Les Années Par Annie Ernaux (-1)

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Description du Les Années

Site De Telechargement Gratuit De Livre Les Années En Français PDF CHM - 'La photo en noir et blanc d'une petite fille en maillot de bain foncé, sur une plage de galets. En fond, des falaises. Elle est assise sur un rocher plat, ses jambes robustes étendues bien droites devant elle, les bras en appui sur le rocher, les yeux fermés, la tête légèrement penchée, souriant. Une épaisse natte brune ramenée par-devant, l'autre laissée dans le dos. Tout révèle le désir de poser comme les stars dans Cinémonde ou la publicité d'Ambr...

Détails sur le Les Années

Titre de livre : 490 pages
Auteur : Annie Ernaux
Éditeur : Gallimard
Catégorie : Récits
ISBN-10 : 2070402479
Moyenne des commentaires client : 3.98 étoiles sur 5 635 commentaires client
Nom de fichier : les-années.pdf (Vitesse du serveur 26.7 Mbps)
La taille du fichier : 23.85 MB

Commentaire Critique du Les Années

sylvie a écrit une critique à 22 novembre 2008. sylvie donne la cote 635 pour Les Années. Le premier livre que j'ai lu d'Annie Ernaux est La Place. Cette lecture m'avait bouleversée, sans doute par quelque effet de miroir que les livres de cette auteur ne manquent jamais de nous tendre. Pourtant, elle ne cherche pas à émouvoir son lecteur, au contraire, son travail se caractérise par une sorte de mise à plat des faits et des situations hors contexte affectif. Écrivain, elle met l'émotion à distance, elle la bride, elle la tient tellement en respect qu'elle l'efface. Elle se force à dire la vie sans émois... Et elle y va de sa magistrale écriture blanche, plate, au couteau, et elle me bouleverse... et elle m'impressionne... Parce que c'est sans concessions, sans faux fuyant, sans mensonges. C'est un travail de forçat et d'ascète. Une ligne et une méthode tenue jusqu'au bout sans défaillir. Dans ce premier livre lu d'elle (et c'est un hasard bienvenu) cette forme de travail était déjà en marche pour aboutir semble-t-il à l'oeuvre d'une vie qui s'appelle Les Années. Annie Ernaux est la reine du paradoxe et si elle était une figure de style, elle serait un Oxymoron. Ce livre qui ne parle que d'elle est un miroir sans tain dans lequel elle s'efface comme pour mieux nous révéler à nous mêmes. C'est une autobiographie impersonnelle, une forme donnée à une prochaine absence/disparition, un abîme mis à plat. Il tente d'approcher la profondeur du temps dans la linéarité chronologique. C'est un récit de vie sans vécu et qui fait abstraction de l'affect, ne se concentrant que sur la description des choses, du monde comme il va. Ce texte a l'ambition de rendre palpable l'histoire sociale d'une époque en la passant au tamis d'un je omniprésent et qui semble pourtant constamment nié. C'est une histoire individuelle écrite à la troisième personne du singulier et la première personne du pluriel. Elle et nous sont Annie Ernaux. Elle ,c'est celle qui est sur les douze photos décrites et soigneusement choisies pour nous faire passer de décennie en décennie. Ce n'est déjà plus Annie Ernaux et ce ne le sera jamais plus. C'est à partir d'objets qui produisent du paradoxe que ce texte est construit : des photographies du sujet qui est en train de s'écrire et qui d'un même mouvement en posent l'absence et la présence passée... Rajoutons à cela que ces images ne nous sont pas montrées, mais dévoilées par le texte. Consciencieusement et courageusement l'auteur les décrit en y cherchant sans relâche le punctum que Barthes explique dans La chambre claire. Elle traque la “blessure”, la “piqûre”, “la marque faite par un instrument pointu”. “Le punctum d'une photo c'est ce hasard en elle qui me point (mais aussi me meurtrit, me poigne)”. Par ce travail remarquable que j'imagine douloureux, s'ouvre la mémoire, les réminiscences, les images et les sons d'une époque et petit à petit, par le jeu de la lecture et de nos propres souvenirs, le ELLE se transforme en NOUS... C'est presque magique, toujours extrêmement troublant ! Chacune de ces photos sont comme des portes pour la mémoire individuelle de l'auteur qui trace le chemin. Ce passé singulier devient collectif à la lecture, parce c'est un fait, nous nous reconnaissons tous en passant par ces portes. Suivant celle que nous prenons, en fonction de notre génération, nous plongeons dans des souvenirs virevoltants, et toutes les autres font échos à un passé proche ou lointain de gens connus, parents, grands parents ou autres, qui nous a été plus ou moins transmis... L'image qui symbolise la quête d'une forme pour son travail, Annie Ernaux nous la propose, et voici ce qu'elle en dit : ...le tableau de Dorothea Tanning, Anniversaire, qu'elle peignit juste après sa rencontre avec Max Ernst. Il est également en creux dans mon livre. Ce tableau représente une femme presque nue et, derrière elle, des portes à l'infini. Cette oeuvre m'accompagne depuis que je l'ai vue lorsque je préparais mon diplôme sur «La femme et l'amour dans le surréalisme». J'ai été prise dans les filets de ce récit époustouflant, qui en quelques 241 pages nous fait vivre par le menu soixante années en réussissant l'exploit de faire resurgir en nous des images qui sont les nôtres. Assez brutalement, elle nous fait toucher du doigt notre grégarité et notre contingence. Ce travail exceptionnel dans sa forme et courageux dans son engagement force l'admiration. J'avais fini La Place la gorge nouée et les larmes aux yeux, j'ai terminé les Années, admirative et envahie d'une grande tristesse. Ce texte est nimbé d'une grande douleur qui ne se dit pas, les larmes sont ravalées, les rêves n'affleurent pas, l'amour ne s'y raconte pas, et du coup, la pilule est bien amère. Annie Ernaux a l'art de toucher là où ça fait mal, et on ne lui en veut pas. On a même envie de lui dire merci ! des liens et des images sur le blog Lien : http://sylvie-lectures.blogs.. + Lire la suite.
ay_guadalquivir a écrit une critique à 10 avril 2012. ay_guadalquivir donne la cote 635 pour Les Années. Tout s'effacera en une seconde. Le dictionnaire accumulé du berceau au dernier lit s'éliminera. Ce sera le silence et aucun mot pour le dire. De la bouche ouverte il ne sortira rien. Ni je ni moi. La langue continuera à mettre en mots le monde. Dans les conversations autour d'une table de fête on ne sera qu'un prénom, de plus en plus sans visage, jusqu'à disparaître dans la masse anonyme d'une lointaine génération. + Lire la suite.
quiliravivra a écrit une critique à 23 février 2012. quiliravivra donne la cote 635 pour Les Années. L'arrivée de plus en plus rapide des choses faisaient reculer le passé. Les gens ne s'intéressaient pas sur leur utilité, ils avaient simplement envie de les avoir et souffraient de ne pas gagner assez d'argent pour se les payer immédiatement....... La profusion des choses cachait la rareté des idées et l'usure des croyances..