Les Tragiques Par Théodore Agrippa D' Aubigné (1995)

Posted on

Les

Telechargement Livre Gratuit Epub Les Tragiques PDF EPub IBook -Le livre sera considéré comme définitif lorsqu'un référendum aura déterminé que manhunter majorité des instructeurs enseignant manhunter matière approuve le manuel. Mon coûtait 200 euros à la librairie, déclare Anna Santana, étudiante en histoire p l'art à AUP. J'ai mis mon pdf en ligne gratuitement. Les livres doivent avoir une portée et une séquence logiques, ils doivent exister dans leur outfit et non pas en morceaux, et ils doivent être faciles à trouver. Il y a peu de livres plus influents et omniprésents dans la tradition occidentale que les histoires de Plutarque. Pourtant, il existe de nombreux livres que personne qui aspire au direction, à la maîtrise, à l'influence, au pouvoir et au devrait lire.Contrairement à d'autres websites, vous pouvez transférer des dans TOUT structure numérique sur votre appareil. Des livres gratuits sur obooko sont disponibles dans tous les genres et catégories auxquels vous vous attendez, y compris les affaires, l'argent, les voyages, la philosophie, la santé, l'éducation, la politique, attendez philosophie, etc. lire sur la plupart des appareils installés avec la technologie et les software pour prendre en charge le format epub.

Description du Les Tragiques

Telechargement Livre Gratuit Epub Les Tragiques PDF EPub IBook - 390 pages. in12. Relié.

Détails sur le Les Tragiques

Titre de livre : 217 pages
Auteur : Théodore Agrippa d' Aubigné
Éditeur : Gallimard
Catégorie : Poèmes
ISBN-10 : 2070737241
Moyenne des commentaires client : 3.59 étoiles sur 5 66 commentaires client
Nom de fichier : les-tragiques.pdf (Vitesse du serveur 21.97 Mbps)
La taille du fichier : 25.06 MB

Commentaire Critique du Les Tragiques

michfred a écrit une critique à 28 février 2015. michfred donne la cote 66 pour Les Tragiques. La poésie baroque m'a toujours enchantée: moi qui suis la mesure même (!!!!) je trouve dans ses débordements, son outrance, sa folle imagination, un merveilleux exutoire à mes rêves les plus fous. Et chez les baroques, mon préféré c'est Agrippa d'Aubigné. D'abord j'adore son nom en contraste absolu avec son prénom, comme un vivant oxymore - le trope préféré des baroques!!- je trouve son histoire follement romanesque : petit garçon, il accompagne son papa sous les coursives du château d'Amboise pour voir quelques amis et cousins pendus aux dites coursives ( la conjuration d'Amboise, complot huguenot, fut déjouée et punie en 1560), il épouse avec passion la cause protestante et part guerroyer contre les catholiques dans une France déchirée par les guerres de religion, tombe amoureux fou d'une catholique, proche de la Cassandre de Ronsard , son pire ennemi, poète officiel du honni Charles IX- la belle Diane Salviati, voit l'affreux massacre de la Saint Barthélémy, et s'engage en poésie comme il s'engage à la guerre: Je n'écris plus les feux d'un amour inconnu..;. Il sera le vengeur lyrique et armé de ses coreligionnaires massacrés. La Saint Barthélémy, 24 août 1572... Il rappelle le jour sinistre avec force, Voici venir le jour, jour que les destinées voyaient à bas sourcils glisser de deux années, jour qui avec horreur parmi les jours se compte, qui se marque de rouge et rougit de sa honte, qui voulut être nuit et tourner sur ses pas (je cite de mémoire, je dois en oublier un peu...) nous dit-il dans le martèlement sourd d'un tambour funèbre. Il évoque l'horreur de la Seine rouge de sang, des corbeaux croassant , repus de chair humaine, sur les murs du Louvre. Vision infernale...Et, dans les Châtiments, évoquant la résurrection des corps, il n'oublie pas les cendres des brûlés, les corps suppliciés des martyrs protestants venant en riant à la place qui vit leur supplice réclamer justice à Dieu qui leur rit en retour, complice: Riants au ciel riant d'une agréable audace.... Un grand poète, à l'oreille musicale, aux images magnifiques: Comme un nageur venant du profond de son plonge Tous sortent de la mort comme l'on sort d'un songe Pour ceux que la performance physique intéresse, Agrippa était un colosse, capable de renverser à mains nues son cheval. La force, le courage, l'érudition...une sorte de Pantagruel: Rabelais l'aurait adoré..Ils se sont ratés de peu! + Lire la suite.
LydiaB a écrit une critique à 29 novembre 2010. LydiaB donne la cote 66 pour Les Tragiques. Le secret plus obscur en l’obscur des esprits, Puis que de ton amour mon ame est eschauffée, Jalouze de ton nom, ma poictrine, embrazée De ton feu pur, repurge aussy de mêmes feux Le vice naturel de mon cœur vitieux ; De ce zele tres-sainct rebrusle-moy encore, Si que (tout consommé au feu qui me devore, N’estant serf de ton ire, en ire transporté Sans passion) je sois propre à ta vérité. Ailleurs qu’à te loüer ne soit abandonnée La plume que je tiens, puis que tu l’as donnée. Je n’escry plus les feux d’un amour inconneu ; Mais, par l’affliction plus sage devenu, J’entreprens bien plus haut, car j’apprens à ma plume Un autre feu, auquel la France se consume. Ces ruisselets d’argent que les Grecs nous feignoient, Où leurs poëtes vains beuvoient et se baignoient, Ne courent plus icy ; mais les ondes si claires, Qui eurent les saphyrs et les perles contraires, Sont rouges de nos morts ; le doux bruit de leurs flots, Leur murmure plaisant, hurte contre des os. Telle est, en escrivant, non ma commune image ; Autre fureur qu’amour reluit en mon visage. + Lire la suite.
AMR a écrit une critique à 14 août 2017. AMR donne la cote 66 pour Les Tragiques. Agrippa d'Aubigné a écrit Les Tragiques, débutés en 1577 et publiés seulement en 1616, dans un contexte politico-religieux très particulier, celui de guerres de religion qui ont divisé la France. Pour le protestant, il s'agissait de répondre aux Discours des Misères de ce temps du catholique Ronsard, commencés en 1562 et actualisés jusqu'à la dernière édition du vivant de l'auteur en 1584. Agrippa d'Aubigné connaît les guerres civiles dès l'enfance : il a à peine sept ou huit ans quand, après le massacre d'Amboise en 1560, son père lui fait jurer de venger les protestants exécutés après l'échec de la conjuration. Agrippa d'Aubigné a d'abord combattu physiquement, les armes à la main, lors de la troisième guerre de religion ; compagnon d'Henri de Navarre (futur Henri IV), c'est plus en tant que capitaine qu'en tant que poète qu'il est connu de ses contemporains. Les Tragiques n'ont eu aucun succès lors de leur parution ; ce long poème sera réhabilité par Sainte-Beuve et le romantisme. Il a miraculeusement échappé au massacre de la Saint-Barthélémy en 1572 car il avait dû fuir intempestivement Paris, à cause d'une bagarre avec un sergent du gué. Plus tard, il est grièvement blessé dans une embuscade ; c'est pendant sa convalescence, à Talcy, qu'apparaît son désir de consacrer sa vie à l'écriture de la cause divine à travers une vision prophétique qui deviendra Les Tragiques, mais désir qu'il concrétisera seulement cinq ans plus tard. En effet, remis de ses blessures, il devient en 1573 l'écuyer d'Henri de Navarre, prisonnier à Paris, et participe à la vie de cour avec ses bals et ses mascarades ; en 1576, il participe à l'évasion du prince. L'écriture devient véritablement le prolongement de son épée lorsqu'il est gravement blessé et manque de mourir à la bataille de Casteljaloux en 1577. En 1593, après l'abjuration d'Henri IV, Agrippa d'Aubigné, très déçu, se retire dans ses terres vendéennes et dépose les armes pour continuer le combat par la plume. Surnommé « le Bouc du Désert », par ses coreligionnaires, il devient le plus intransigeant des « Fermes » à l'intérieur du parti protestant, face aux tentatives de conciliation des « Prudents ». Les clauses de l'édit de Nantes lui paraissent insuffisantes car elles ne font que tolérer la religion réformée ; les conversions des protestants qui espèrent une nouvelle charge à la cour le mettent en colère (Cf. le pamphlet à ce sujet, La Confession du Sieur de Sancy). En publiant Les Tragiques, en 1616, puis dans une deuxième édition en 1627, Agrippa d'Aubigné voulait inciter ses contemporains à reprendre les armes, ce qu'il fait lui-même sous Louis XIII, avant de se réfugier à Genève. Ces considérations historiques posées pour resituer ce magnifique texte, je voudrais insister sur le sentiment d'investiture poétique qui a motivé l'auteur, ce dernier voyant dans sa vie sauvée à deux reprises une intervention divine. Les Tragiques sont divisés en sept livres qui forment un tout comme Agrippa d'Aubigné lui-même le dit dans sa préface adressée « Aux lecteurs » : « la matière de l'oeuvre a pour sept livres sept titres séparés, qui toutefois ont quelque convenance, comme des effets aux causes ». C'est un véritable canevas apocalyptique, le chiffre sept rappelant les sept trompettes, les sept cavaliers, les sept sceaux… Le premier livre, « Misères », célèbre la patrie déchirée et agonisante du fait des guerres civiles ; les lecteurs de ma génération se souviennent d'avoir appris par coeur le passage qui commence ainsi : « Je veux peindre la France une mère affligée... ». Cette allégorie est un tableau saisissant, violent, réaliste et charnel : deux bébés jumeaux se disputent les seins maternels, illustration des partis catholique et protestant qui s'entredéchirent et détruisent la France. Les deux livres suivants, « Princes » et « la Chambre dorée », dénoncent les vices de la cour des derniers Valois ; au moment de leur composition avait notamment lieu le fameux scandale de la faveur des mignons du roi et Agrippa d'Aubigné était en disgrâce vis à vis d'Henri de Navarre. Dans le livre deux, les débauches et l'injustice sont les cibles privilégiées de la satire féroce et des invectives de l'auteur qui met l'accent sur les rois et leurs vices, sur Catherine de Médicis et ses fils (Charles IX et Henri III), sur les courtisans et leurs mensonges hypocrites. le livre trois stigmatise l'iniquité des juges à travers les pleurs de la justice et de la paix personnifiées, un cortège symbolique, une vision monstrueuse de juges se repaissant des dépouilles de leurs victimes et un appel à la vengeance divine ; la chambre dorée est le nom donné au palais de justice du Parlement de Paris. Le quatrième livre, « Feux », est un long défilé monotone de martyrs protestants, hommes, femmes et enfants, torturés et brulés vifs, mais dignes et stoïques dans leurs souffrances. Ce livre matérialise le milieu des Tragiques, comme un brasier central, et amorce une importante graduation dans la colère divine. Dans le livre cinq, « Les Fers », Satan propose de tenter les catholiques et les protestants et Dieu relève le défi, faisant de ce livre le noeud thématique de l'oeuvre. Après les combats et les massacres, survient un déluge mythique ; les anges recueillent le sang des martyrs et l'océan emporte leurs restes. « Vengeances », le sixième livre, commence par une confession de l'auteur, rempli d'humilité, qui avoue « un printemps de péchés », rappelant sa vie de cour ; puis il évoque les vengeances divines quand le mal atteint son point culminant. Le septième livre, « Jugement » commence par une longue méditation philosophique, une forme de recueillement à partir de visions animistes sur la résurrection des morts revisitée à l'échelle de la nature toute entière. Puis, viennent le jugement dernier, tel que représenté dans les lieux de culte, et le cataclysme final où la mort devient délivrance. Les Tragiques se terminent dans une contemplation mystique, une extase fusionnelle entre Dieu et les Élus : « Tout meurt, l'âme s'enfuit, et reprenant son lieu Extatique se pâme au giron de son Dieu. » Je suis personnellement touchée par Agrippa d'Aubigné, poète et soldat, à l'écriture pleine de mysticisme et de démesure, une écriture engagée, sensible mais aussi une écriture épique. Sur le plan strictement religieux, il met en scène un Dieu vivant, humain, concerné par le sort des hommes ; les épisodes bibliques, comme le déluge, la résurrection, le jugement dernier ou l'enfer, sont décrits de manière très visuelle. Agrippa d'Aubigné se démarque par un recours à la force de l'image, paradoxal pour un protestant car le calvinisme strict voit dans la figuration par l'image un risque de séduction et de perversion ; le poète veut montrer les faits, convaincre ses lecteurs en provoquant chez eux une émotion au sens tragique (horreur et pitié) comme il le dit lui-même dans L'Epître aux Lecteurs : « nous sommes ennuyés de livres qui enseignent, donnez-nous en pour émouvoir ». Il s'agit bien de mettre en scène la tragédie qui est en train de se dérouler dans une France déchirée par les guerres de religion. Certes, l'oeuvre est longue, certains passages un peu lassants mais il y a une puissance, une fulgurance dans le ton et une force dans les images véhiculées qui ne peuvent pas laisser indifférents même si c'est une lecture difficile pour le lecteur d'aujourd'hui. + Lire la suite.