Chéri Par Sidonie-Gabrielle Colette (2004)

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Chéri

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Description du Chéri

Site De Telechargement Francais Chéri MOBI PDF - Léa de Lonval, une courtisane de près de cinquante ans, est la maîtresse de Fred Peloux, surnommé Chéri. A mesure qu'elle éprouve le manque de conviction croissant de son jeune amant, Léa ressent, avec un émerveillement désenchanté et la lucidité de l'amertume, les moindres effets d'une passion qui sera la dernière. Pourtant il suffira à Chéri d'épouser la jeune Edmée pour comprendre que la rupture avec Léa ne va pas sans regrets.

Détails sur le Chéri

Titre de livre : 249 pages
Auteur : Sidonie-Gabrielle Colette
Éditeur : Le Livre de Poche
Catégorie : Littérature
ISBN-10 : 2702488714
Moyenne des commentaires client : 3.66 étoiles sur 5 335 commentaires client
Nom de fichier : chéri.pdf (Vitesse du serveur 20.12 Mbps)
La taille du fichier : 17.63 MB

Commentaire Critique du Chéri

Colchik a écrit une critique à 19 août 2017. Colchik donne la cote 335 pour Chéri. Chez Colette se pose souvent la question du renoncement. Comme chez toutes les natures gourmandes. Faut-il renoncer avant l'écoeurement du « trop », avant l'amertume du « sans », avant la dernière limite que l'on s'est juré de ne pas franchir ? Chéri doit se marier. Il s'y conforme avec l'insouciance des enfants gâtés à qui l'on a promis des cadeaux s'ils font ce qu'on leur demande. Chéri obéit de bonne grâce, car il sent le dévouement qui s'attache à sa personne depuis sa naissance. Sa mère, Mme Peloux, veille sur ses intérêts et Léa sur son confort et sa santé. Son univers de garçon égoïste se déploie entre ces deux bornes bienveillantes et protectrices. Ce mariage est pour Léa une occasion de renoncer à Chéri, presque un soulagement. À cinquante ans, elle sait que son pouvoir de séduction est menacé par l'âge et elle sent que Chéri, avec la cruauté qui le caractérise, ne mettra plus longtemps à lui en faire reproche. Alors, la rupture, inévitable, viendra d'un choix et non d'un rejet. En femme du demi-monde, Léa sait aussi que la seule dignité qu'elle peut défendre est celle du fair-play. Elle ne peut parler d'amour à Chéri et s'en garde bien. Elle préfère lui parler en chic type et lui présenter son mariage comme une étape sociale indispensable pour un jeune homme qui veut s'établir. Chéri ignore les convenances, mais d'instinct il sait où est son intérêt. Il est sûr qu'il peut choisir sans avoir à renoncer. Or, pour la première fois, il devra admettre qu'épouser Edmée, c'est aussi renoncer définitivement à Léa. Il y a deux choses extraordinaires dans ce livre de Colette. Tout d'abord l'inversion des figures masculine et féminine. Chéri aime les perles, les bijoux, l'argent comme une courtisane. Léa, quant à elle, accorde plus d'importance aux amitiés solides (comme celle du boxeur Patron qui doit faire de Chéri un garçon vigoureux), à la loyauté d'une conduite, au respect d'elle-même qu'à sa condition de femme entretenue qui devrait lui inculquer la servilité et la vénalité avant toute chose. Chéri ne se vante-t-il pas d'avoir fait des économies pendant les six ans de sa liaison avec Léa ? Il ne s'offusque d'ailleurs pas quand sa future belle-mère insinue qu'il n'est qu'une espèce de gigolo, alors que Léa est presque choquée par cette allusion et suffisamment habituée aux humiliations pour sentir l'injure sous le coup de griffe de Marie-Laure. Cette inversion du masculin et du féminin s'étend aussi aux personnages secondaires du roman : la vieille baronne de la Berche est poilue comme un homme et s'exprime avec la verdeur d'un officier de cavalerie, Mme Peloux se laisse aller au débraillé masculin à l'heure de la sieste et le boxeur Patron, en dépit de son patronyme, file doux devant sa jeune femme jalouse. L'autre aspect étonnant du roman est la peinture en creux du demi-monde. Mme Peloux a gagné sa fortune dans la galanterie avant de se retirer dans sa propriété de Neuilly et de se donner quelques apparences respectables. Ses amies sont de dociles parasites, ainsi Mme Aldonza, la baronne de la Berche, ou d'anciennes rivales comme Léa ou la vieille Lili. Elle a le goût, c'est-à-dire l'absence de goût, d'une cocotte et calcule avec la rapidité d'une personne qui n'oublie pas son intérêt. Léa le lui rappelle d'ailleurs à plusieurs reprises, entre elles les faux-semblants ne peuvent masquer la réalité des appétits. Avec qui Chéri se marie-t-il ? Avec Edmée, la fille de Marie-Laure, une splendide demi-mondaine. le contrat de mariage donne lieu à d'âpres discussions auxquelles Chéri prend part avec une certaine jubilation. Il a hérité « le goût des affaires » de sa mère et aborde les questions d'argent sans la moindre gêne. Léa, Mme de Lonval pour la société, sait que le mariage de Chéri avec la fille de Marie-Laure est l'une des rares opportunités qui se présenteront au fils d'une Mme Peloux. La future épousée sort du couvent, comme toute jeune fille bien éduquée à l'époque. Elle est insupportable aux yeux de sa mère, car trop jolie, fraîche, réservée, habituée à ne pas sourciller devant les humiliations. Bref, c'est la femme qu'il faut à Chéri : suffisamment intelligente pour se taire et assez déterminée pour ne pas être détruite par l'égoïsme de son époux. Les amis de Chéri ne valent pas bien cher, le vicomte Desmond est un viveur sans le sou, et les femmes qu'ils fréquentent sont des filles sans avenir : la Loupiote et la Copine. La prostitution montre ici son vrai visage, celui qui fait frémir Léa quand elle s'interroge sur la destinée de ses compagnes de route. L'amour tarifé ne l'a pas avilie, mais elle n'ignore pas toutes celles qui ont sombré dans la précarité ou la misère après leur heure de gloire. Chéri, au fond, est aussi fragile que ces fleurs du pavé. Il est beau, avide d'argent et de plaisir, mais ignore tout de la dureté de la vie. Qui peut le protéger après l'effacement de Mme Peloux et de Léa ? Une femme comme Edmée qui ne connaît que trop les souffrances d'une vie sans amour. Nous retrouvons ici encore l'inversion des figures. le vrai monde, le monde respectable, est esquissé lors du voyage de Léa au pays basque. Quand elle éconduit le colonel Ypoustègue, elle dit non à la vieillesse de celui-ci, mais aussi à la respectabilité. Elle ne peut se résoudre à finir en « vraie dame » , à renoncer à sa liberté, celle de préférer des hommes jeunes, pleins de vie aux vieilles badernes. Colette retrouve ici le meilleur d'elle-même. le ton est percutant, l'ironie grinçante, le portrait sans concession. Elle s'amuse à peindre une micro-société avec férocité. Les duels entre Mme Peloux et Mme de Lonval sont délectables ; sans oublier la cruauté qui se cache derrière les fêlures, la peur, la lâcheté, l'appât du gain. Léa est vulnérable, c'est pourquoi elle est toujours sur la défensive et préfère une insouciance de façade, une légèreté feinte à un aveu qui l'abattrait. Elle est une leçon de courage. Ce courage que n'a pas l'Odette de Proust. Si ces deux femmes partagent le goût du confort, l'oisiveté d'un monde ouaté, elles se séparent sur l'essentiel : Léa ne sera jamais une Mme Swann. Colette a fait vivre Léa, Proust a imaginé Odette. L'une a fait de la courtisane une certaine figure de la modernité et l'autre l'archétype de la femme corruptrice, celle qui ronge l'âme d'un homme de l'intérieur. Ce qui est à l'opposé du sacrifice de Léa. + Lire la suite.
Eric76 a écrit une critique à 12 mai 2018. Eric76 donne la cote 335 pour Chéri. Chéri marchait légèrement, stimulé par un printemps sourd que l'on goûtait seulement dans le vent humide, inégal, dans le parfum exalté de la terre des squares et des jardinets. Une glace lui rappelait de temps en temps, au passage, qu'il portait un chapeau de feutre seyant, rabattu sur l'œil droit, un ample pardessus léger, de gros gants clairs, une cravate couleur de terre cuite. L'hommage silencieux des femmes le suivait, les plus candides lui dédiaient cette stupeur passagère qu'elles ne peuvent ni feindre, ni dissimuler. Mais Chéri ne regardait jamais les femmes dans la rue. + Lire la suite.
brigittelascombe a écrit une critique à 16 janvier 2012. brigittelascombe donne la cote 335 pour Chéri. Alors que Sigmund Freud découvre le complexe d'Oedipe fin XIX°-début XX° siècle, Colette (écrivaine française dont l'oeuvre entière n'est que prose emplie de sensibilité) plonge avec Chéri en 1920 en pleines amours subversives d'un jeune-homme Fred pour Léa l'amie vieillissante de sa mère. Trois portraits d'une très grande finesse psychologique. Celui de Fred Peloux dit Chéri, très beau et très jeune-homme,ni grand ni petit,le cheveu teinté comme le plumage d'un merle, tour à tour dans le passé rentier-gigolo surnommé ma gosse, mon vice par ses vieilles maîtresses qui, fétichiste, fantasme sur le collier de perles de Léa, griffe,se donne,se dérobe impertinent, accourt,se soumet, calcule,plaque pour se marier, cynique, avec la jeune, jolie et riche Edmée, se sent orphelin,revient vers celle dont il ne peut se passer, demande la permission de grandir. Celui de Léonnie Vallon, dite Léa de Vallon, 49 ans qui cache son âge, condescendante,qui materne, berce puis manipule,Nounoune qui désire lascive son beau démon,ange maudit,petit serin,s'énerve de ne pas cerner,souffre,pleure,s'angoisse,s'ennuie,remplace,regrette,reprend,autorise et permet l'évasion. Celui d'Edmée qui enfant a camaradé dans le jardin avec Fred, marchandise pitoyable entre mère et belle-mère parlant gros sous, inexpérimentée en amour, jeune femme gentille qui aime Fred et jalouse l'ancienne maîtresse, rage,et pardonnera la trahison. Un registre émotionnel très riche et une peinture de société forte, celle d'un Paris bourgeois au coeur du Neuilly des années folles. + Lire la suite.