Jan Karski Par Yannick Haenel (2009)

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Jan Karski

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Description du Jan Karski

Telechargement Sans Inscription Jan Karski En Français PDF DJVU - Varsovie, 1942. La Pologne est dévastée par les nazis et les Soviétiques. Jan Karski est un messager de la Résistance polonaise auprès du gouvernement en exil à Londres. Il rencontre deux hommes qui le font entrer clandestinement dans le ghetto, afin qu'il dise aux Alliés ce qu'il a vu, et qu'il les prévienne que les Juifs d'Europe sont en train d'être exterminés. Jan Karski traverse l'Europe en guerre, alerte les Anglais, et rencontre le président Ro...

Détails sur le Jan Karski

Titre de livre : 262 pages
Auteur : Yannick Haenel
Éditeur : Gallimard
Catégorie : Récits
ISBN-10 : 2070123111
Moyenne des commentaires client : 4.1 étoiles sur 5 364 commentaires client
Nom de fichier : jan-karski.pdf (Vitesse du serveur 29.59 Mbps)
La taille du fichier : 16.99 MB

Commentaire Critique du Jan Karski

VanilleBL a écrit une critique à 18 septembre 2013. VanilleBL donne la cote 364 pour Jan Karski. Tout a commencé par un film ou plutôt une oeuvre : "Shoah" de Claude Lanzmann. Yannick Haenel, le regarde, et parmi tous les témoignages d'une force et d'une intensité inouïes, il est bouleversé par celui d'un homme : Jan Karski. Qui est-il, ce Polonais devenu Américain, à la voix lente qui commence l'entretien par une fuite hors du champ de la caméra ? Karski est un résistant, membre actif de l'armée intérieure polonaise, qui fut chargé d'une tâche aussi ardue qu'essentiel. Il est, auprès de l'Occident, porteur d'un message douloureux et urgent : l'extermination des Juifs est en train de s'accomplir au centre de l'Europe. Messager "officiel" du gouvernement polonais réfugié à Londres, il a pour mission d'alerter, entre autres et en priorité, les gouvernements anglais et américain sur ce qu'il a vu dans le ghetto de Varsovie où il s'est rendu deux fois avec un guide polonais, et dans un camp. Lui-même a été arrêté, torturé par les SS, a frôlé la mort de si près que son existence est un miracle, est parvenu on ne sait comment à s'échapper de l'Europe assiégée. Et il découvre que malgré tout cela, les plus hautes instances américaines mettent en doute son témoignage, se montrent plus incrédules qu'empressés d'agir. On ose lui dire : « Je ne dis pas que vous êtes un menteur, mais je ne vous crois pas. » Karski a un entretien pathétique et désespérant de nullité avec Roosevelt à la Maison-Blanche, qui baille et ne cache pas son ennui. Sidéré par cette indifférence, miné de ne pas être parvenu à faire passer son message comme il le souhaitait, c'est-à-dire en déclenchant des réactions immédiates et des actions concrètes, il rumine ce qui est pour lui son échec et qui deviendra son cauchemar. Après avoir survécu à tant d'horreurs, il reste donc brisé, partagé entre indignation et désespoir, mesurant la distance abyssale qui sépare l'Amérique en guerre conquérante des réalités des camps, des wagons à bestiaux et des fours crématoires de la vieille Europe... En 1944, il publie un livre-témoignage "Story of a Secret State" ("Histoire d'un secret d'Etat", pour la traduction française de 1948 ), qui, d'ailleurs, comprend des passages supprimés dans la première édition, pour ne "choquer" (!!!) ni les Soviétiques ni les Américains... Il a été réédité en 2004 sous le titre "Mon témoignage devant le monde". Haenel a divisé son livre en trois parties qu'il explique dans une note avant le début du récit. La première partie est consacrée au témoignage de Jan Karski dans le film "Shoah". L'auteur précise que les paroles retranscrites dans le livre sont très exactement celles que Karski prononce, le reste est la description exacte de ce que l'on voit à l'écran. La deuxième partie est un résumé du livre de Karski sur 80 pages, de sa mobilisation au début de la guerre à son entretien à Washington avec Frankfurter, en passant par ses visites au ghetto de Varsovie et dans un camp, sa vie de résistant. le récit est à la troisième personne. Enfin, dans la dernière partie, Haenel se met à la place de Karski, du Karski exilé et qui n'a pas réussi à se faire entendre, le Karski d'après la guerre, dans cette période où, d'après Haenel, on ne sait plus rien de la vie du résistant. L'écrivain a décidé de parler à la première personne, à la place de celui qui, ayant échoué à faire réagir les nations d'Occident sur la question juive, s'est enfermé un temps dans le silence. Ce n'est pas une attitude surprenante, les rescapés des camps en ont fait autant qui témoignent, après la guerre, que personne n'a voulu les écouter ni les entendre. C'était trop dur à supporter, sans doute, ces récits au-delà de l'horreur. Tout comme était insupportable, insurmontable le message de Karski. Haenel a pour ambition de dire de l'intérieur le désespoir, le cauchemar, la rumination incessante d'un homme qui a dû porter un message trop lourd pour lui, ses accès de révolte. "Un homme porte l'enfer de Dante en lui et on ne le croit pas." On comprend aisément l'intention de Yannick Haenel, il veut nous faire partager la nuit intérieure, la solitude unique du prophète qui n'a pas été entendu, du témoin capital mais impuissant. Sauf qu'on ne peut pas faire de la prosopopée avec de l'indicible. Et que le livre d'Haenel pêche par orgueil. Au-delà de toutes les polémiques dont il a fait l'objet, pas toujours justifiées, parfois démesurées, le livre d'Haenel pose une question aussi littéraire que philosophique, celle des limites de la fiction. L'écrivain a-t-il le droit de faire de la fiction avec des personnages historiques, en s'immisçant dans leur esprit, en parlant à leur place ? La question ne se poserait pas de la même façon, avec la même passion si le personnage concerné n'était pas un résistant polonais, un témoin des atrocités commises sur les Juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale, un rescapé de la barbarie, un messager du pire que personne n'a voulu croire... Si le sujet n'était pas aussi grave, aussi terrible. Si l'on n'avait pas l'impression qu'Haenel fait dire à Karski ce qu'il ressent, lui, qu'il ré-interprète les faits, qu'il invente les mots et les pensées, qu'il veut surtout insister encore et encore sur la culpabilité de l'Occident qui n'a rien fait alors qu'il savait. Il ne s'agit pas de dire qu'il est interdit d'écrire sur certains sujets, sous prétexte qu'ils nous dépassent, bien au contraire. Jorge Semprun qui a pris part à la "polémique" avec une légitimité plus qu'absolue, estime qu'Haenel est «dans la lignée de ces jeunes écrivains qui s'attaquent à des sujets difficiles, essentiels, comme Jonathan Littell avec Les Bienveillantes. A-t-on le droit de parler de la Shoah dans un roman ? Oui. A-t-on le droit de parler de la Shoah si on n'est pas Claude Lanzmann ? Oui». Si ce n'est que Yannick Haenel ne se contente pas de parler de la Shoah. Il fait parler Karski de la Shoah et c'est en cela que le livre sonne faux. Pourquoi avoir choisi de commenter un entretien filmé qui se suffit à lui-même ? Pourquoi avoir voulu résumer en 80 pages un livre-témoignage qui en comporte plus de 400 ? Et surtout, pourquoi et comment prendre la parole à la place d'un homme qui a démontré par sa vie même combien prendre la parole au nom des autres est difficile voire impossible ? Les qualités d'écrivain de Yannick Haenel ne sont évidemment pas en cause, l'auteur écrit bien, certaines de ses phrases sur l'humanité, l'abandon, la conscience et le crime sont pertinentes. Mais Haenel n'a ni l'expérience ni les armes pour incarner Karski à sa place. C'est lorsqu'il prend possession de sa parole que le projet littéraire dérape et se fourvoie. Encore une fois, "l'affaire" ne serait pas aussi grave s'il s'agissait d'un autre personnage, d'un autre contexte. Mais Haenel utilise une figure héroïque, un rescapé de l'enfer comme personnage de "fiction". Personne ne peut s'arroger le droit de décider à la place de cet homme ce qu'il a pensé, ressenti, eu envie ou non de dire. En ce sens, Haenel apparaît comme un imposteur. Et son imposture est manifeste dès l'exergue de son livre où la citation de Paul Celan "Personne / ne témoigne pour le / témoin" ("Niemand/zeugt für den/Zeugen") est étrangement modifié en "Qui témoigne pour le témoin ?"... Sans doute Yannick Haenel aurait-il dû s'en tenir à la version originale, pas tant pour l'exergue de son roman que pour une réflexion approfondie sur les limites de la fiction. Lien : http://www.paroles-et-musiqu.. + Lire la suite.
lotusmauve a écrit une critique à 10 mai 2011. lotusmauve donne la cote 364 pour Jan Karski. Je suis parti en tournée, au début du mois de décembre 1944, afin de présenter mon livre. [...] C'est sur les routes de l'Oregon, de la Caroline du Nord ou de la Louisiane que j'ai compris que je n'étais plus un messager, j'étais devenu quelqu'un d'autre : un témoin. On m'écoutait. Plus personne ne mettait en doute ce que je racontais, car un témoin n'est pas quelqu'un qu'on croit ou qu'on ne croit pas, c'est une preuve vivante. J'étais la preuve vivante de ce qui s'était passé en Pologne. Je n'avais plus besoin de convaincre désespérément qui que ce soit. [...] En un sens, je faisais partie de l'Histoire, c'est-à-dire que je portais le deuil. Il est toujours plus facile d'être célébré quand il est trop tard. + Lire la suite.
carre a écrit une critique à 01 mars 2012. carre donne la cote 364 pour Jan Karski. Varsovie, 1942. Jan Karski polonais en résistance est chargé d'alerter les alliés de la folie génocidaire nazie. Tandis que la Pologne agonise et alors Karski à réussi à pénétrer dans le ghetto pour prévenir ses habitants, Karski se rend à Londres, aux Etats-Unis rencontrer Roosevelt mais il échouera dans sa mission. Personne ne croira à sa vision des faits en 1942; C'est cette histoire que raconte Jan Karski dans le monumental film de Claude Lanzmann "Shoah". Haenel choisit d'offrir trois aspects de ce que fut le parcours de Jan Karski, en s'appuyant sur le film, en synthétisant le récit que Karski lui-même révéla en 1944 puis en imaginant le périble de celui qui fut reconnu comme un juste. C'est d'ailleurs sur cette partie fictionnelle que Haenel a subit de virulentes critiques de Lanzmann ou de Vierworka. Haenel avec ce livre pose une question fondamentale est-ce que la littérature peux servir à témoigner quand les témoins ne sont plus ? A le lire la réponse est évidemment oui, et dans un style dépouillé , Haenel rend un hommage sincère et vrai à cet homme qui devant son échec sombra dans le mutisme, jusqu' a sa disparition en 2000. Un homme qui à son nom gravé au mémorial de Yad Vashem à Jérusalem. A lire pour ne pas oublier. + Lire la suite.