Discours De La Servitude Volontaire Par Étienne De La Boétie (2018)

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Discours De La Servitude Volontaire

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Description du Discours De La Servitude Volontaire

Telecharger Livre Gratuit Android Francais Discours De La Servitude Volontaire In French PDF IBook PDB - Le renom d'Etienne de La Boétie s'attache à un écrit composé ' en sa première jeunesse ', ' à l'honneur de la liberté contre les tyrans '. Dans le branle-bas de combat qui secouait le dernier quart du XVIe siècle, le célèbre libelle, par la volonté polémique des éditeurs, fut rebaptisé ' le Contr'Un '. Aux périodes troubles de l'histoire de France et, en particulier, chaque fois que la nation se dressait contre l'autorité souveraine, il fut utilisé comme appel à la ...

Détails sur le Discours De La Servitude Volontaire

Titre de livre : 493 pages
Auteur : Étienne de La Boétie
Éditeur : J'ai Lu
Catégorie : Non-fiction
ISBN-10 : 2290160814
Moyenne des commentaires client : 4.18 étoiles sur 5 352 commentaires client
Nom de fichier : discours-de-la-servitude-volontaire.pdf (Vitesse du serveur 18.05 Mbps)
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Commentaire Critique du Discours De La Servitude Volontaire

Alcapone a écrit une critique à 14 mars 2013. Alcapone donne la cote 352 pour Discours De La Servitude Volontaire. Du haut de ses 18 ans, La Boétie a dit : "c'est un malheur extrême que d'être assujetti à un maître dont on ne peut jamais être assuré de la bonté, et qui a toujours le pouvoir d'être méchant quand il le voudra. Quant à obéir à plusieurs maîtres, c'est être autant de fois extrêmement malheureux." p.7. le futur magistrat affirme dans la foulée qu'il n'est pas donné à tous d'être libre. Constat étonnant lorsque l'on considère qu'il "est bien inutile de demander si la liberté est naturelle, puisqu'on ne peut tenir aucun être en servitude sans lui faire tort : il n'y a rien au monde de plus contraire à la nature, toute raisonnable, que l'injustice." p.17. Malgré cette vérité, quelques 437 ans après la parution de ce discours, l'analyse demeure d'actualité. Que le pouvoir établi soit une Monarchie absolue ou tout autre autorité despotique, un tyran restera toujours un tyran. Doit-on pour autant en conclure que la servitude est propre à l'homme ? La réponse de la Boétie est certainement négative mais elle est justement nuancée par l'emploi de l'expression "servitude volontaire". Ce discours s'impose comme un appel (peut-être par certains aspects candide) à la révolte contre toute servitude. La Boétie assure, et je suis de son avis sur au moins ce point, qu'on "ne regrette jamais ce qu'on a jamais eu. le chagrin ne vient qu'après le plaisir et toujours à la connaissance du malheur, se joint le souvenir de quelque joie passée. La nature de l'homme est d'être libre et de vouloir l'être, mais il prend facilement un autre pli lorsque l'éducation le lui donne." p.26. Pourquoi l'homme est-il donc si enclin à obéir ? La soumission serait-elle liée à la peur, l'ignorance, la crédulité, la complaisance, l'impuissance ou tout à la fois ? Quel rapport incompréhensible lie donc le maître à l'esclave ? Opposant la nature à la culture, le poète humaniste questionne dans cet essai publié à titre posthume (1576), sur les raisons qui contraignent la liberté des hommes. La Boétie convient que l'habitude est la raison première de la servitude. Vient ensuite le laxisme des soumis et enfin la faiblesse des fidèles... Puisant ses références dans l'histoire de la Grèce antique et remontant aux causes qui motivent ces différents comportements, l'auteur livre avec ce discours une critique acide de l'absolutisme. La subversion de ce court plaidoyer contre le despotisme et l'humanisme qui l'habite font honneur au principe de liberté défendu par La Boétie. de la philosophie politique ainsi esquissée par le jeune Étienne, il faut se rappeler qu'il ne s'agit pas d'un discours de circonstance mais bien d'un texte majeur qui inspirera les bases fondammentales de la désobéissance civile développée quelques siècles plus tard par Henry David Thoreau (1848). Pour l'anecdote, on notera que c'est grâce à ce texte que Montaigne (philosophe dont je cautionne largement les idées) a souhaité faire la connaissance de la Boétie. de la recontre de ces deux brillantes figures de la pensée humaniste, naîtra une relation sincère, loyale et durable qui donne un bel exemple de ce que Montaigne a décrit comme la parfaite amitié. Montaigne consacre d'ailleurs un chapitre initutlé de l'amitié dans ses Essais où il célèbre leur union fusionnelle (dois-je rappeler qu'il n'est pas question d'homosexualité?). Lien : http://embuscades-alcapone.b.. + Lire la suite.
Bouteyalamer a écrit une critique à 12 décembre 2015. Bouteyalamer donne la cote 352 pour Discours De La Servitude Volontaire. Etienne de la Boétie : de la servitude volontaire (traduction en français moderne et analyse par Alain Mahé, avec une traduction en arabe et en kabyle, éditions Bouchene) Cette déclamation fameuse étonne par sa violence, une violence égale à l'encontre du tyran et de ceux qui acceptent sa tyrannie : Mais ô bon Dieu ! Que peut-être cela ? Comment dirons-nous que cela s'appelle ? Quel malheur est-ce ? Quel vice, ou plutôt quel vice malfaisant ? Voir un nombre infini de personnes, non pas obéir, mais servir, non pas être gouvernés mais tyrannisés ; n'ayant ni bien ni parents ni femme ni enfants, ni leur vie même, qui soit à eux? (p 35). le seul avantage [du tyran] c'est celui que vous lui faites pour vous détruire [...] Comment a-t-il le moindre pouvoir sur vous que par vous ? Comment oserait-il vous assaillir s'il n'était d'intelligence avec vous ? Que pourrait-il vous faire si vous n'étiez pas receleurs du voleur qui vous pille, complices du meurtrier qui vous tue et traîtres à vous-mêmes? Vous semez vos champs afin qu'il les ravage. Vous meublez et remplissez vos maisons pour fournir ses pillages. Vous élevez vos filles afin qu'il ait de quoi assouvir sa luxure. Vous élevez vos enfants afin que, dans le meilleur des cas, il les envoie dans ses guerres et les conduise à la boucherie, qu'il les fasse les agents de ses convoitises et les exécuteurs de ses vengeances (p 41-3). Quand il est désigné, « vous » c'est le peuple: C'est le peuple qui s'asservit et qui se condamne de sa propre faute et qui, ayant le choix d'être serf ou d'être libre, repousse sa liberté et prends le joug. C'est le peuple qui consent à son mal ou plutôt le recherche (p 39). [Le peuple] sert si librement et si volontiers qu'on dirait à le voir qu'il a non pas perdu sa liberté mais gagné sa servitude (p 53). Selon La Boétie, la force des armes n'est pas la cause de ce vice malfaisant, de cette intelligence avec le tyran: Ce ne sont pas les bandes de cavaliers, ce ne sont pas les compagnies de fantassins, ce ne sont pas les armes qui défendent le tyran. On ne le croira pas d'emblée mais c'est pourtant vrai. Ce sont toujours quatre ou cinq qui soutiennent le tyran, quatre ou cinq qui lui tiennent tout le pays en servage (p 79). Cependant la force des armes va étendre et maintenir la tyrannie dans une construction pyramidale: Ces six ont six cents qui profitent sous eux et font de leurs six cents ce que les six font au tyran. Ces six cents en tiennent six mille sous eux. Ils les ont élevés à une dignité leur conférant ou le gouvernement des provinces ou la gestion de la fiscalité […] En somme, qu'on en arrive là par les faveurs ou les avantages, par les gains ou les regains qu'on a avec les tyrans, il y a en fin de compte presque autant de gens auxquels la tyrannie semble être profitable que de ceux auxquels la liberté serait agréable (p 79). Les causes de la servitude sont l'ignorance, l‘habitude et la religion : Il n'est pas croyable comme le peuple, dès qu'il est assujetti, tombe si soudain dans un tel et si profond oubli de la liberté qu'il n'est pas possible qu'il se réveille pour la recouvrer (p 50). Les tyrans eux-mêmes trouvaient bien étrange que les hommes puissent supporter un homme leur faisant mal. Il tenaient beaucoup à se parer de la religion et, s'il était possible, emprunter quelque parcelle de la divinité pour soutenir leur méchante vie [...] En France, les nôtres semèrent je ne sais quoi du même genre : des crapauds, des fleurs de lys, l'Ampoule et l'oriflamme... (p 75). Mais La Boétie va plus loin puisqu'il affirme que la servitude est volontaire: Il n'y a que la liberté que les hommes ne désirent pas. Uniquement, semble-t-il, parce que s'ils la désiraient, ils l'auraient : comme s'ils refusaient de faire cette belle acquisition parce qu'elle est trop facile (p 41). Voire. Est-ce le défi d'un jeune homme (La Boétie a écrit LSV à 18 ans), une façon de mettre l'asservi face à sa responsabilité quand il peut encore résister ? Ou est-ce la dénonciation d'un vice de la nature humaine, un désir de soumission, présent chez chacun et qu'on doit reconnaître et combattre ? On ne trouve pas littéralement dans LSV le désir d'être dominé, qui va plus loin que la passivité devant la domination, sinon dans le calcul servile et intéressé de l'entourage immédiat du tyran. Pourtant cette extrapolation a été formulée et Alain Mahé discute cette « interprétation exemplaire » de Claude Lefort p 302. Une vue plus réaliste est que la tyrannie est souvent installée par la force. Elle peut l'être par la ruse dans un coup d'état, mais en cas de succès le tyran dispose bientôt de la force économique et militaire. La Boétie écrit que : Il y a trois sortes de tyrans. Les uns ont le royaume par l'élection du peuple, les autres par la force des armes, les autres par la succession de leur lignage (p 49). La première est illustrée par Napoléon III après sa période libérale, la seconde par la révolution russe, la troisième par la monarchie héréditaire de droit divin où les rois disposent non seulement de la force économique et militaire, mais aussi de la légitimité religieuse qui protège l'absolutisme et ouvre la voie à la tyrannie. Ces exemples sont bien sûr anachroniques, tout autant que les exemples antiques rapportés par La Boétie. Mais dans ces exemples et beaucoup d'autres (les fascismes, Pol Pot), il ne suffit pas de le vouloir pour être libre. Quel remède ? La Boétie ne s'y attarde pas. Par autocensure il n'évoque ni la révolte armée ni le tyrannicide. Il donne comme moyen ou comme condition de résistance l'amitié, qui fait toujours défaut au tyran : L'amitié, c'est un nom sacré, c'est une chose sainte. Elle ne se met jamais qu'entre gens de bien et ne se cimente que par une mutuelle estime […] Il ne peut y avoir d'amitié là où il a cruauté, là où est la déloyauté, là où est l'injustice. Et entre les méchants, quand ils s'assemblent, c'est un complot, non une compagnie. Ils ne s'entr'aiment pas mais ils s'entr'craignent : ils ne sont pas amis mais ils sont complices (p 87). LSV est un monument énigmatique qui n'apporte pas de solution à l'opposition liberté-tyrannie, mais qui stimule la réflexion dans un style étincelant. Dans le monde présent de flottement politique, d'abandonnisme, de terrorisme et de contre-terrorisme, sa traduction en arabe et en kabyle l'ouvre à un autre monde culturel. + Lire la suite.
Pavlik a écrit une critique à 14 mars 2017. Pavlik donne la cote 352 pour Discours De La Servitude Volontaire. Etienne de la Boétie écrivit ce texte entre 16 et 18 ans...Grand ami de Montaigne, il eut une vie courte (mort à 32 ans) et bien remplie. Ce texte nous révèle deux choses, selon moi, de son auteur : il avait une grande érudition, il n'était donc pas de basse extraction, et il était "indigné", sans doute, mais prudent, l'ensemble des références avancées dans son "Discours de la Servitude Volontaire" remontant à l'antiquité. Bref, pas de mesquinerie excessive, je sais bien qu'il faut dissocier l'oeuvre de son auteur...mais quand même, celle-ci ne l'a pas empêché d'être autorisé par le roi à devenir magistrat avant l'âge légal. Historiquement, ce texte préfigure un peu ce que seront les réflexions de philosophes ultérieurs (Locke, Rousseau), s'emparant de la chose politique. Il ne faut donc pas lui retirer, malgré sa brièveté, son caractère "avant-gardiste" et audacieux, en un sens. La Boétie analyse les rapports entre tyrannie (du pouvoir politique) et soumission du peuple et avance l'idée que, si la tyrannie peut être imposée par la force elle ne perdure que par la "complicité tacite" du peuple, qui s'y soumet, en quelque sorte, volontairement. Comment ? Par la force de l'habitude et par l'emploi de techniques "vieilles comme le monde" (du pain et des jeux). Et comme dirait Napoléon "le peuple est le même partout. Quand on dore ses fers, il ne hait pas la servitude". Ceci est bien malheureux pour La Boétie car, pour lui, la liberté et l'égalité sont des "droits naturels". Alors, oui, c'est facile car j'ai le recul historique, mais moi, cette notion de droit naturel, ça me chiffonne et j'en viens à me demander, dans ce cas là, pourquoi en est-on arrivé à PROCLAMER la déclaration universelle des droits de l'homme ? C'est-à-dire, pourquoi passer par le droit positif si c'est si naturel que ça ? Et donc pourquoi a-t-il fallu tout ce temps à l'humanité pour se rendre compte de cette chose si incomprehensible et inadmissible qu'est la "servitude volontaire"? Je suis désolé mais la réponse "la force de l'habitude" a du mal à me satisfaire...Si encore on m'avançait la force de l'ignorance, là pourquoi pas...Ah oui et puis le "on ne regrette pas ce que l'on a jamais connu"...Mouais...là aussi, j'ai du mal à souscrire. Par contre j'entends très bien le "par intérêt"...Oui, parce que, voyez-vous, le pain et les jeux ça ne marche qu'avec le bas peuple, l'élite il lui en faut plus, il lui faut de la thune et des privilèges...auquel cas elle ne dédaigne pas de faire fonction de clique au tyran, allant même jusqu'à servir de paratonnerre en cas de foudre populaire. "le Discours de la Servitude Volontaire" est, finalement, malgré la maturité que l'on prête à son auteur, empreint d'une certaine inexpérience des rapports humains, de la nature humaine, même s'il repère parfaitement les mécanismes de perpétuation du pouvoir. On ne peut, néanmoins, lui reprocher d'omettre des outils (inconnus alors) dans sa réflexion, telle que la psychologie, ou la sociologie...Son importance, d'un point de vue historique, est certaine...c'est sans doute une graine parmi d'autres. + Lire la suite.