Le Grand Voyage Par Jorge Semprun (1972)

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Description du Le Grand Voyage

Telecharger Un Pdf Le Grand Voyage En Français PDF CHM - 'Il y a cet entassement des corps dans le wagon, cette lancinante douleur dans le genou droit. Les jours, les nuits. Je fais un effort et j'essaye de compter les jours, de compter les nuits. Ça m'aidera peut-être à y voir clair. Quatre jours, cinq nuits. Mais j'ai du mal à compter ou alors il y a des jours qui se sont changés en nuits. J'ai des nuits en trop; des nuits à revendre. Un matin, c'est sûr, c'est un matin que ce voyage a commencé...'»

Détails sur le Le Grand Voyage

Titre de livre : 493 pages
Auteur : Jorge Semprun
Éditeur : Gallimard
Catégorie : Récits
ISBN-10 : 2070362760
Moyenne des commentaires client : 4.32 étoiles sur 5 204 commentaires client
Nom de fichier : le-grand-voyage.pdf (Vitesse du serveur 20.99 Mbps)
La taille du fichier : 22.47 MB

Commentaire Critique du Le Grand Voyage

alainmartinez a écrit une critique à 18 août 2015. alainmartinez donne la cote 204 pour Le Grand Voyage. Je regarde le S.S., je le connais. C’est un « Block-führer » qui n’arrêtait pas de gueuler et de brimer les types sous sa férule. Je regarde les deux jeunes, j’allais leur dire : « Fusillez-le sur place, et regroupez-vous, nous continuons », mais les paroles me restent dans la gorge. Car je viens de comprendre qu’ils ne feront jamais ça. Je viens de lire dans leurs yeux qu’ils ne feront jamais ça. Ils ont vingt ans, Ils sont embêtés à cause de ce prisonnier, mais ils ne vont pas le fusiller. Je sais bien que c’est une erreur, historiquement. Je sais bien que le dialogue devient possible, avec un S.S. quand le S.S. est mort. Je sais bien que le problème, c’est de changer les structures historiques qui permettent l’apparition du S.S. Mais une fois qu’il est là, il faut exterminer le S.S., chaque fois que l’occasion s’en présentera au cours du combat. Je sais bien que ces deux jeunes vont faire une sottise, mais je ne vais rien faire pour l’éviter. + Lire la suite.
latina a écrit une critique à 30 décembre 2016. latina donne la cote 204 pour Le Grand Voyage. Le grand voyage, en train, vers les bas-fonds. Vers Buchenwald. Il y arrivera, Jorge Semprun, environné de cadavres gelés collés à lui. Entourés d'hommes crevant de soif, grelottants, misérables. Misérable, Jorge Semprun ? Non. Il a su garder sa dignité d'homme. En s'interrogeant, continuellement, sur notre condition humaine. « Quand on part pour un voyage comme ça, il faut savoir se tenir, et savoir à quoi s'en tenir. Et ce n'est pas seulement une question de dignité, c'est aussi une question pratique. Quand on sait se tenir et à quoi s'en tenir, on tient mieux. Il n'y a pas de doute, on tient mieux le coup ». Ce voyage qui le conduit de la prison d'Auxerre, où il était détenu à cause de faits de résistance (c'est un « rouge espagnol », rescapé de la guerre civile espagnole, qui s'est engagé à fond contre le nazisme) jusqu'à Buchenwald, en Allemagne, tout près de Weimar, ce voyage, il le raconte 16 ans après, lorsque les strates se sont accumulées au fond de sa mémoire et de ses tripes. Ici, point de chronologie. Il mêle ses souvenirs de résistance à ceux des arrestations – de ses amis, de lui-même -, à « l'après » du camp, à ce « dehors » dont il rêvait lorsqu'il était « dedans », car « il faut avoir été dedans, pour comprendre ce besoin physique de regarder du dehors ». La libération des prisonniers, de ces pauvres prisonniers affamés dont il fait partie, et leur voyage vers la France, leur accueil par l'administration se mélange au voyage interminable de l'aller dans le wagon noir et glacial, où il « fait la conversation » avec un gars de Semur, pour tenir. De plainte, il n'en est pas question, ici. « le grand voyage » est une longue et terrible incantation d'un homme relié à l'Homme. D'un homme qui se veut responsable de sa condition, qui refuse de se laisser aller mais qui refuse de juger ceux qui sont faibles. Il interroge l'autre, il s'interroge. En vrai philosophe, il traque en lui-même et chez chaque être humain qu'il rencontre –fût-il l'ennemi -, le moindre souffle de conscience. Durant cette lecture, j'ai communié avec lui, j'ai voulu comprendre, moi aussi, j'ai voulu creuser. Et j'ai adhéré à sa conception du monde, des hommes, de la nature. « Heureusement qu'il y a eu cet intermède de la Moselle, cette douce, ombreuse et tendre, enneigée et brûlante certitude de la Moselle. C'est là que je me suis retrouvé, que je suis redevenu ce que je suis, ce que l'homme est, un être naturel, le résultat d'une longue histoire réelle de solidarité et de violences, d'échecs et de victoires humaines ». Aimer, adorer la lecture du « Grand voyage », ce n'est pas la question. Jorge Semprun, par son style incantatoire, par son désir de compréhension de tout ce qui est en soi et hors de soi, est un auteur qui m'a marquée au fer rouge. + Lire la suite.
art-bsurde a écrit une critique à 13 juillet 2013. art-bsurde donne la cote 204 pour Le Grand Voyage. C'était la librairie, et plus précisément, le premier étage de la librairie de Martinus Nijhoff à La Haye. Aujourd'hui, vingt-trois ans après, je pourrais encore, les yeux fermés, monter cet escalier, je saurais encore m'y retrouver, parmi les longues rangées de livres du premier étage. Nijhoff, en général, se tenait au rez-de-chaussée, il me regardait passer vers l'escalier avec des yeux pétillants derrière les verres cerclés d'or. Au premier étage se trouvait les rayons de livres français neufs et d'occasion, et j'y passais des heures à lire des bouquins que je ne pouvais m'offrir. Une lumière placide baignait la grande salle, cette belle lumière dense, sans arêtes coupantes, de l'hiver nordique, une luminosité sphérique, irradiant par égal les plans rapprochés et les plans lointains, tamisée dans la grande salle encombrée de rayonnages sévères (et cette odeur d'encaustique devenait en quelque sorte l'équivalent sensible du puritanisme un peu hautain, et combien fragile, dérisoire tout compte fait, de l'ensemble) par les verrières nervurées de plomb cerclant les bouts de vitre colorée, disposés ça et là, selon un ordre vieillot et un tant soi peu monotone. Mais tout ceci, bien entendu, ne fait pas partie de ce rêve-là, au cours de ce voyage. Ce rêve-là n'était que la nostalgie de ce lieu calme et clos, non identifié clairement, ne débouchant sur rien d'autre que sur le sentiment confus d'une perte irréparable, d'un manque impossible à combler, dans la puanteur moite du wagon, traversée bientôt de cris échevelés. + Lire la suite.