L'oeuvre Complète De Tchouang Tseu Par Tchouang-tseu (1985)

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Description du L'oeuvre Complète De Tchouang Tseu

Epub A Telecharger L'oeuvre Complète De Tchouang Tseu In French PDF CHM EPub - Pour les philosophes, les poètes, les gens de goût, voici un livre qui marquera notre siècle : l'œuvre de Tchouang-tseu, enfin accessible, dans une traduction intégrale et sérieuse, à tous ceux qui désirent en savoir plus long sur le tao que ce que nous en dit le Lao-tseu. Alors que les Allemands, les Anglais, etc., disposaient de versions, imparfaites sans doute, et parfois mutilées, mais honnêtes dans leur intention, quiconque chez nous voulait aborder Tchouang-ts...

Détails sur le L'oeuvre Complète De Tchouang Tseu

Titre de livre : 321 pages
Auteur : Tchouang-tseu
Éditeur : Gallimard
Catégorie : Non-sense
ISBN-10 : 2070705293
Moyenne des commentaires client : 4.02 étoiles sur 5 21 commentaires client
Nom de fichier : l-oeuvre-complète-de-tchouang-tseu.pdf (Vitesse du serveur 22.65 Mbps)
La taille du fichier : 26.97 MB

Commentaire Critique du L'oeuvre Complète De Tchouang Tseu

ClarenceM a écrit une critique à 10 mai 2017. ClarenceM donne la cote 21 pour L'oeuvre Complète De Tchouang Tseu. La lecture de la pensée des anciens comporte des poncifs, que celle-là vienne de la Grèce ou de l'Extrême Orient. Souvent c'est la place de l'homme dans le monde qui est à la base de la réflexion et le comblement de ses désirs primaires, qui conduit par la nature des choses, à s'astreindre à une discipline honnête mais peu engageante. L'originalité de la pensée héritée de la Chine antique consiste à donner une place prépondérante au vide, à l'inaction, et finalement à la non pensée. Ce que ce recueil de textes nous propose, sous la forme de courtes paraboles ou de dialogues imagés entre un maître et ses disciples, est d'accepter et laisser faire, ou de ne pas intervenir sur le cours des évènements. Ne pas prendre parti, ne pas s'affirmer mais suivre le mouvement en l'accompagnant avec souplesse : tel est l'enseignement de Tchouang Tseu. A peu de chose près contemporain des penseurs de la Grèce antique, il développe pourtant un concept nouveau en s'attachant à décrire une chose indicible, innommable, qui est le Tout mais qui n'est rien en vérité, qui nous entoure mais que nous ne pouvons voir : le Tao. Comme le concept du temps chez Saint Augustin, à peine essayons nous d'en parler que celui-ci nous échappe. Mais alors comment en parler? Voici un des délicieux paradoxes qui nous est exposé ici. Après, à la manière de l'enseignement des stoïques qui ne vaut que par la pratique que l'on en fait, le vrai bénéfice de ces préceptes reste à rechercher dans notre quotidien. Maintenant je laisse la mouche voltiger autour de moi lorsque je tourne les pages de Tchouang Tseu et je ne cherche plus à lui ôter la vie. Un vrai plus. + Lire la suite.
enkidu_ a écrit une critique à 08 septembre 2014. enkidu_ donne la cote 21 pour L'oeuvre Complète De Tchouang Tseu. Puisque l'univers est un, comment peut-on en parler ? Puisqu'il est appelé un, comment ne peut-on pas en parler ? L'un et son expression font deux ; ces deux et l'un (originel) font trois. Un habile calculateur qui voudrait continuer à aller ainsi n'y réussirait pas ; comment un homme ordinaire pourrait-il y parvenir ? En déduisant du néant à l'être, on obtient déjà trois idées distinctes. A combien d'idées parviendra-t-on si l'on veut déduire de l'être à l'être ? C'est en ne déduisant pas qu'on a raison. Le Tao n'a pas de borne ; la parole n'est pas sûre. C'est de la parole que viennent toutes les distinctions établies par l'homme. Permettez-moi de vous exposer ces distinctions. La gauche et la droite, les traités et les commentaires, les divisions et le subdivisions, les discussions et les disputes : voilà les huit catégories de discours humain. Or, tout ce qui est par-delà l'univers, le saint admet son existence, mais n'en traite pas. Tout ce qui est à l'intérieur de l'univers, le saint en traite mais ne le commente pas. Les annales de printemps et d'automne et les histoires des anciens rois, le saint les commente mais ne les conteste pas. Derrière tout division il y a quelque chose d'indivis ; derrière toute discussion il y a quelque chose d'indiscutable. Comment cela ? Le saint embrasse le tout ; les hommes se disputent pou faire valoir leurs opinions. Ansi, il est dit : Toute discussion implique une vision partielle. Le Tao suprême n'a pas de nom ; le discours suprême ne parle pas ; la bienveillance suprême exclut toute bienveillance partielle ; la pureté suprême est sans ostentation ; le courage suprême est sans cruauté. Le Tao explicité n'est plus le Tao ; le raisonnement discursif n'atteint plus la vérité ; la bienveillance qui s'obstine est incomplète ; la pureté exclusive ne conquiert pas le cœur ; le courage qui s'accompagne de cruauté n'atteint pas son but. Tous sont comme un cercle qui s'efforcerait de devenir un carré. Savoir qu'il y a des choses qu'on ne peut connaître, voilà le sommet du savoir. Qui sait que le discours est sans paroles et que le Tao est sans nom, celui-là possède le trésor du Ciel. Verser sans jamais remplir, puiser sans jamais épuiser, et ne pas même savoir pourquoi, voilà ce qu'on appelle « Cacher sa lumière » (pp. 41-42) + Lire la suite.
Piling a écrit une critique à 26 juillet 2009. Piling donne la cote 21 pour L'oeuvre Complète De Tchouang Tseu. Penser, c'est morceler en idées nettes et incompatibles le réel complexe, dont l'essence est l'indivisibilité concrète ; agir, c'est choisir une de ces idées abstraites et exclure ainsi toutes autres idées abstraites qui lui sont étroitement liées. Surmonter tout artifice de l'intelligence morcelante et par là tout choix nécessairement arbitraire de l'homme, c'est retrouver le bonheur primitif de l'humanité plongée dans l'harmonie universelle. Alors que traumatisée par le totalitarisme du siècle dernier, la doxa contemporaine ne cesse d'insister sur la promotion des différences, la nécessité de la diversité, la quête du métissage (cet épouvantable mot consacré par le Code noir tout de même), l'amour du pluralisme, enfin tout ce qui est altérité en apparence, il est frappant de voir que pour Tchouang-Tseu, comme pour Plotin et tant d'autres sages du temps passé, le Mal, c'est la perte de l'unité, la volonté d'être soi et non l'Un, la pluralité morcelante et non plus l'indistinction dans l'Union. Pour Tchouang Tseu, ce qui éloigne de la source, c'est la pensée ; pour Plotin, c'est ce qui y ramène, allez savoir. Pour Plotin, retrouver l'Un nécessite de se dépouiller de tout ce qui n'est pas Lui, et donc choisir ; pour Tchouang Tseu, il faut cesser de vouloir choisir ; il n'y a pas de liberté hors de l'illusion. + Lire la suite.