Manhattan Transfer Par John Dos Passos (1973)

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Manhattan Transfer

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Description du Manhattan Transfer

Free Telechargement Livres Manhattan Transfer In French PDF EPub MOBI - Publication VO : 1925. Traduction française sous le même titre : 1928. Ils durent changer de train à Manhattan Transfer. Ellen avait un gant neuf, en chevreau, dont le pouce avait craqué, et elle ne cessait de le frotter nerveusement avec l'index. John portait un imperméable à martingale et un chapeau mou gris rosâtre. Quand il se tourna vers elle, en souriant, elle ne put s'empêcher de détourner les yeux et de fixer la pluie qui miroitait sur les rai...

Détails sur le Manhattan Transfer

Titre de livre : 434 pages
Auteur : John Dos Passos
Éditeur : Gallimard
Catégorie : Littérature
ISBN-10 : 2070368254
Moyenne des commentaires client : 3.76 étoiles sur 5 348 commentaires client
Nom de fichier : manhattan-transfer.pdf (Vitesse du serveur 20.7 Mbps)
La taille du fichier : 28.66 MB

Commentaire Critique du Manhattan Transfer

petch a écrit une critique à 14 octobre 2015. petch donne la cote 348 pour Manhattan Transfer. Quand ils traversaient les rues, la rivière leur soufflait des bouffées d'air au visage. Œillades brusques sous des chapeaux de paille, mentons au vent, fines lèvres, moues, bouches en cœur, ombres affamées sous des pommettes, visages de femmes et de jeunes gens, tout cela se pressait, flottait autour d'elle comme des phalènes, tandis qu'elle marchait, réglant son pas sur celui de Stan, dans l'ardente nuit jaune. (p.193) + Lire la suite.
Alzie a écrit une critique à 28 mai 2014. Alzie donne la cote 348 pour Manhattan Transfer. Manhattan Transfer, édité en 1925, traduit et publié par Gallimard en 1928, offre en première lecture, tous les plaisirs et toutes les inquiétudes propres à un dépaysement littéraire complet et réussi, pourvu que l'on consente tout simplement à s'y abandonner. L'écriture puissante, éminemment suggestive, de Dos Passos donne à cet imbroglio urbanistique et humain une énergie considérable d'où émerge un processus narratif aussi inattendu que surprenant, qui fait oublier toutes références à des formes romanesques familières ou prévisibles. Une expérience unique qui pourrait seulement désarçonner s'il n'y avait aussi, à la clé, la découverte vibrante et l'aventure irrésistible d'une ville, New-York, de Manhattan en particulier. Tout commence avec une maternité où deux enfants naissent le même jour et l'arrivée concomitante, du nord de l'Etat, d'un homme qui fuit sa cambrousse et cherche le chemin le plus court pour rejoindre Broadway. Le lecteur est immédiatement "au parfum" : juxtapositions de vies éparses, addition de récits, qui ne vont cesser de se construire en se croisant ou proliférer isolément jusqu’à la fin du roman et qui peuvent sembler décousus. La crainte de s'y perdre cède bientôt devant le désir de s’y fondre. Magie d'un voyage dans un flux de dialogues dont la langue est tout sauf léchée, voilà à quoi nous convie Dos Pasos. Manhattan Transfer, c’est la transhumance des peuples déclinée en mouvances singulières et multiples, souvent incertaines, imbriquées les unes dans les autres, comme autant de contributions solidaires à l'édification collective d'une ville. Symbiose entre celle-ci et l'ensemble de ceux qu'on y rencontre : la famille d'Ed Thatcher ; Bud et ses déboires d’ouvrier agricole ; Gus Mac Neil, le laitier à l'ascension sociale et politique fulgurante, sa femme Nellie ; l’avocat Baldwin ; Stan Emery un peu déjanté ; Jeff et Emily qui ont recueilli Jimmy à la mort de Lily Herf sa mère ; Jojo. On y parle de théâtre avec Ellen et de journalisme avec Jimmy ; de trafics avec Congo Jake et Emile ; de Wall Street et de Joe Harland ; de Ruth et Cassie et de bien d’autres que j’oublie. Peu importe leur psychologie, les voir, les entendre et les suivre au rythme où ils vont suffit à notre compréhension. C'est en hélant un taxi ou au croisement d'une rue, au hasard des carrefours, des blocks et des avenues, des quais de débarquement, dans des cafés pouilleux, des restaurants plus chics ou des drugstores pimpants, qu'ils se rencontrent. Des faits divers, incendies (nombreux) ou accidents de la circulation, suicides, renversent les parcours. Au hasard d’embauches ou de grèves, de licenciements, de trafics illicites, de réussites spectaculaires et d'infortunes, de séparations, mariages ou de divorces, leurs vies se font et se défont, parfois poignantes jamais désespérantes. Ils boivent pas mal, fument beaucoup, s'empoignent, s'écroulent, s'aiment et se haïssent, s'invectivent et s'épuisent en parcourant Manhattan qu'ils inventent à leur tour. Car le personnage principal de cette fresque exubérante, c'est sans doute elle, cette île de Manhattan. Ici commence l'Amérique en 1928, à cet endroit exact où l'écartement des rails doit s'adapter à ceux du continent. Manhattan qui prête ses paysages urbains bruyants, ses infrastructures et son architecture au formidable défilé d'images et de situations, autant d'instantanés de ce direct socio-historique en forme littéraire. A la façon des mouvements d’une caméra, a-t-on dit, en plans successifs, portraits rapides et incisifs, descriptions, impressions fugitives. Transports. Départs. Allers-Retours. Mais aussi, ciels et intempéries, horizons dégagés ou obscurcis, saisons, sensations, odeurs et humeurs de la ville, lumières naturelle ou artificielle, affiches et enseignes, enrichissent page après page le gigantesque tableau qui se peint sous les yeux. Ils sont tous migrants ou descendants de migrants et issus des milieux sociaux les plus divers, ce qui pourrait constituer leur dénominateur commun. L'idée de la réussite les taraude, pour certains, mais ils sont plus souvent préoccupés par leur survie alimentaire quotidienne. Roman social - ou roman d'une édification sociale plutôt, publié peu avant la première grande crise financière capitaliste mondiale - qui n'assène jamais de vérités mais qui prétend montrer la réalité sans fard. Des vies s'entremêlant sans qu'aucun dénouement ne prévale sur l’autre. Rien n'est affecté, tout est en mouvement, en train de se faire. Le melting-pot américain trouve ici son terreau d'origine, tandis que Manhattan est en train de se construire : tour après tour, sans que l'on sache si c'est l'histoire de ces migrants qui fait Manhattan ou Manhattan qui fait leur histoire. Le tempo historique et politique n'est pas absent de cet espace. Du coup d'Agadir à Sarajevo (de leurs conséquences boursières sur Wall Street) dont les conversations se font l'écho lointain, c'est la guerre en Europe - il y a bien un avant et un après 14/18 - qui structure la composition du texte en trois parties. Un fragment allusif couronne et illustre chaque chapitre, en scansion régulière, rapprochant les foules humaines industrieuses, l'architecture, la fragilité des hommes et de leurs civilisations urbaines, en morceaux quelquefois poétiques, journalistiques ou musicaux. L'oeuvre s'achève ainsi sur l'évocation de Ninive, et sur un nouveau départ de Jimmy, sans but ni destination précis. Cinq étoiles très méritées... Respect comme on dit. + Lire la suite.
jmlire92 a écrit une critique à 03 juin 2018. jmlire92 donne la cote 348 pour Manhattan Transfer.  Ils remontaient lentement la 2è Avenue par un soir de brouillard. Il a les cheveux roux, une figure de juif, fine, aux joues enfoncées et à la peau blafarde. Il a les jambes arquées des tailleurs. Les souliers d'Anna sont trop petits pour elle. Sous les yeux elle a de grands cernes. Le brouillard est plein de passants qui parlent yiddish, russe, anglais avec l'accent juif. De chauds courants de lumière sortent des charcuteries et des débits de boissons non alcooliques, et font ressortir le pavé miroitant.    " Si je n'étais pas toujours  fatiguée, murmura Anna.    - Allons prendre quelque chose... Un verre de lait caillé te fera du bien, Anna.    - Ça ne ma dit rien, Elmer. Je prendrai un soda au chocolat.    - C'est le meilleur moyen de te donner mal au cœur, mais si tu y tiens... ( Elle s'assit sur l'étroit tabouret cerclé de nichel. Il resta debout près d'elle. Elle s'appuya légèrement contre lui. ) Le plus grand défaut, chez nous autres travailleurs...( il parlait d'une voix basse, impersonnelle...) Le plus grand défaut est que nous ne savons rien, nous ne savons pas manger, nous ne savons pas vivre, nous ne savons pas comment défendre nos droits... Bon Dieu, Anna, je voudrais bien que tu réfléchisses à ces chose-là. Ne vois-tu pas que nous sommes en pleine bataille, comme pendant la guerre ?"    De sa longue cuiller collante, Anna pêchait des bouts de glace dans le liquide épais et mousseux de son verre. + Lire la suite.