit de voisinage bien stupide. Et puis je mets la main sur cet opuscule. L'Art d'avoir toujours raison, voilà le livre qu'il me faut me suis-je dit. Ce soir je vais philosopher utile, venez-y voir. Ce petit livre m'aura quand même éclairé sur la raison première de bien des tourments qu'endurent les idéalistes dans mon genre. Voyez-vous, les gens, dans une grande majorité, cherchent à avoir le dernier mot. Ils veulent avoir raison. Et moi aussi je veux avoir raison. Mais je me trompe de chemin car pour avoir raison je cherche le chemin de la Vérité. Je vous entends rire bande d'animaux sociaux. Mais oui, vous aviez bien compris qu'une vérité mal argumentée prend toujours l'eau dans un océan de mauvaise foi. Avoir raison est étranger à la Vérité, on appelle ça la dialectique et c'est un sport. Je vais vous dire, le pire ennemi de la Vérité c'est bien l'esprit de compétition !.