La Liseuse Par Paul Fournel (2012)

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Description du La Liseuse

Torrent A Telecharger La Liseuse PDF DJVU - La stagiaire entre dans le bureau de Robert Dubois, l'éditeur, et lui tend une tablette électronique, une liseuse. Il la regarde, il la soupèse, l'allume et sa vie bascule. Pour la première fois depuis Gutenberg, le texte et le papier se séparent et c'est comme si son coeur se fendait en deux. Présentation de l'éditeur (P.O.L.): Depuis 1452 et la parution de la Bible à 32 lignes de Gutenberg, le texte et le livre ont partie liée...

Détails sur le La Liseuse

Titre de livre : 395 pages
Auteur : Paul Fournel
Éditeur : P.O.L.
Catégorie : Littérature
ISBN-10 : 2818014174
Moyenne des commentaires client : 3.56 étoiles sur 5 216 commentaires client
Nom de fichier : la-liseuse.pdf (Vitesse du serveur 22.36 Mbps)
La taille du fichier : 12.69 MB

Commentaire Critique du La Liseuse

cicou45 a écrit une critique à 01 février 2012. cicou45 donne la cote 216 pour La Liseuse. Sachant que je suis un peu réticente à toute sorte de liseuse, I-Pad...et que pour moi, rien ne remplacera jamais le livre papier, mon mari, en lisant la quatrième de couverture, n'a pas résisté à m'offrir ce livre et je l'en remercie même si je n'ai toujours pas changé d'avis. L'histoire est celle d'un éditeur, Robert Dubois, dont la maison d'édition pour laquelle il travaille porte son nom puisque ses ancêtres en sont les créateurs. C'est une vieille maison d'édition indépendante comme on en trouve de plus rarement de nos jours qui a ses auteurs attitrés mais qui est toujours en quête de nouveaux talents. Sa vie va être perturbée le jour où il fait la connaissance de Valentine, une jeune stagiaire, employés par sa propre maison, qui lui apporte son nouvel outil de travail : La Liseuse, instrument complètement révolutionnaire selon elle puisque cette tablette de 730 grammes est capable de contenir une quantité inimaginable de manuscrits. Réticent au départ, la narrateur va finalement se familiariser avec cette dernière, allant même à imaginer avec une bande de stagiaires, complètement déjantée dont fait partie Valentine, à créer une nouvelle boîte entièrement basée sur l'édition numérique. Est-ce l'édition de demain ? Probablement mais l'auteur n'affirme pas non plus que les bonnes vieilles librairies telles que nous les connaissons avec les livres papier sont vouées à disparaître puisque l'éditeur, une fois qu'il se retrouve dans une grande impasse et qu'il a le moral à zéro (je ne vais pas non plus vous dévoiler toute l'intrigue), en revient à ses bons vieux classiques, imprimés e(t au format du livre que nous connaissons aujourd'hui. Cela m'a remonté le moral car, tout comme lui, même si je pense que le monde de l'édition va inévitablement changer, je suis persuadée que les livres papier ne disparaîtront pas. Il y aura toujours des personnes, comme moi d'ailleurs, qui aiment sentir leur livre, le toucher et le conserver précieusement dans une bibliothèque...du moins, je l'espère ! Pour en revenir à l'écriture, j'avoue que celle-ci m'a un peu déroutée au départ car je ne comprenais pas pourquoi l'auteur coupait ses chapitres, parfois en plein milieu d'une phrase, jusqu'à ce que je lise ce qui est expliqué à la fin de l'ouvrage, à savoir que le texte est en réalité une sextine, ce qui est vraiment extrêmement bien mis en oeuvre de la part de l'auteur puisqu'il allie ici deux styles d'écriture. J'avoue cependant que je ne m'en serais jamais rendu compte sans cette explication, mettant simplement cela sur le compte du fantasque de l'auteur. L'écriture en elle-même est fluide et lipide et cet ouvrage se lit en un rien de temps. Pourquoi n'y ai-je pas attribué la note maximale ? Tout simplement parce que j'aurais souhaité qu'il s'attarde un peu plus sur certains passages, et notamment sur la fin que je trouve trop brève et que j'aurais souhaité qu'il creuse un peu plus mais cela n'est qu'une question de goût. A découvrir ! + Lire la suite.
canel a écrit une critique à 30 juin 2013. canel donne la cote 216 pour La Liseuse. S'il vous reste quelques illusions sur le monde merveilleux de l'édition, vous n'allez pas les garder. Ou alors vous trouverez cet ouvrage excessif et refuserez d'y croire. Ancien éditeur, Paul Fournel évoque ici ce qu'il connaît du milieu littéraire actuel, qui est surtout affaire de business : copinage, népotisme, clonage de best-sellers, reprise de sujets qui font recette, pseudo prix littéraires, marchandage entre éditeurs sur auteurs et ouvrages, marketing bien sûr (TV, presse, salons, séances de dédicaces), scénario vendu à des réalisateurs avant même que le livre soit publié. J'en passe. Rien sur les 'écrivains fantômes' (dits 'nègres'), n'en jetez plus, le lecteur est déjà assez écoeuré par toutes les magouilles citées ici. Un rappel intéressant qui adoucit ce triste tableau : une maison d'édition peut publier des 'petits auteurs' à condition qu'elle vende aussi des best-sellers. Un autre aspect de l'édition est abordé : son avenir, à l'heure du développement de la liseuse et des publications en ligne. Loin d'être pessimiste, Fournel voit au contraire dans ce nouveau support un formidable potentiel pour un autre rapport à la lecture et à l'écriture (qui n'évince pas le précédent), pour découvrir de nouveaux talents et jouer avec la littérature et les mots - ce n'est pas le président de l'Oulipo qui pourrait rejeter de si belles perspectives ! Très bon moment de lecture avec ce savoureux roman qui fait grincer des dents et sourire, l'auteur excelle dans ces deux registres. --- la couv de l'édition Folio ne me semble refléter ni le propos, ni l'humour caustique de l'auteur + Lire la suite.
caro64 a écrit une critique à 06 avril 2012. caro64 donne la cote 216 pour La Liseuse. Les temps changent depuis toujours, mais un peu plus ces temps-ci, semble-t-il, où l'on croise de plus en plus de lecteurs sans livre mais avec cordon d'alimentation. Robert Dubois, vieil éditeur germanopratin, découvre cette réalité le jour où une stagiaire pressée lui apporte une liseuse (idée de l'actionnaire majoritaire qui sait où mène la modernité) sans réaliser qu'elle fait sonner un étrange glas dans la vie de cet homme entouré de papier. L'objet a de l'allure, il ne sent rien, se range mal dans une poche ou un cartable mais il entre dans le quotidien de notre homme qui en a vu d'autres mais s'interroge néanmoins : quel est ce monde où un texte pourra exister loin du papier ? Ni chant du cygne, ni apologie passéiste, La Liseuse est le récit de cette petite révolution dans un univers en ébullition permanente, celui d'un lecteur fou qui oscille entre désabusement permanent (que n'a-t-il du temps pour lire enfin les livres qui valent la peine et réclament du temps) et espoir continu (et s'il allait enfin découvrir un grand écrivain), d'un homme qui passe sa vie penché sur des manuscrits. On reconnaît l'éditeur à son goût du risque et à son assurance que le succès est imprévisible : celui-ci décide de jouer le jeu en confiant à ses stagiaires, une peuplade qui grouille dans le monde de l'édition, le soin d'inventer une maison dont les nouvelles technologies seront le support. Cela va-t-il fonctionner ? Goguenard et attentif, attendri quoique inquiet, il regarde lentement s'effriter ses certitudes en laissant les souvenirs interroger le présent. Paul Fournel n'est pas avare de clins d'oeil, envers ses amis de l'OULIPO notamment (Queneau, le Tellier, Perec viennent faire des apparitions plus ou moins masquées), envers ses livres chéris, et parce qu'il croit depuis longtemps au pouvoir de la contrainte il a composé un roman répondant au principe de la sextine (je lui laisse le soin de vous l'expliquer en dernière page…). Pour le profane, c'est un voyage dans le monde de l'édition, avec toutes ses chapelles, ses rituels, ses ridicules, ses grandeurs, mais c'est avant tout une étonnante réflexion, sous forme narrative, sur ce que devient ce monde qui se croyait à l'abri des changements et qui découvre qu'il va devoir s'adapter. Esprit, humour, mélancolie surmontée et maîtrise d'écriture ! Ce livre est un délice, où Paul Fournel ne se refuse rien : on aurait tort de s'en priver. + Lire la suite.