La Dérobade Par Jeanne Cordelier (2007)

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Description du La Dérobade

Telecharger Des Livres Gratuit Sur Android La Dérobade In French PDF DJVU - 'La Dérobade' est de ces livres qui résonnent longtemps. qui s'ancrent dans nos ânes, 'tant la douleur est éternelle, et tant 'l'espérance est violente', et tant le talent n'a pas d'âge '. D'aucuns disent que la prostitution est un métier comme un autre - le plus vieux d'entre tous -, un espace de liberté, un droit... ancestral. On se rassure. On se ment. Pour les autres - la majorité, osons-nous croire -, la prostitution relève de l'exploitation sexu...

Détails sur le La Dérobade

Titre de livre : 413 pages
Auteur : Jeanne Cordelier
Éditeur : Phébus
Catégorie : Récits
ISBN-10 : 2752902638
Moyenne des commentaires client : 3.47 étoiles sur 5 133 commentaires client
Nom de fichier : la-dérobade.pdf (Vitesse du serveur 21.27 Mbps)
La taille du fichier : 14.73 MB

Commentaire Critique du La Dérobade

ladesiderienne a écrit une critique à 01 janvier 2013. ladesiderienne donne la cote 133 pour La Dérobade. Gérard en fin limier avait fort bien flairé qu'il fallait que je change d'air avant les grandes vacances. J'avais un besoin urgent de dépaysement. En attendant, je ne retournerai pas au Sportsman. Ce qu'il me fallait, c'était travailler dans une taule, une vraie, avec des femmes, des chouettes. Rien de tel qu'une bonne promiscuité enrichissante pour la débutante que j'étais. Quoi de mieux qu'un travail de groupe quand on n'est pas affranchie ? Au contact des autres, j'apprendrai, qui sait ? Je deviendrai peut-être une gagneuse ? + Lire la suite.
LydieetsesLivres a écrit une critique à 10 octobre 2014. LydieetsesLivres donne la cote 133 pour La Dérobade. La dérobade est un témoignage poignant sur la prostitution. Jeanne Cordelier nous relate 5 années de sa vie pendant lesquelles elle a exercé ce qu'on appelle pudiquement le plus vieux métier du monde. Issue d'une famille nombreuse avec une mère alcoolique et un père incestueux, Marie rêve de paillettes. C'est une voiture de luxe garée devant le bar que fréquente assidûment sa famille qui sera l'objet de sa perdition. Cette voiture est celle de Gégé, proxénète, qui fera rapidement de Marie sa femme, son objet, son gagne pain. Marie rebaptisée par le trottoir, Sophie ou Fanny est une femme forte qui supporte l'insupportable. Je dois avouer ne pas toujours l'avoir comprise cependant elle a très vite qu'un seule idée en tête sortir de cet enfer, échappée à l'emprise de Gégé. Ce n'est un mystère pour personne, elle y parviendra et c'est juste après ces 5 années à vendre son corps que Jeanne Cordelier écrira 1000 pages réduites de moitié dans la version publiée. Jeanne Cordelier a une réel talent d'écriture. Dans ce récit, elle alterne avec brio de jolies images, dont la dernière phrase du roman est selon moi la plus sublime des illustrations et des mots d'argot qui ancre définitivement le lecteur dans ce monde de la rue mais qui m'ont un peu gêné pendant la lecture car pour beaucoup je n'en connaissais pas la définition. Ce roman est assez cru, aucune violence ne nous est épargnée. Les coups de son homme, les nuits en prison, les coups bas des copines et les bizarreries des clients sont décrits sans cachoteries. Des bars à filles, aux hôtels de luxe en passant par les vitrines de la rue Saint Denis jusqu'au maison d'abattage, Sophie/Fanny a tout connu. Et même si les lieux, les personnages, les circonstances sont différentes la violence est identique. C'est pourquoi, j'ai un peu eu l'impression que l'histoire n'avançait pas. Je me dis maintenant que c'est sans doute également ce qu'à pu ressentir Sophie/Fanny pendant toutes ses années. Pourtant le personnage évolue, il s'éloigne peu à peu de ce milieu, de ces obligations. La dérobade a été publié en 1976 mais j'imagine que malheureusement les choses n'ont que très peu évoluées pour ces filles qui gagnent leur vie en se baladant sur le trottoir. Lien : http://mesexperiencesautourd.. + Lire la suite.
Sallyrose a écrit une critique à 26 octobre 2012. Sallyrose donne la cote 133 pour La Dérobade. Roman lu dans le cadre de l'opération Masse Critique. Mes remerciements à Babelio et aux Editions Libretto. Il s'agit de la réédition d'un récit autobiographique d'une prostituée dans les années 60. Marie, Sophie ou Fanny, selon l'endroit où elle travaille, raconte ce qui a fait son quotidien pendant ses jeunes années. Sans complaisance, elle décrit dans un langage cru et (certainement) authentique ce que l'on appelle communément le plus vieux métier du monde : l'exploitation de la femme au nom de son sexe par sa famille, par son souteneur, les mères maquerelles, par les clients, par la police ; la fausse connivence des chauffeurs de taxi, l'indifférence des médecins qui rattrapent les dégâts des avortements clandestins, etc… Certaines scènes sont à la limite du supportable…à lire … alors à vivre … Pour nous autres installés confortablement, il peut paraître surprenant que ces femmes se laissent ainsi avalées par cet engrenage. Difficile à comprendre certes pour qui ne peut se mettre à leur place. Et pourtant, l'auteur décrit toutes ses tentatives pour échapper à cet enfer, les difficultés rencontrées pour y parvenir puisque tout l'environnement semble ligué pour la maintenir la tête sous l'eau et notamment « les copines ». Celles-ci ont chacune leur propre histoire et pourtant les origines sont semblables : la misère, le mirage de la vie parisienne, le manque d'instruction, les agressions sexuelles souvent incestueuses. La détermination de Sophie ne la quittera jamais et elle réussira par s'échapper, se dérober. J'ai beaucoup apprécié le style énumération/accumulation qui souvent apporte une forme de poésie désenchantée voire désespérée. Le talent de l'auteur est indéniable qui sans chercher à se justifier lance ce cri de rage contre la société qui ferme les yeux sur le fléau de la prostitution. + Lire la suite.