La Mégère Apprivoisée Par William Shakespeare (1993)

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Description du La Mégère Apprivoisée

Telecharger Livre Epub Francais Gratuit La Mégère Apprivoisée PDF IBook PDB - Petruchio Good morrow, Kate - for that's your name, I hear. Katharina Well have you heard, but something hard of hearing ; They call me Katharine that do talk of me. Petruchio You lie, in faith, for you are called plain Kate, And bonny Kate, and sometimes Kate the curst : But Kate, the prettiest Kate in Christendom, Kate of Kate Hall, my super-dainty Kate, ... Petruchio Bonjour, Cateau... car c'est là votre nom, ai-je entendu dire. Catarina Vous n'êt...

Détails sur le La Mégère Apprivoisée

Titre de livre : 492 pages
Auteur : William Shakespeare
Éditeur : Flammarion
Traducteur : Marcelle Sibon
Catégorie : Littérature
ISBN-10 : 2080707434
Moyenne des commentaires client : 3.63 étoiles sur 5 99 commentaires client
Nom de fichier : la-mégère-apprivoisée.pdf (Vitesse du serveur 29.51 Mbps)
La taille du fichier : 38.8 MB

Commentaire Critique du La Mégère Apprivoisée

Satine a écrit une critique à 13 juin 2012. Satine donne la cote 99 pour La Mégère Apprivoisée. Cette pièce parut pour la première fois en 1623, sept ans après la mort de Shakespeare. Mais on peut se poser des questions sur son origine. En effet, en 1594, un auteur anonyme publia à Londres une pièce intitulée « Une mégère apprivoisée ». le titre est quasiment identique, l'intrigue aussi mais les lieux, les prénoms et les relations entre les personnages diffèrent. Aussi peut-on faire des hypothèses : Shakespeare est-il cet auteur anonyme qui par la suite a amélioré sa pièce initiale en l'étoffant davantage ou bien est-ce qu'il s'est inspiré de cette pièce ? C'est la seule fois que Shakespeare met en scène une femme acariâtre. Même si le titre de la pièce révèle le dénouement de l'histoire, on peut être surpris par cet écart. Par ailleurs, la pièce s'ouvre sur un prologue quelque peu étrange. le duc et ses serviteurs décident de faire passer un ivrogne pour le duc. Ainsi ils lui font croire qu'il a perdu la mémoire et lui proposent de regarder une pièce de théâtre qui n'est autre que la pièce que nous lisons. Si les répliques de la mégère et de son prétendant Petruchio font parfois sourire, il est cependant regrettable que des phrases en italien ou en latin n'aient pas été traduites. On ne peut aussi s'empêcher de penser à « La belle au bois dormant » même si les raisons de l'isolement ne sont pas identiques. Les personnages sont attachants surtout les prétendants de Bianca qui se lancent sans hésitation dans un imbroglio pour la séduire. Résumé : Baptista, un riche gentilhomme de Padoue, refuse de marier sa cadette Bianca avant son aînée Catharina. Malheureusement celle-ci n'a pas la langue dans sa poche et ne plaît à aucun homme. Ainsi les deux prétendants de Bianca Hortensio et Grumio décident d'unir leurs efforts pour trouver un mari à Catharina. Baptista enferme Bianca pour lui éviter toute rencontre et se met à la recherche de professeurs pour ses filles. Quand Vincentio entend cela, il met au point un stratagème : il se portera volontaire pour donner des leçons à la jolie Bianca afin de la séduire et il fait passer son valet Tranio pour lui. D'autres jeunes garçons dont Hortensio acceptent aussi d'être des professeurs. Petruchio rejoint son ami Hortensio et lui dit qu'il veut faire un mariage d'argent. Hortensio compte alors lui présenter Catharina… Acte I Scène 2 : Petruchio : Signor Hortensio, entre des amis tels que nous, quelques mots suffisent ; si donc tu connais une personne assez riche pour être la femme de Petruchio, comme l'argent est le refrain de ma chanson matrimoniale, fût-elle aussi laide que l'amoureuse de Florent, aussi vieille que la Sibylle, aussi bourrue et aussi acariâtre que la Xantippe de Socrate, ou pire encore, fût-elle aussi rude que la mer Adriatique en fureur, elle n'altérera pas, elle n'émoussera pas en moi le tranchant de la passion ! Je viens à Padoue faire un riche mariage ; s'il est riche, il est heureux. Grumio : Voyez vous monsieur, il vous dit tout bonnement ce qu'il pense. Donnez-lui de l'or suffisamment, et mariez-le à une poupée, à une figurine ou à une vieille stryge édentée, ayant autant d'infirmités que cinquante-deux chevaux ! Tout est bien, s'il y a apport d'argent. […] Petruchio : Pourquoi suis-je venu ici, sinon dans ce but ? Croyez-vous qu'un peu de tapage puisse effaroucher mes oreilles ? Est-ce que je n'ai pas dans mon temps entendu les lions rugir ? Est-ce que je n'ai pas entendu la mer, soulevée par les vents, faire rage, toute suante d'écume, comme un sanglier furieux ? Est-ce que je n'ai pas entendu gronder les grandes batteries dans les plaines, et l'artillerie du ciel dans les nuages ? Est-ce que je n'ai pas, dans une bataille rangée, entendu les bruyantes alarmes, le hennissement des coursiers et le cri des trompettes ? Et vous venez me parler de la langue d'une femme, qui frappe bien moins l'oreille qu'une châtaigne éclatant dans l'âtre d'un fermier ! Bah ! Bah ! Gardez vos épouvantails pour faire peur aux enfants. Acte II Scène 1 : Hortensio (parlant de Catharina) : Certes, non ; car c'est elle qui a rompu le luth sur moi. Je lui disais simplement qu'elle se trompait de touches, et je lui pliais la main pour lui apprendre le doigté, quand, dans un accès d'impatience diabolique : Des touches, s'écrie-t-elle, vous appelez ça des touches ? Eh bien, je vais les faire jouer ! Et, à ces mots, elle m'a frappé si fort sur la tête que mon crâne a traversé l'instrument. Et ainsi, je suis resté quelque temps pétrifié, comme un homme au pilori, ayant un luth pour carcan, tandis qu'elle me traitait de misérable racleur, de musicien manqué, et de vingt autres noms injurieux, comme si elle avait appris une leçon pour mieux m'insulter. […] Petruchio : Ayant entendu dans toutes les villes vanter ta douceur, célébrer tes vertus et chanter ta beauté, bien moins cependant qu'elles ne le méritent, j'ai été porté à te rechercher pour femme. Catharina : Porté !... à merveille ! Eh bien, que le diable qui vous a porté vous remporte ! Vous m'avez tout de suite eu l'air d'un meuble transportable. Petruchio : Qu'est-ce à dire, d'un meuble… Catharina : Oui, d'une chaise percée ! Petruchio : Tu as dit juste : assieds-toi donc sur moi. Catharina : Les ânes sont faits pour porter, et vous aussi. + Lire la suite.
BazaR a écrit une critique à 28 août 2016. BazaR donne la cote 99 pour La Mégère Apprivoisée. Bon, il va falloir faire preuve de tact en écrivant cette critique. Affirmons-le d'emblée : oui, j'ai aimé cette pièce, et non, je ne suis pas un infâme misogyne ! La mégère (ou la sauvage, comme l'écrit le traducteur que j'ai lu : François-Victor Hugo) apprivoisée est une comédie qui tape juste. Elle est fraîche, amusante, bourrée de farces plus ou moins grossières et d'interprétations des phrases de l'interlocuteur dans les dialogues qui génèrent la confusion et le rire. Shakespeare nous emmène encore une fois en Italie où le père d'une jeune fille très courtisée impose que pour la marier, il faudra avant que son ainée trouve époux. Or Catharina l'ainée est particulièrement revêche à l'idée et à ceux qui lui font gentiment des avances : elle n'hésite pas à leur mettre la main dans la gueule. L'un des amoureux de la cadette trouve cependant un ami, Petruchio, prêt à tenter l'aventure. Petruchio va employer ses techniques de dressage d'animaux pour apprivoiser Catharina. En parallèle, les amoureux de Bianca la cadette vont se faire passer pour des professeurs pour approcher leur belle et lui faire leur cour. Shakespeare manie magnifiquement les codes de la comédie populaire. Il y a ici de quoi rire assez fin et assez gras. Les combines des uns et des autres sont savoureuses. J'ai eu cependant quelques difficultés à différencier tous ces personnages aux noms italiens, sachant de plus que certains s'amusent à changer d'identité. Ce doit être plus simple en scène, où l'on identifie les visages. Mais la partie qui ne passe plus de nos jours sous nos latitudes (espérons que ça dure) tient évidemment dans le comportement de Petruchio décidé à « dresser » littéralement Catharina : il l'affame ; il l'empêche de dormir ; il l'oblige à tenir pour vrai n'importe quelle ânerie qu'il profère (genre c'est la lune que je vois briller, alors qu'il s'agit du soleil). de nos jours, on associerait son comportement à de la torture physique et mentale. La conclusion de la pièce elle-même enfonce le clou en acceptant la méthode et en relayant la place éternelle de la femme, douce, aimante, et surtout obéissante au côté de son seigneur et maître. Disons-le, lu aujourd'hui c'est abject. Cependant, en lisant je me suis forcé à me rappeler que Shakespeare s'adressait au bon peuple d'Angleterre de la fin du 16ème siècle (et du début du 17ème). Remis dans son contexte, la morale tient la route (argh ! j'ai du mal à écrire ça). Je suis malheureusement sûr qu'elle tient la route encore aujourd'hui dans de nombreux endroits de notre planète. Cette pièce présente un prologue qui enserre l'histoire dans une autre histoire comme une mise en abîme : un Lord décide de s'amuser d'un clochard aviné en l'emmenant chez lui, l'habillant comme lui et le persuadant qu'il est lui. Sly, le clochard, est vite convaincu. Et voilà que son « épouse » (un valet déguisé) lui propose de voir une pièce donnée par une troupe de passage. Et l'histoire de Petruchio et Catharina commence. Selon François-Victor Hugo, Shakespeare souhaitait par-là inviter tout le peuple de Londres pour voir cette pièce. Why not. Ce que je comprends moins, c'est pourquoi on n'a pas droit à un épilogue qui nous montre la réaction de Sly à la pièce. J'ai eu l'impression qu'il manquait une conclusion à la première poupée russe. Lisez la pièce pour vous amuser donc, mais surtout, oubliez sa morale. + Lire la suite.
LiliGalipette a écrit une critique à 06 février 2012. LiliGalipette donne la cote 99 pour La Mégère Apprivoisée. « Les comédiens de Votre Honneur ayant été informés de votre rétablissement sont venus pour vous régaler d'une fort jolie comédie, car nos docteurs sont d'avis que ce divertissement est très bon à votre santé, voyant que c'était un amas de mélancolie qui avait épaissi votre sang, et la mélancolie est mère de la frénésie : ainsi ils vous conseillent d'assister à la représentation d'une pièce, et d'accoutumer votre âme à la gaieté et au plaisir ; remède qui prévient mille maux et prolonge la vie. » + Lire la suite.