Dersou Ouzala Par Vladimir Arséniev (1997)

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Dersou

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Description du Dersou Ouzala

Telechargement Livre Gratuit Epub Dersou Ouzala En Français IBook PDF - En 1902, un officier du tsar, Vladimir Arséniev, explore aux confins de la Sibérie et de la Chine des régions restées encore impénétrables aux Européens. Une nuit, au coeur de la taïga sibérienne, il rencontre un vieux chasseur gold, Dersou Ouzala, qui devient son guide et son ami. De connivence avec l'herbe et les étoiles, Dersou déchiffre avec une sagacité et une intuition prodigieuses tous les secrets de la nature. Il comprend, connaît et aime to...

Détails sur le Dersou Ouzala

Titre de livre : 445 pages
Auteur : Vladimir Arséniev
Éditeur : Pygmalion-Gérard Watelet
Catégorie : Récits
ISBN-10 : 2857043465
Moyenne des commentaires client : 4.22 étoiles sur 5 71 commentaires client
Nom de fichier : dersou-ouzala.pdf (Vitesse du serveur 24.65 Mbps)
La taille du fichier : 15.74 MB

Commentaire Critique du Dersou Ouzala

Oliv a écrit une critique à 06 août 2017. Oliv donne la cote 71 pour Dersou Ouzala. Avant toute chose, puisque la référence à Akira Kurosawa semble être un passage obligé quand on évoque l'oeuvre de Vladimir Arseniev : je n'ai jamais vu le film Dersou Ouzala, même si j'ai désormais bien envie de combler cette lacune après avoir lu et apprécié le roman qui l'a inspiré. D'ailleurs, le terme roman définit-il précisément ce qu'est le Dersou Ouzala d'Arseniev ? En réalité, on a davantage affaire à un récit dans la grande tradition des écrivains-voyageurs, voire à un précurseur du genre nature writing à la mode actuellement. Ici, l'officier-topographe au service du tsar Nicolas II rend compte de ses explorations à travers les étendues sauvages du Primorié, cette région de l'Extrême-Orient russe dont nous connaissons tous le nom de la ville principale : Vladivostok, symbole pour nous de ce qui est lointain et inaccessible. Véritable Frontière comme pouvait l'être l'Ouest américain, le Primorié demeurait encore largement inconnu il y a un siècle, et d'une certaine manière l'est encore aujourd'hui. Pour toute présence humaine, seuls de rares colons russes y côtoyaient une poignée d'indigènes oudégués, de paysans coréens et de bandits chinois... En somme, le paradis de l'aventurier. Alors, qu'est-ce qui est romancé par Arseniev ? Sans doute quelques menus détails destinés à donner du liant à son histoire. On sait par exemple que l'auteur croisa la route du dénommé Dersou Ouzala lors de sa deuxième expédition en 1906, et non lors de la première en 1902 comme il le relate — une astuce qui permet d'introduire rapidement le personnage marquant du récit, ce vieux chasseur de l'ethnie gold vivant en parfaite communion avec la forêt et auquel il est difficile de ne pas s'attacher. Pour le reste, l'auteur se passe des ingrédients romanesques habituels pour nous livrer la relation méticuleuse de son exploration : inutile d'espérer du suspense ou des rebondissements, ni même de véritables enjeux scénaristiques. Y compris lorsque les membres de l'expédition font face à une difficulté majeure, comme une inondation ou une rencontre avec un tigre, le récit fait l'économie de grands effets narratifs. Il en résulte que Dersou Ouzala n'a rien d'un page turner. C'est plutôt le genre de livre qu'on lit tranquillement, que l'on déguste pour mieux apprécier sa beauté, au rythme lent auquel les hommes progressent au sein de la taïga. Autrement, on pourrait trouver lassante cette litanie de bivouacs, de marches dans la forêt, de chasses, de descriptions minutieuses de la faune et de la flore... À ce sujet, de nombreuses scènes sont susceptibles de heurter la sensibilité d'un lectorat citadin du 21ème siècle : on abat beaucoup d'animaux dans ces pages, qu'il s'agisse de sangliers, d'oiseaux, de zibelines, d'ours ou de biches. Ces tueries ne sont pas gratuites, pour les chasseurs et les trappeurs il ne s'agit que de survivre dans un environnement très éprouvant, mais mieux vaut être prévenu... À noter, enfin, que l'édition de poche parue chez Payot, établie par le sinologue Michel Jan, est un modèle du genre : une introduction fort instructive qui a le bon goût de ne pas trop déflorer l'oeuvre, un glossaire des lieux et des termes locaux, une courte bibliographie et, surtout, trois cartes très utiles pour mieux suivre les pérégrinations de l'officier-topographe russe et de son ami le vieux chasseur gold dans des territoires que le commun des mortels ne parcourra jamais qu'en rêve. + Lire la suite.
baribal a écrit une critique à 18 juillet 2018. baribal donne la cote 71 pour Dersou Ouzala. Ce fut l'coup d'foudre, je crois qu'on peut identifier comme ça ma plongée dans la forêt oussourienne aux côtés de Vladimir Arseniev et du fidèle Dersou. Mi-journal de bord, mi-roman d'aventure, ces pérégrinations d'un topographe besogneux et de ses équipes dévouées ont le souffle des plus belles promenades, celles qui sillonnent les mondes perdus et surprennent les bestiaires les plus fascinants. Tout y a le délice des descriptions de coin du feu, verve admirable pour laquelle j'ai le plus grand respect, et qui demande un savoir faire assez subtil dans l'enthousiasme et le pouvoir d'évocation. La forêt y est un personnage à part entière et la montagne en est un autre. L'une endosse divers pelages et se dresse partout, ronge sols et monts, bête sombre prête à dévorer les hères les plus téméraires, l'autre érige ses façades versatiles sur tous les horizons, tantôt protectrice contre les ouragans les plus hostiles, tantôt rempart devant tous les espoirs. Et la faune garde une part magnifique, unique, décrite avec l'oeil craintif du gamin qui frissonne dans les premières ténèbres nocturnes. Sangliers de bonne taille, glouton le bien nommé qu'on hèle également sous les sobriquets de carcajou ou wolvérène et qu'on ne pourra accuser de manquer de mélodie dans ses dénominations, écureuils volants, portes-musc, corneilles, saumons de diverses formes et volumes, chats sauvages, ours bruns et ours à collier, les bêtes sont de sortie et offrent à cette expédition toutes les richesses de l'inattendu. Et le tigre, bien-sûr, le grand rayé, le bagnard de la jungle, seigneur et maître en ces terres, roi mystique emportant dans ses zébrures tous les arômes du fantastique et marquant dans les regards et les voix des âmes aux seules frondaisons comme toit la crainte d'un dieu incarné. Celui qui a une plaine de hautes herbes peinte sur le corps ne peut-être un simple mortel. Et puis il y a Dersou, un personnage brillamment écrit et décrit, un petit bout de taïga fait homme, fichtrement touchant dans son lien avec Arseniev. C'est ce genre d'amitié ceinte par la collision de deux cultures, ces bons vieux rat des champs et rat des villes, qui d'ordinaire peine tant à trouver sa justesse et qui ici, dans ces bois fantasmés, là où les chaperons apportent leurs victuailles aux mères-grands et où les mômes sèment des cailloux pour retrouver leur chemin, n'a que sa simple et belle évidence à proposer. + Lire la suite.
ninamarijo a écrit une critique à 27 décembre 2014. ninamarijo donne la cote 71 pour Dersou Ouzala. Ce livre est en grande partie autobiographique. Vladimir Arseniev, officier de l'armée impériale russe, fut explorateur, géographe et ethnologue ; il nous livre, ici, le récit de ses explorations entre 1901 et 1906, dans le territoire de l'Oussouri, affluent de l'Amour. Dans l'inextricable taïga, il rencontre Dersou Ouzala, un trappeur Gold d'origine mongole qui sera son guide. Une formidable amitié nait entre les deux hommes. Dans ce très beau récit d'aventures, nous découvrons la faune, la flore et les coutumes des ethnies vivant dans la sombre taïga de l'extrême orient sibérien. Dersou communie avec la nature, le ciel et les étoiles, il est aussi notre guide dans ces forêts des monts du Sihoté Aline le long de la mer du Japon au nord de Vladivostok. Surtout suivez le trajet de l'expédition sur une des cartes … Dépaysement garanti dans ce bout du monde, aux confins de la Sibérie, dont on parle si peu ! Ce pays incommensurable, « cette terre qui n'a pas fait les choses à demi mais s'est étendue comme une tâche d'huile sur la moitié du monde » dit Gogol dans les « Ames mortes ». + Lire la suite.