Le Marchand De Venise Par William Shakespeare (1993)

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Le Marchand De Venise

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Description du Le Marchand De Venise

Zone De Telechargement Ebooks Le Marchand De Venise PDF EPub MOBI - Antonio, un riche armateur de Venise, décide d'emprunter trois mille ducats à l'usurier juif Shylock afin d'aider son ami Bassanio à gagner Belmont où il espère faire la conquête de la belle et riche Portia. Comme les autres prétendants, il doit se soumettre à l'épreuve que le père disparu de la jeune femme a imaginée, et choisir entre trois coffrets, d'or, d'argent, et de plomb. Mais, au moment où il l'emporte sur ses rivaux, il apprend qu'Antonio vient d'être jeté...

Détails sur le Le Marchand De Venise

Titre de livre : 401 pages
Auteur : William Shakespeare
Éditeur : Flammarion
Traducteur : François-Victor Hugo
Catégorie : Littérature
ISBN-10 : 2080700294
Moyenne des commentaires client : 3.94 étoiles sur 5 193 commentaires client
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Commentaire Critique du Le Marchand De Venise

Satine a écrit une critique à 16 août 2011. Satine donne la cote 193 pour Le Marchand De Venise. Après les tragédies et les sonnets de Shakespeare, il était temps de passer aux comédies. Certes, vous n'allez pas éclater de rire, en tout cas ce ne fut pas mon cas, mais il y a des répliques qui font sourire surtout que pour l'époque, elles étaient assez osées. Je commencerai par vous parler de l'illustre « le marchand de Venise » dont la tirade du juif est connue de tous (cf la tirade de Shylock ci-dessous). Si dans cette pièce le juif est lourdement critiqué et mis à mal, Shakespeare met en lumière l'intelligence de la femme puisque c'est une héroïne qui magistralement sauvera l'ami de son mari. L'histoire est réellement intéressante, les rebondissements se multiplient et le final est grandiose. Résumé : Bassanio vit au-dessus de ses moyens. Il demande alors un prêt au juif Shylock. Shylock est enclin à faire ce geste quand il apprend qu'Antonio le marchand de Venise se porte garant de son ami. Antonio s'est souvent moqué du juif et Shylock lui voue une haine certaine. Aussi précise-t-il que si la somme engagée ne lui est pas remboursée à temps, il prélèvera une livre de chair à Antonio. Cela n'effraie en rien ce dernier dont le commerce est florissant et le marché est conclu. Portia est une riche héritière qui doit se plier au voeu de son père défunt : elle sera mariée à celui qui choisira judicieusement entre trois coffres d'or, d'argent et de plomb recélant une énigme. Bassanio est attirée par cette jeune femme et c'est par ce biais qu'il compte rembourser son prêt. Mais le pari n'est pas gagné puisque de nombreux hommes ont déjà tenté leur chance en vain. Malheureusement, comme dans toute bonne oeuvre de Shakespeare, rien ne se passera comme prévu et le temps pressera nos deux compagnons. Acte II Scène 6 : Lorenzo (parlant de Jessica la fille de Shylock) : Que je sois maudit, si je ne l'aime pas de tout mon coeur ! Car elle est spirituelle, autant que j'en puis en juger ; elle est jolie, si mes yeux ne me trompent pas ; elle est fidèle, comme elle me l'a prouvé. Aussi, comme une fille spirituelle, jolie et fidèle, régnera-t-elle constamment sur mon coeur. Acte II Scène 7 : Le prince de Maroc (évoquant Portia) : Eh ! c'est cette noble dame ! Tout le monde la désire : des qutre coins du monde, on vient baiser la châsse de la sainte mortelle qui respire ici. Les déserts de l'Hyrcanie, les vastes solitudes de l'immense Arabie, sont maintenant autant de grandes routes frayés par les princes qui visitent la belle Portia ! L'empire liquide, dont la crête ambitieuse crache à la face di ciel, n'est pas une barrière qui arrêtent les soupirants lointains : tous la franchissent, comme un ruisseau, pour voir la belle Portia. Acte III Scène 1 : Shylock explique les raisons de sa haine envers Antonio : Il m'a couvert d'opprobre, il m'a fait tort d'un demi million, il a ri de mes pertes, il s'est moqué de mes gains, il a conspué ma nation, traversé mes marchés, refroidi mes amis, échauffé mes ennemis ; et quelle est sa raison ? … Je suis un juif ! Un juif n'a-t-il pas des yeux ? Un juif n'a-t-il pas des mains, des organes, des proportions, des sens, des affections, des passions ? N'est-il pas nourri de la même nourriture, blessé des mêmes armes, sujet aux mêmes maladies, guéri par les mêmes moyens, échauffé et refroidi par le même été et par le même hiver qu'un chrétien ? Si vous nous piquez, est-ce que nous ne saignons pas ? Si vous nous chatouillez, est-ce que nous ne rions pas ? Si vous nous empoisonnez, est-ce que nous ne mourons pas ? Et si vous nous outragez, est-ce que nous ne nous vengerons pas ? Si nous sommes comme vous du reste, nous vous ressemblerons aussi en cela. Quand un chrétien est outragé par un juif, où met-il son humilité ? A se venger ! Quand un juif est outragé par un chrétien, où doit-il, d'après l'exemple chrétien, mettre sa patience ? Eh bien, à se venger ! La perfidie que vous m'enseignez, je la pratiquerai, et j'aurai du malheur, si je ne surpasse pas mes maîtres. Acte III Scène 5 : Jessica (à son mari Lorenzo) : Lancelot (valet de Shylock) me dit nettement qu'il n'y a point de merci pour moi dans le ciel, parce que je suis une fille de juif, et il prétend que vous êtes un méchant membre de la République parce qu'en convertissant les juifs en chrétiens, vous haussez le prix du porc. Lorenzo (à Lancelot) : J'aurais moins de peine à me justifier de cela devant la République que vous de la rotondité de la négresse. La fille maure est grosse de vous, Lancelot. Lancelot : Tant mieux, si elle regagne en embonpoint ce qu'elle perd en vertu. Ce la prouve que je n'ai pas peur de la Maure. Lorenzo : Comme le premier sot venu peut jouer sur les mots ! Je crois que bientôt la meilleure grâce de l''sprit sera le silence, et qu'il n'y aura plus de mérite à parler que pour les perroquets. Acte IV Scène 1 : Portia (se faisant passer pour un docteur en droit) : La clémence ne se commande pas. Elle tombe du ciel, comme une pluie douce, sur le lieu qu'elle domine ; double bienfaisance, elle fait du bien à celui qui donne et à celui qui reçoit. Elle est la puissance des puissances. Elle sied aux monarques sur leur trône, mieux que leur couronne. Leur sceptre représente la force du pouvoir temporel, il est l'attribut d'épouvante et de majesté dont émanent le respect et la terreur des rois. Mais la clémence est au-dessus de l'autorité du sceptre, elle trône dans le coeur des rois, elle est l'attribut de Dieu même ; et le pouvoir terrestre qui ressemble le plus à Dieu est celui qui tempère la justice par la clémence. Ainsi, juif, bien que la justice soit ton argument, considère ceci : qu'avec la stricte justice nul de nous ne verrait le salut. C'est la clémence qu'invoque la prière, et c'est la prière même qui nous enseigne à tous à faire acte de clémence. + Lire la suite.
Nastasia-B a écrit une critique à 19 août 2015. Nastasia-B donne la cote 193 pour Le Marchand De Venise. ANTONIO : Le diable peut citer l'Écriture à ses fins, Une âme fourbe produisant de saints témoignages Est comme un traître à la joue souriante, Une belle pomme dont le cœur est pourri. Oh ! quelle belle figure a la duplicité ! SHYLOCK : Trois mille ducats, c'est une belle et ronde somme. Trois mois sur douze, alors, voyons le taux… ANTONIO : Eh bien, Shylock, serons-nous vos débiteurs ? SHYLOCK : Signor Antonio, maintes et maintes fois Sur le Rialto, vous m'avez insulté À propos de mon argent et de ce qu'il rapporte. Je l'ai toujours supporté d'un patient haussement d'épaules (Car souffrir est l'insigne de ma tribu), Vous me traitez de mécréant, de chien d'égorgeur, Et vous crachez sur ma houppelande de Juif, Et tout cela pour l'usage que je fais de ce qui est à moi. Or, il apparaît aujourd'hui que vous avec besoin de mon aide : Alors, vous venez me trouver, et me dites : « Shylock, nous voudrions de l'argent », vous me dites cela, Vous qui vidiez vos crachats sur ma barbe, Et me chassiez à coups de pied comme vous repoussez un roquet étranger Loin du seuil de votre maison, vous voulez de l'argent. Que devrais-je vous dire ? Ne devrais-je pas dire : « Un chien a-t-il de l'argent ? Est-il possible Qu'un roquet puisse prêter trois mille ducats ? » Ou bien Dois-je courber bien bas, et sur un ton esclave, Retenant mon souffle dans un murmure d'humilité, Vous dire : « Cher monsieur, vous avez craché sur moi mercredi dernier ; Vous m'avez repoussé du pied tel jour ; une autre fois Vous m'avez traité de chien ; et pour toutes ces courtoisies Je vais vous prêter de l'argent » ? ANTONIO : Il se peut bien que je te traite encore ainsi, Que je crache encore sur toi, que je te repousse aussi. SI tu prêtes cet argent, ne le prête pas Comme à tes amis, car quand donc l'amitié A-t-elle tiré profit du stérile métal confié à un ami ? Prête-le plutôt à ton ennemi, Et s'il manque à son engagement, tu pourras d'un meilleur front Exiger son châtiment. Acte I, Scène 3. + Lire la suite.
Under_The_Moon a écrit une critique à 22 octobre 2017. Under_The_Moon donne la cote 193 pour Le Marchand De Venise. Ah l'argent... Celui qui ne fait pas le bonheur quand il est en abondance, mais ne le fait pas non plus quand il manque ! Mais qu'est-ce qui fait tourner notre vie ? L'argent ? L'amitié ? L'amour ? Voilà une des questions à laquelle tente de répondre le Marchand de Venise, une pièce qui nous compte comment Antonio, un prospère marchand vénitien un peu trop sûr de lui en vient à mettre en gage une livre de sa propre chair si jamais la dette contractée par son ami n'était pas remboursée. Il se moque bien du créancier, le Juif Shylock lorsque celui-ci lui expose ses conditions. Mais le Destin ne tourne jamais comme on s'y attendrait, alors.... Et bien sûr, comédie oblige, pendant ce temps les petites intrigues amoureuses vont bon train à Venise. Pas sûr que l'argent fasse le bonheur, pas sûr non plus qu'il faille chercher la Justice/vengeance à tout prix. Ici, Shakespeare oppose la Loi du Talion avec le Pardon Chrétien. La Justice (des hommes) est aveugle mais la compassion vient du coeur, alors autant laisser ce don divin l'emporter. On retrouve dans cette pièce beaucoup de citations célébrissimes de Shakespeare - à tel point qu'on en oublie qu'elles sont de lui - comme par exemple "Love is blind" (l'amour est aveugle), "all that glitters is not gold" (tout ce qui brille n'est pas de l'or) pour ne citer que ces deux là. Il y a aussi, bien sûr, la fameuse tirade de Shylock dans l'acte III qui pourrait faire passer la pilule de tous ces clichés sur les non-Blancs et non-Chrétiens que contient cette pièce. Alors oui, un oeil du XXIème siècle aurait vite faite de qualifier cela de racisme, mais n'oublions pas de remettre l'oeuvre dans son contexte : à l'époque élisabéthaine (Renaissance), l'heure n'est pas encore aux conquêtes territoriales ou quelques ouvertures sur le monde. le marché s'ouvre pour commercer avec des étrangers, on s'intéresse à leur marchandise , il ne faut pas non plus trop en demander ! La pièce n'est donc pas mauvaise mais ne rejoindra pas mon podium des " 3 Best Shakespeare's plays", car ces propos un peu trop mielleux sur la morale chrétienne contre l'usure et les instincts primaires de revanche me laissent... plutôt indifférente. + Lire la suite.