La Princesse De Clèves Par Madame De La Fayette (1973)

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Description du La Princesse De Clèves

Livre A Telecharger Gratuit Pour Tablette La Princesse De Clèves En Français RTF PDF - Madame de Clèves, jeune beauté parfaite en tout point, fait des débuts remarqués à la cour de la reine dauphine, belle-fille d'Henri II. Pour ce modèle de vertu, l'image de Diane de Poitiers plane tout au long du roman comme le contre-exemple absolu. Mais sous des dehors innocents, la Princesse de Clèves, par sa faculté à analyser et à maîtriser ses sentiments, fait preuve d'une personnalité étonnante et rarement exposée avec tant de justesse auparavant.

Détails sur le La Princesse De Clèves

Titre de livre : 480 pages
Auteur : Madame de La Fayette
Éditeur : Le Livre de Poche
Catégorie : Littérature
ISBN-10 : 2253006726
Moyenne des commentaires client : 3.47 étoiles sur 5 2815 commentaires client
Nom de fichier : la-princesse-de-clèves.pdf (Vitesse du serveur 24.19 Mbps)
La taille du fichier : 28.34 MB

Commentaire Critique du La Princesse De Clèves

Nastasia-B a écrit une critique à 30 août 2013. Nastasia-B donne la cote 2815 pour La Princesse De Clèves. - Les grandes afflictions et les passions violentes, repartit M. de Nemours, font de grands changements dans l’esprit ; et, pour moi, je ne me reconnais pas depuis que je suis revenu de Flandre. Beaucoup de gens ont remarqué ce changement, et même madame la dauphine m’en parlait encore hier. [...] Mais je voudrais qu’elle ne fût pas seule à s’en apercevoir. Il y a des personnes à qui on n’ose donner d’autres marques de la passion qu’on a pour elles, que par les choses qui ne les regardent point ; et, n’osant leur faire paraître qu’on les aime, on voudrait du moins qu’elles vissent que l’on ne veut être aimé de personne. L’on voudrait qu’elles sussent qu’il n’y a point de beauté, dans quelque rang qu’elle pût être, que l’on ne regardât avec indifférence, et qu’il n’y a point de couronne que l’on voulût acheter au prix de ne les voir jamais. Les femmes jugent d’ordinaire de la passion qu’on a pour elles, continua-t-il, par le soin qu’on prend de leur plaire et de les chercher ; mais ce n’est pas une chose difficile, pour peu qu’elles soient aimables ; ce qui est difficile, c’est de ne s’abandonner pas au plaisir de les suivre, c’est de les éviter, par la peur de laisser paraître au public, et quasi à elles-mêmes, les sentiments que l’on a pour elles. Et ce qui marque encore mieux un véritable attachement, c’est de devenir entièrement opposé à ce que l’on était, et de n’avoir plus d’ambition, ni de plaisir, après avoir été toute sa vie occupé de l’un et de l’autre. + Lire la suite.
Nastasia-B a écrit une critique à 25 août 2013. Nastasia-B donne la cote 2815 pour La Princesse De Clèves. AAAh ! La Princesse De Clèves ! Combien redoutée, combien détestée, combien honnie par les lycéens ou combien adorée, combien adulée, combien vénérée ! Tout de suite, à l'exception du tout début et de la toute fin, il me faut confesser que j'ai adoré, dévoré, jubilé, savouré ce roman d'amour posé comme une fleur délicate et parfumée sur le canevas superbe des vicissitudes historiques. Ce roman est majeur et c'est indubitable, n'en déplaise à nos chers lycéens, à nos chers ex-futurs présidents et à ceux qui ne jurent que par la nouveauté, le polar ou la SF. Madame de La Fayette a créé quelque chose de nouveau pour l'époque, quelque chose qui a révolutionné son domaine. Pour tâcher d'illustrer le rôle majeur occupé par La Princesse De Clèves dans l'histoire littéraire, je vais tenter quelques hasardeuses comparaisons avec le monde de l'automobile, que je connais fort peu, ou celui du tennis (mon pseudonyme oblige) que je connais encore moins. Vous pouvez tout à fait, mes chers lycéens, ne pas aimer du tout, ni aucunement goûter les formes délicieusement surannées de cette vieille Citroën qu'on appelle la Traction . En revanche, vous ne pourrez jamais nier l'importance que ce modèle a eu sur l'évolution de l'automobile. Avant elle, presque toutes les voitures étaient des propulsions arrière. À partir de ce modèle et depuis lors, presque toutes les voitures sont des tractions avant. Dans le domaine sportif (Le cas du sauteur en hauteur Dick Fosbury serait probablement encore plus révélateur mais puisque j'ai commis l'erreur de choisir un pseudonyme en référence au tennis, je vais m'efforcer de piocher un exemple issu de ce sport.), évoquons le cas de Boris Becker. On peut (c'était mon cas) ne pas du tout aimer ce joueur. Par contre, il est indéniable que l'influence de son service a révolutionné le tennis de haut niveau. Il a fait de ce qui n'était considéré alors que comme un engagement un véritable coup du tennis au même titre que le smash ou le passing-shot. Depuis Becker, plus un joueur qui prétend à la hauteur des classements mondiaux ne peut se permettre d'avoir un service timoré. Je suis bien d'accord que cet étrange service (on avait l'impression que Becker allait pondre un œuf avant de tirer !) ferait peut-être pâle figure aujourd'hui sur un tournoi, mais à l'époque, c'était de la dynamite. Tel est le cas du roman qui nous occupe aujourd'hui. Sans lui, point de ces quelques joyaux sublimes qui jalonnent l'histoire littéraire ou du moins, il en manquerait certains ou bien ils n'auraient pas le même éclat car une porte s'est ouverte alors. Quelqu'un l'aurait ouverte un jour ou l'autre, mais ce fut Madame de La Fayette et à cet instant précis de l'histoire, ce qui n'est pas sans conséquence. Venue un siècle plus tôt ou plus tard et la face du monde littéraire eût été différente. En effet, quand je lis Madame de La Fayette, je ne peux m’empêcher de songer aux glorieux héritiers qu’elle a semés de par le monde. Entre le duc de Nemours et la princesse de Clèves il y a la force et l’intensité qui ont fait mon bonheur dans les Liaisons Dangereuses entre le vicomte de Valmont et la présidente de Tourvel, dans les angoisses et les cœurs battants du tournoi je retrouve exactement la même tension que celle qu’éprouve Anna Karénine pour Vronski lors de la course de chevaux, lesquels deux romans susmentionnés sont, de tous temps, parmi mes plus grands coups de cœur vécus en littérature. Madame de La Fayette s’inscrit dans le mouvement précieux, pas forcément ma tasse de thé au demeurant, mais elle sait le faire avec tact, avec élégance et avec un réel sens littéraire avancé qui élève cette histoire bien au-delà de l’amourette avortée qu’on a tous et toutes plus ou moins connu et qui nous a tous et toutes plus ou moins écorchés. Non, elle touche à quelque chose d’ultime, d’universel, de cristallin, de mythique, de théorique, de supra humain. Le romantisme et la fièvre gothique puiseront aussi quelque chose de cette vibrance-là mais il y a ici une magie, une féerie sur le thème de l’amour tout à fait exceptionnelle. Tout au long du livre on se pose une question, LA question, la seule qui vaille : Va-t-elle succomber ? Va-t-il la convaincre ? Vont-ils s'aimer comme ils le devraient ? Tout est bâtit là-dessus (non pas exactement quand même, je résume), c'est sur ce fil tendu entre la raison et la passion qui nous tient en extase. Tout au long du roman, la princesse s'efforce de maintenir sa passion folle, volcanique, magnétique, irrésistible, dans le treillis austère autant que mortifère constitué par la gangue irrésolue mais irréfragable de sa propre raison. Elle est amoureuse, elle est sublime, elle palpite, elle ne vit que pour ça, mais elle est mariée et elle a des principes. Il est superbe, il est droit, il est noble, elles se l'arrachent toutes, mais c'est elle qu'il veut. Il n'a d'yeux que pour elle, mais c'est un seigneur, il ne veut pas l'avilir. L'auteur a créé deux joyaux, il lui fallait un écrin. Et là encore, coup de génie Madame de La Fayette, de choisir un truc quelque peu irréel et pourtant ayant existé ; il s'agit d'une cour de roi de France. Certes, rien d'extraordinaire pour cette auteure qui vivait à la cour de Louis XIV, grosso modo un siècle après les événements décrits. Et bien non, pas tant que cela, car même l'étiquette, l'identité, la nature de la cour du roi de France Henri II a quelque chose d'extraordinaire, de suspendu dans le temps et dans l'histoire, et qu'aucune autre période ne saura refleurir. Sentiment irréel dans un lieu et une époque irréels, pour mieux nous faire sentir le cas limite de la situation où réalité crédible voisine avec légende et mythologie. Roman historique, roman d'amour, tout va pour le mieux, nos cœurs de lectrices aux abois tambourinent aux creux de nos poitrines tendres, on en voudrait encore ou bien s'arrêter là, sur cette impression, quand un dénouement que je juge très inférieur vient, discrètement nous remettre sur les rails de la morale religieuse chrétienne (j'allais écrire à deux balles , mais comme je ne m'appelle pas Nicolas Sarkozy, je ne puis me permettre). Ceci vient un peu gâcher la perception globale de l'ensemble, mais rien que pour le frétillement du milieu, ma très chère Madame de La Fayette, je vous remercie infiniment, très au chaud dans mon cœur. Nonobstant, une fois encore, vous aurez deviné que tout ceci n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas beaucoup plus qu'un battement de cil du dernier des pages du dernier des courtisans du dernier soupir du vénérable Henri II, autant dire, pas grand-chose. + Lire la suite.
cannibalector a écrit une critique à 29 août 2016. cannibalector donne la cote 2815 pour La Princesse De Clèves. Si j'étais président de la république....... Si j'étais président de la république, je rendrais obligatoire la lecture de ce roman au lycée, bien sûr et en dernier année de l'ENA. Avant de vous expliquer le pourquoi de cette provocation, je tiens à être honnête, à vous dire que j'en ai sué à la lecture de ce roman. Déjà, les romans d'amour, c'est pas trop mon truc, de plus, même si la langue est belle, je l'ai trouvé difficile d'accés surtout pendant les premiers trois quarts du livre! Enfin, le suspens n'est pas le point fort du livre ( doux euphémisme) et surtout mon coté primaire, voire primate, n'arretait de sussurer à l'oreille de la princesse: vas-y écarte les cuisses, qu'on en finisse! Oui, je sais, je suis vulgaire et grossier envers une oeuvre d'une infinie beauté, envers une oeuvre où la psycholologie féminine est si finement analysée, où les affres de la passion amoureuse sont si parfaitement décrites que l'amour apparait une affaire bien trop dangereuse pour nous , pauvres humains. Mais ce qui m'a le plus troublé dans ce livre est sa modernité, la brulante actualité des thèmes que Mme de la Fayette évoque: c'est pour cela que chaque lycéen et chaque homme ( ou femme) souhaitant assumer de lourdes responsabilités dans notre societé devrait lire ce roman. Bien evidemment, un prof de français qui donnerait l'ordre de lire ce roman en trois semaines avec un résumé à la clef irait tout droit au fiasco ( c'est ce qui a du arriver à notre cher Sarko) mais un travail en lecture commune complété par un partage en petits groupes et surtout une actualisation des thèmes abordés devraient considérablement enrichir les élèves. En effet, l'auteur nous présente, tout d'abord, une mère pétrie de valeurs et voulant les inculquer à tout pris à sa fille: - qu'est ce qu'une valeur? En quoi est-elle différente d'un principe, d'une règle de vie, une valeur provient-elle forcément d'une religion, de la morale, peut- on inventer ses propres valeurs? - sa fille absorbe ces valeurs sans critique, sans discernement: comment se distancier par rapport aux valeurs de nos parents, comment faire la part des choses? Les valeurs de la princesse, honneur, chasteté, sont mis à rude épreuve dans un environnement hostile: la cour où de nombreuses autres femmes sont prètes à tout pour s'élever dans l'échelle sociale - imagine que ta valeur fondamentale soit l'honneteté: tu joues un match de tennis important, tu sers pour la balle de match: ta balle est dehors mais ni ton adversaire ni l'arbitre ne l'ont vu, qu'est ce que tu fais ? La princesse va se marier avec un homme rempli de qualité mais qu'elle n'aime pas. A priori, cela nous semble complètement dépassé aujourd'hui; si on se met avec quelqu'un c'est qu'on l'aime, même si c'est pas pour longtemps, est ce si vrai? N'y at-il pas d'autres raisons qui poussent les gens à se mettre en couple sans s'aimer? Fuir les parents ou de simples raisons économiques, par exemple? La princesse de Clèves est- elle beaucoup plus ringarde que nous? Elle tombe follement amoureuse d'un autre homme mais elle résiste et va sacrifier sa vie. -et nous, quels sont les limites que nous mettons à nos engagements? Quand reprends t-on notre parole? Et pourquoi? du sexe, du fric, la gloire? Tout en étant resté fidèle, elle va avouer à son mari son amour pour un autre, aveu qui fera mourrir le prince de Clèves de chagrin. Ce fameux thème de la vérité on aura jamais de secret l'un pour l'autre, n'est pas ma (mon) chéri(e)?Vérité, courage, idiotie, culpabilité? Je pourrai encore soulever de nombreux autres thèmes tant ce roman est riche mais je sens que je commence à vous saouler et je m'excuse pour la longueur de ce commentaire mais , c'est plus fort que moi, l'amour m'a toujours inspiré*. * Et aussi la côte de boeuf + Lire la suite.