Monsieur Le Consul Par Lucien Bodard (1991)

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Description du Monsieur Le Consul

Extreme Download Zone Telechargement Monsieur Le Consul In French DJVU PDF - C'est une Chine hallucinante que Lucien Bodard fait revivre dans ce roman. Une Chine de misère et de famine, de fastes, de mendicité, qui sent le cadavre et l'excrément, la Chine des mouches, des espions, des lépreux et des têtes coupées, un pays grouillant, un chaos livré aux ambitions rivales des étrangers et dévasté par les «Seigneurs de la guerre » qui pillent, qui brûlent, qui rançonnent. On se croirait au fond des âges. Pourtant, c'est, dans cette Chine médiév...

Détails sur le Monsieur Le Consul

Titre de livre : 443 pages
Auteur : Lucien Bodard
Éditeur : Le Livre de Poche
Catégorie : Littérature
ISBN-10 : 2253013110
Moyenne des commentaires client : 3.75 étoiles sur 5 53 commentaires client
Nom de fichier : monsieur-le-consul.pdf (Vitesse du serveur 24.39 Mbps)
La taille du fichier : 26.14 MB

Commentaire Critique du Monsieur Le Consul

lecassin a écrit une critique à 20 décembre 2011. lecassin donne la cote 53 pour Monsieur Le Consul. « Monsieur le consul ». Jusqu'en 1973, on affublait Lucien Bodard du surnom de « Prince des grands reporters ». On disait également que sa monumentale histoire de la guerre d'Indochine avait certainement plus de qualités romanesques que le plus romanesque des romans. C'était sans compter le génie de l'auteur qui en 1973, avec la sortie de « Monsieur le Consul » se fait romancier. Et quel romancier ! Le petit Lulu voit tout d'une Chine encore médiévale, mise à sac par les seigneurs de la guerre… Il raconte tout, de l'élégance parfois arrogante d'Anne Marie, sa mère bien-aimée, à la misère, aux têtes coupées, aux fastes de Shanghai. Les souvenirs de Lucien Bodard constituent un témoignage unique sur la Chine au début du XXe siècle. Fils du consul de France à Shanghai, né à Chongqinq, l'auteur brosse ici le tableau d'un pays au bord du gouffre. Une lecture unique !.
GeorgesSmiley a écrit une critique à 05 décembre 2017. GeorgesSmiley donne la cote 53 pour Monsieur Le Consul. Un très grand livre écrit par un grand écrivain qui livre ses souvenirs d'enfance lorsqu'il avait une dizaine d'années. Pas n'importe quel enfant, pas n'importe où et pas n'importe quels souvenirs ! Lucien Bodard était, dans les années 20, le fils du consul de France à Chengdu, capitale du Sichuan (à l'époque on disait Sseu Tchouan). Il dresse un portrait parfois tendre mais souvent sans concession de ses parents et nous fait découvrir une Chine terrible et fascinante. Rien ne nous est épargné de la misère, de la cruauté, des cataclysmes climatiques ou des incendies qui ravagent périodiquement la cité parce qu'un des seigneurs de la guerre en a décidé ainsi. Le consul a l'ambition ultime de désenclaver le Sichuan en prolongeant jusqu'à Chengdu la ligne de chemin de fer qui reliait Hanoï à Kunming depuis 1910. Une manière de détourner les échanges par bateau qui descendaient et remontaient le Yang Tsé Kiang vers Shanghaï dominée par les Anglais. Une manière de se mettre en valeur et d'obtenir le poste d'ambassadeur qu'il mérite. Les embuches sont nombreuses ; les évidentes qui viennent des consuls anglais ou japonais, des seigneurs de la guerre (ceux du Sichuan affrontant ceux du Yunan, ceux du Yunan qui se méfient les uns les autres), des sociétés secrètes mafieuses et les plus inattendues car venant de compatriotes affairistes, sans scrupules et prêts à tout y compris à menacer physiquement le consul et sa famille (« l'enfant est-il en danger ? » demande sa mère). Tout le monde veut faire main basse sur l'opium, les affairistes pour « faire du fric », les sociétés étrangères pour « faire des affaires », les puissances coloniales pour augmenter leur influence et les seigneurs de la guerre pour acheter des armes qui leur permettraient de liquider tous les autres. On apprend comment s'est créé puis développé Shanghai, d'abord le Bund des Anglais puis la concession française. Comment la concession a été pacifiée avec le concours de la « bande bleue », on pense alors à « Tintin et le lotus bleu » pour réaliser que les fleurs de lotus ne sont pas bleues. On voit défiler le gouverneur de l'Indochine française en visite officielle, trop bien marié à une jeunesse qui lui rend trente ans et un appétit qu'il n'a plus. On assiste aux négociations, tractations et organisations de coups bas de toutes sortes ; on suit le gamin qui circule librement dans la ville chinoise, uniquement accompagné d'un soldat lépreux chargé de l'escorter; il voit tout et comprend tout « Je pense à la vie de petit seigneur que j'ai eue…Dans ce Sseu Tchouan tout au cours de mon enfance, j'ai reçu mon éducation de la cruauté. Cela se déroulait au milieu de la gaité chinoise, cette formidable capacité de jouir quand les autres crèvent». Le consul et son épouse sont magnifiques sur la photo officielle de 14 juillet mais leur fils nous les dépeint aussi dans leur intimité et leurs affrontements et c'est nettement plus intéressant. On est souvent saisi d'horreur pour dix pages plus loin éclater de rire : par exemple au récit d'une fin de banquet qui a mal tourné pour un officier anglais « c'est ainsi qu'est tombé le costaud, victime du devoir, de sa trop grande participation à la politique de l'entrain, faite pour le service de sa Majesté. le type revient rapidement à lui. Ses premières paroles sont héroïques : encore du champagne. » La langue est superbe, facile à lire et ce roman magistral se dévore en quelques heures jusqu'au dernier paragraphe qui ne l'est pas moins : « J'avais découvert la tristesse. Il me semblait que le consulat avait été atteint de pourriture, tout me paraissait affreux : ces Seigneurs de la guerre, ce Dumont, cette Chine. Pour la première fois de ma vie j'avais jugé mes parents. J'avais discerné la vanité bête de mon père, l'orgueil détraqué de ma mère. Tous deux étaient comme des fétus face à un destin qui allait les écraser. Moi, j'étais déchiré car je devenais semblable à eux : je n'étais pas un vrai Chinois, mais un bâtard moral, un gosse hybride qui allait, avec eux, être entrainé dans ces cupidités dangereuses ; celles où il y avait le chemin de fer, les combines et sans doute le désastre au bout ». + Lire la suite.
GeorgesSmiley a écrit une critique à 04 décembre 2017. GeorgesSmiley donne la cote 53 pour Monsieur Le Consul. Le gouverneur général s'efforce de faire valoir ses connaissances orientales en me posant des questions savantes : Les pieds cassés des femmes, n'est-ce-pas mon cher consul, cela avivait la sensualité ? Quels raffinés ces Chinois ! Mais avant que j'aie pu répondre, l'épouse rit au nez de l'époux :Chéri, si c'est pour ça, pour la sensualité comme tu dis, tu n'aurais pas besoin de me les casser si souvent, les pieds + Lire la suite.