Le Guépard Par Giuseppe Tomasi Di Lampedusa (2017)

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Le Guépard

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Description du Le Guépard

Livre Gratuit A Telecharger Sur Tablette Le Guépard In French MOBI PDF - Dans la Sicile de 1860, une famille de la haute aristocratie subit le changement de régime de l'île. Le prince Salina, d'abord pris de vertige devant la 'stupéfiante accélération de l'Histoire', se laisse peu à peu gagner par une indolente et puissante nostalgie contre laquelle il ne sied plus de lutter. Son pétillant neveu, Tancrède Falconeri, incarne la force nouvelle qui ébranle son pays et devant laquelle il a l'intelligence de s'incliner. Avec son humour savour...

Détails sur le Le Guépard

Titre de livre : 338 pages
Auteur : Giuseppe Tomasi di Lampedusa
Éditeur : Points
Catégorie : Littérature
ISBN-10 : 2757868683
Moyenne des commentaires client : 3.95 étoiles sur 5 636 commentaires client
Nom de fichier : le-guépard.pdf (Vitesse du serveur 21.31 Mbps)
La taille du fichier : 21.04 MB

Commentaire Critique du Le Guépard

Darkcook a écrit une critique à 29 juillet 2014. Darkcook donne la cote 636 pour Le Guépard. Un véritable bijou de la littérature. Toujours restreint aux lectures de l'agrégation 2015, j'ai été quelque peu sauvé, soulagé, soigné de constater qu'une si belle oeuvre faisait partie du programme aux côtés du reste moins à mon goût, et qu'elle allait pouvoir compenser... En réalité, le Guépard fait partie du corpus d'un cours sur les romans de la fin du monde, avec La Marche de Radetzky et le Temps retrouvé. Et dans le genre roman tragique, sur l'écoulement du temps, la fin lente mais inexorable qu'on ne veut/peut accepter, d'une époque mirifique, idyllique, où le temps semblait pourtant suspendu, difficile de trouver mieux! J'ignorais tout de cette oeuvre, de son auteur, je connaissais vaguement l'existence du film, mais mon prof fétiche m'avait dit y a quelques mois, "ça va vous plaire!" J'aurais dû l'écouter et entamer déjà la lecture en février! Car au-delà du thème réactionnaire de la nostalgie du faste face à l'arrivée de Garibaldi et de la révolution qui nettoie tout sans vergogne pour ces personnages privilégiés certes, mais si touchants dans l'amour de leur condition éternelle et de leurs biens chéris, l'écriture est au rendez-vous pour nous faire souffrir sur presque chaque page de cette sombre déliquescence à l'oeuvre, nous rendant aussi impuissants et tristes que Don Fabrizio. Lampedusa se range désormais pour moi aux côtés des génies mésestimés de la littérature, au même titre que Laclos : un seul roman, mais quel roman! Tout a été mis dedans, et le mythe est renforcé par le fait que l'écrivain orfèvre soit mort juste après, comme si toutes ses forces avaient été abandonnées dans l'effort suprême de la confection de ce joyau. Chapeau au traducteur Jean-Paul Manganaro pour avoir su rendre cette merveille dans notre langue française : chaque page contient de pures perles, à la manière des plus grands chefs d'oeuvre de la littérature. Quasiment chaque passage est inoubliable, le superbe début pieux, la description du jardin de la villa Salina qui m'a absolument délecté, l'exil désertique de Donnafugata, l'errance sensuelle dans le dédale merveilleux du palais gigantesque entre Tancredi et Angelica, la mort du Prince, la fin terrible et fracassante... Même la digression sur le Père Pirrone contribue au charme de l'oeuvre et ne saurait être supprimée. Tel Don Fabrizio face à l'instance temporelle, je regrette de ne pas l'avoir lu plus tôt, et, contemplant les étoiles dans la nuit terrestre d'une époque qui n'est plus la mienne, j'aspire à rejoindre ces corps célestes, que la littérature et la musique parviennent à me faire côtoyer lorsqu'elles atteignent une telle apogée artistique qui nous transporte par-delà les limites de notre terre déchirée. Les deux autres romans du cours sur ce thème sauront-ils faire aussi bien? Suspense... + Lire la suite.
aleatoire a écrit une critique à 12 décembre 2016. aleatoire donne la cote 636 pour Le Guépard. Les étoiles semblaient troubles, leurs rayons avaient peine à traverser la couche de chaleur suffocante. L'âme du Prince s'élança vers elles, les intouchables, les inabordables, celles qui donnent la joie [...]. Au fond d'une petite rue de traverse, on entrevit l'orient, au-dessus de la mer. Vénus brillait, enveloppée de son turban de vapeurs automnales. Toujours fidèle, elle attendait don Fabrice à chacune de ses sorties matinales : à Donnafugata avant la chasse et maintenant après le bal. Don Fabrice soupira. Quand se déciderait-elle à lui donner un rendez-vous moins éphémère, loin des épluchures et du sang, dans le domaine des certitudes éternelles ? [...]. Soudain, une jeune femme fendit le petit groupe : svelte, elle portait un costume de voyage marron, avec une ample tournure, et un chapeau de paille orné d'une voilette à pois qui ne réussissait pas à cacher la grâce malicieuse de son visage. Elle insinuait une main gantée de daim entre les coudes de ces gens qui pleuraient ; elle s'excusait, s'approchait. C'était la créature désirée depuis toujours qui venait le prendre. Comme c'était étrange qu'elle se donnât à lui, jeune comme elle était. Le départ du train devait être tout proche. Arrivée en face de lui, elle souleva sa voilette, et ainsi, pudique mais offerte, elle apparut plus belle encore qu'au temps où il l'entrevoyait dans les espaces stellaires. Le fracas de la mer se calma tout d'un coup. + Lire la suite.
Gwen21 a écrit une critique à 01 janvier 2015. Gwen21 donne la cote 636 pour Le Guépard. Il n'est pas évident de rédiger un avis sur une oeuvre aussi riche que "Le Guépard", seul et unique roman d'un auteur pas tout à fait comme les autres ; d'abord parce que sicilien, ensuite parce que prince et qu'en Sicile, un Prince, c'est tout un monde. Un monde en marche, en mutation ; un monde qui change vite et inexorablement, malmené par les coups de boutoir de Garibaldi et de ses soldats, bien déterminés à opérer l'unité de l'Italie jusque sur cette île à l'identité séculaire, ravagée par le soleil méditerranéen. Nous sommes donc en Sicile et la narration débute en 1860, peu de temps avant le débarquement des garibaldiens à Marsala, pour s'achever en 1910. Roman politique, roman sociologique, "Le Guépard" prend tour à tour des accents romanesques, érotiques et romantiques. Écrit en 1956, on peut légitimement le qualifier de roman historique, voire de témoignage, Giuseppe Tomasi di Lampedusa s'étant librement inspiré de la vie de son grand-père pour créer le personnage principal, son fameux guépard, le prince Fabrizio Salina. Tout d'abord moins accessible que je l'imaginais, ce récit, quoiqu'assez court, est d'une richesse si foisonnante que le lecteur met quelque temps à comprendre où l'auteur veut en venir avant de finalement lâcher prise, enivré par le spectacle de cette Sicile aristocratique et rurale superbement retranscrit, et de se laisser entraîner dans le tourbillon du temps où les nouveaux riches libéraux viennent inexorablement balayer sous la chaleur caniculaire les traditions d'un peuple perpétuellement assommé par le soleil vertical, l'antique patrimoine et la débilité congénitale siciliens. Je ressors de cette lecture presque aussi fascinée qu'épuisée ; l'histoire de l'unité italienne était une des lacunes de ma culture historique, elle est désormais en partie comblée. Je garderai sans doute longtemps en mémoire la galerie de portraits à la psychologie finement travaillée qui rend ce roman si fulgurant et néanmoins si attachant. Challenge ABC 2014 - 2015 + Lire la suite.