Les Bienveillantes Par Jonathan Littell (2006)

Posted on

Les

Telechargement Gratuit Utorrent Les Bienveillantes EPub PDF -Il existe actuellement plus de 4 millions de livres sur Google Play. Le livre est attrayant, facile à lire sur ordinateur et lisible de manière raisonnable sur mon Kindle paper-white. Les 4 millions de livres de la boutique en ligne de Google proviennent pour la plupart d'un projet propre p Google consacré à manhattan project numérisation de livres imprimés (désormais Google publications, anciennement Google Recherche p Livres). Lorsque des livres sont publiés, les droits d'auteur empêchent les autres de copier votre travail et de le vendre (à but lucratif ou non) sans votre consentement. Vous pouvez télécharger Les Bienveillantes jusqu'a1 000 livres et documents personnels. La plupart des livres disponibles ici sont des livres historiques et académiques. Vous pouvez trouver des tonnes de livres p uniques dans sa base de données. Vous avez encore vraiment besoin du livre. Par conséquent, vous pouvez vous connecter àn'importe lequel plusieurs, pour explorer les livres de votre choix et de vos besoins. Les livres achetés sur Amazon sont stockés dans sa bibliothèque, accessible en cliquant sur l'option'cloud de la bibliothèque. Quel est l'endroit le moins cher pour acheter des livres en ligne et bénéficier d'une livraison gratuite à l'étranger. Il existe de nombreux livres p yoga sur tous les aspects du yoga.

Description du Les Bienveillantes

Telechargement Gratuit Utorrent Les Bienveillantes EPub PDF - 4° de couverture : (Edition source : Gallimard, Blanche - 07/2006) 'En fait, j'aurais tout aussi bien pu ne pas écrire. Après tout, ce n'est pas une obligation. Depuis la guerre, je suis resté un homme discret ; grâce à Dieu, je n'ai jamais eu besoin, comme certains de mes anciens collègues, d'écrire mes Mémoires à fin de justification, car je n'ai rien à justifier, ni dans un but lucratif, car je gagne assez bien ma vie comme ça. Je ne regrett...

Détails sur le Les Bienveillantes

Titre de livre : 484 pages
Auteur : Jonathan Littell
Éditeur : Gallimard
Catégorie : Littérature
ISBN-10 : 207078097X
Moyenne des commentaires client : 3.82 étoiles sur 5 1371 commentaires client
Nom de fichier : les-bienveillantes.pdf (Vitesse du serveur 27.35 Mbps)
La taille du fichier : 17.84 MB

Commentaire Critique du Les Bienveillantes

mariecesttout a écrit une critique à 10 février 2014. mariecesttout donne la cote 1371 pour Les Bienveillantes. Et puisque je suis dans Les Bienveillantes, livre qui m'avait beaucoup perturbée, sur le fond bien sûr-comment ne pas l'être- mais aussi parce que je ne comprenais pas du tout le raisonnement de Jonathan Littell, et ce qu'il voulait dire, un nième commentaire. Ces presque 900 pages ( et c'est écrit petit...) ne s'oublient pas en passant à autre chose. Ne s'oublient sans doute jamais ainsi que cet cet univers ( dans lequel j'avais eu bien du mal à entrer d'ailleurs...) Ce récit est composé comme une suite musicale. le premier chapitre est très court, 30 pages. Intitulé Toccata. Une vraie claque, qui pourrait suffire, on pourrait s'arrêter là, et beaucoup de choses seraient dites. Comme la plupart, je n'ai pas demandé à être un assassin. Si je l'avais pu, je l'ai déjà dit, j'aurais fait de la littérature... Qui, de sa propre volonté, à part un fou, choisit le meurtre? ....Il est des hommes pour qui la guerre, ou même le meurtre, sont une solution, mais moi, je ne suis pas de ceux-là, pour moi, comme pour la plupart des gens, la guerre et le meurtre sont une question, une question sans réponse, car lorsqu'on crie dans la nuit, personne ne répond. Et une chose en entraine une autre..... dire que s'il n'y avait pas eu la guerre , j'en serais quand même venu à ces extrémités, c'est impossible. Ce serait peut-être arrivé, mais peut-être non, peut être aurais-je trouvé une autre solution........ Je suis un homme comme vous. Allons, puisque je vous dis que je suis comme vous! Voilà, si on s'arrête là et qu'on considère que le reste de ce roman n'est qu'un développement de ces quelques phrases ( je mets de côté la documentation, exceptionnelle, que même les détracteurs ont louée), on se retrouve dans un récit extrêmement bien fait dont la seule part fictionnelle est le personnage central, ce Max Aue , un homme brillant, cultivé, pas du tout antipathique, né à un mauvais moment à un mauvais endroit, et qui s'est retrouvé coincé parce que les circonstances historiques avaient permis la prise de pouvoir par un fou furieux. Ce personnage nous met en face de nos responsabilités , qu'auriez-vous fait, vous? nous dit-il, on prend ça dans les gencives, on repense à Steiner qui se posait toujours la même question de savoir comment on pouvait aimer la musique classique et assassiner des enfants, à l'intelligence d'Hannah Arendt, très fine et précoce analyste. Et puis, Littell, dans ses entretiens, dit toujours la même chose: quand il était enfant, sa grande peur était qu'on l'envoie au Vietnam tuer des enfants.. La conclusion logique de tout cela, c'est une sorte d'acceptation du destin, la guerre est à l'origine de tout, il s'agit d'un parcours individuel qui s'inscrit en quelque sorte dans une folie collective ...... Oui.... sauf que ce n'est pas si simple. Enfin, je ne crois pas que ce soit ce que Jonathan Littell veut faire comprendre. Il y a des mots qui me semblent essentiels dans le discours initial du narrateur, ce livre , je l'ai repris tant cette assimilation , qui a fait couler beaucoup d'encre, me gênait. le narrateur, , il ne faut jamais l'oublier, est un personnage fictionnel. . Et qu'est donc ce Max Aue, sinon un psychopathe typique? Un personnage figé à un stade très précoce affectivement, qui n'a jamais su ( à sa décharge, n'a jamais pu...) dépasser une passion fusionnelle et incestueuse avec sa soeur jumelle, qui tue sa mère quand celle-ci tente de le faire accéder à certaines vérités, dont le corps se repent par des somatisations diverses, mais l'esprit jamais, qui se sort de ces horreurs auxquelles il a directement et volontairement participé sans remords, en relativisant les chiffres et en faisant quelques calculs, intéressants mais sordides sur le nombre de morts juives par rapport aux morts soviétiques, allemandes, etc, et qui nous annonce d'emblée qu'il est marié, a des enfants , et qu'il dirige une usine de dentelle...... Ah oui, il a encore bien des soucis digestifs, il fait quelques cauchemars, aussi, mais bon, il vit........ Et donc, cet homme, brillant, intelligent, qui n'a rien d'une brute épaisse, ne serait qu'un des maillons de cette responsabilité collective? Pas d'autre choix? Hum..... Ce n'est pas ce qu'il dit ailleurs, et c'est en cela que Jonathan Littell est très malin..... Moi aussi, j'aurais pu demander à partir, j'aurais sans doute même reçu une recommandation positive de Blobel ou du Dr Rash. Pourquoi ne le faisais-je pas? Sans doute n'avais-je pas encore compris ce que je voulais comprendre. le comprendrais-je jamais? Rien n'était moins sûr. Une phrase de Chesterton me trottait par la tête: Je n'ai jamais dit que l'on avait toujours tort d'entrer aux pays des fées. J'ai seulement dit que c'était toujours dangereux. C'était donc cela, la guerre, un pays des fées perverti, le terrain de jeux d'un enfant dément, qui casse ses jouets en hurlant de rire, qui jette gaiement la vaisselle par les fenêtres? On n'est plus dans la responsabilité collective, là, ni dans la nième description de ce que la guerre peut faire des hommes. On est dans l'individuel, la folie individuelle, la responsabilité individuelle aussi, et les actes qu'un tel individu est capable de faire dans une guerre ...Bref, je ne suis pas certaine d'être très claire, mais je trouverais très dommage que l'on généralise , que l'on banalise, à partir de ce très important et très réfléchi roman les folies meurtrières de certains.... Cela n'enlève rien à la responsabilité collective, bien sûr, qui était réelle, mais un autre problème...... J'ai donc lu depuis la très brillante analyse de Daniel Mendelsohn , dans Si beau, si fragile,qui m'a un peu mieux expliqué ce livre... + Lire la suite.
aleatoire a écrit une critique à 04 janvier 2018. aleatoire donne la cote 1371 pour Les Bienveillantes. Le soir tombait. Un givre épais recouvrait tout : les branches tordues des arbres, les fils et les poteaux des clôtures, l'herbe drue, la terre des champs presque nus. C'était comme un monde d'horribles formes blanches, angoissantes, féeriques, un univers cristallin d'où la vie semblait bannie. Je regardais les montagnes : le vaste mur bleu barrait l'horizon, gardien d'un autre monde, caché celui-là. Le soleil, du côté de l'Abkhazie sans doute, tombait derrière les crêtes, mais sa lumière venait encore effleurer les sommets, posant sur la neige de somptueuses et délicates lueurs roses, jaunes, orange, fuchsia, qui couraient délicatement d'un pic à l'autre. C'était d'une beauté cruelle, à vous ravir le souffle, presque humaine mais en même temps au-delà de tout souci humain. Petit à petit, là-bas derrière, la mer engloutissait le soleil, et les couleurs s'éteignaient une à une, laissant la neige bleue, puis d'un gris-blanc qui luisait tranquillement dans la nuit. Les arbres incrustés de givre apparaissaient dans les cônes de nos phares comme des créatures en plein mouvement. J'aurais pu me croire passé de l'autre côté, dans ce pays que connaissent bien les enfants, d'où l'on ne revient pas. + Lire la suite.
olivberne a écrit une critique à 18 novembre 2012. olivberne donne la cote 1371 pour Les Bienveillantes. Une collègue, grande lectrice, me l'avait conseillé, bien avant que le tapage médiatique soit fait autour du phénomène Littel. Il y avait d'ailleurs beaucoup de critiques à l'époque. Je me suis mis à lire ce pavé et pris par le temps et le plaisir, j'ai étalé ma lecture sur six mois, pour savourer chaque page de ce monument. En le refermant, je me suis dit que je venais de lire un livre qui ferait date dans l'histoire de la littérature. Ce roman me fait penser aux Misérables. Il se veut, comme Hugo, un roman-bible, avec tous les genres romanesques abordés. A travers le roman historique, on passe du roman plolicier au roman psychologique et même au roman sentimental. Il y a de longues descriptions, notamment de Berlin, qui font penser aux descriptions Balzaciennes et une histoire incroyable, avec des passages effroyables sur l'extermination du peuple juif ou la souffrance de Stalingrad. Mais Littel a surtout réussi un roman à clef. Il faut plusieurs clefs pour le comprendre, pour entrer dans cette lecture. D'abrord une bonne culture historique (certains passages sont longs), littéraire et linguistique (l'analyse des langues slaves m'a vraiment impressionné, tout comme l'incipit repris à Dante et sa Divine Comédie), ensuite une clef pour comprendre (et accepter) le personnage principal. Je vous renvoie à ce bain qu'il fait dans la Mer Noire et où un allemend le questionne sur son appendice et sa forme: tout le mystère de ce personnage, jamais dévoilé, est ici. Enfin, il y a le titre, les bienveillantes étant des divinités grecques, les Euménides ou Erynies, qui persécutent les hommes et donnent un autre sens au roman. Bref c'est un roman inépuisable, une somme de recherche incroyable, à tel point que je me suis souvent posé cette question: est-ce cet écrivain inconnu qui l'a vraiment écrit, ou n'est-ce pas le véritable récit d'un autre écrivain, peu-être plus célèbre et disparu? Ce roman est un mystère à lui tout seul, comme cet écrivain fantôme et le lire pose plus de qestions que de réponses mais quel bonheur de lire un livre si abouti! + Lire la suite.