W, Ou, Le Souvenir D'enfance Par Georges Perec (1993)

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Description du W, Ou, Le Souvenir D'enfance

Epub Telechargement W, Ou, Le Souvenir D'enfance PDF FB2 - Il y a dans ce livre deux textes simplement alternés; il pourrait presque sembler qu'ils n'ont rien en commun, mais ils sont pourtant inextricablement enchevêtrés, comme si aucun d'eux ne pouvait exister seul, somme si de leur rencontre seule, de cette lumière lointaine qu'ils jettent l'un sur l'autre, pouvait se révéler ce qui n'est jamais tout à fait dit dans l'un, jamais tout à fait dit dans l'autre, mais seulement dans leur fragile intersection. L...

Détails sur le W, Ou, Le Souvenir D'enfance

Titre de livre : 200 pages
Auteur : Georges Perec
Éditeur : Gallimard
Catégorie : Littérature
ISBN-10 : 2070733165
Moyenne des commentaires client : 3.75 étoiles sur 5 664 commentaires client
Nom de fichier : w,-ou,-le-souvenir-d-enfance.pdf (Vitesse du serveur 23.15 Mbps)
La taille du fichier : 17.52 MB

Commentaire Critique du W, Ou, Le Souvenir D'enfance

ClaireG a écrit une critique à 02 février 2016. ClaireG donne la cote 664 pour W, Ou, Le Souvenir D'enfance. La vie de l'Athlète W n'est qu'un effort acharné, incessant, la poursuite exténuante et vaine de cet instant illusoire où le triomphe pourra apporter le repos. Combien de centaines, combien de milliers d'heures écrasantes pour une seconde de sérénité, une seconde de calme ? Combien de semaines, combien de mois d'épuisement pour une heure de détente ? p. 217.
ClaireG a écrit une critique à 02 février 2016. ClaireG donne la cote 664 pour W, Ou, Le Souvenir D'enfance. W - VV - Double V Deux histoires croisées, tressées par endroits, qui ne se rejoignent qu'à la subtile intersection des deux V. L'une autobiographique, l'autre inventée. La première est la vie quotidienne de Georges Perec au cours de la Deuxième Guerre mondiale. Elle ne présente comme aventure remarquable que le fait d'être élevé par sa tante et celui de ne jamais revoir ses parents. Il se fie tant bien que mal à des photos, à des souvenirs imprécis ou imaginés, à des recoupements d'après guerre. C'est minutieux et volontaire. La deuxième, fictive, décrit un camp idéal pour athlètes olympiques. Idéal ?? Au fil des chapitres (un sur deux pour chaque narration), on n'y croit plus, le malaise s'installe. Les athlètes ont été acheminés sur l'île W, au large de la Terre de Feu, formés, forcés, écrasés pour devenir les meilleurs aux Jeux. Ils ne quitteront jamais l'île. Ils s'y reproduisent au terme d'une Atlantiade mensuelle (les plus forts ayant le droit de violer la cinquantaine de femmes qui bénéficient de 200 m d'avance sur le peloton). le goût de Perec pour les nombres est ici bien pesé : 4 villages, 22 disciplines, les 2 meilleurs de chaque discipline, soit 176 hommes aux instincts débridés, qui ne respectent qu'une règle, celle de gagner à tout prix. FORTIUS ALTIUS CIVIUS. Pierre de Coubertin a dû se retourner dans sa tombe. Mais, bien sûr, c'est une fiction ! Ramenée à lépoque réelle, entre 1942 et 1945, elle prend des allures plus explicites et chaque mot sonne comme un glas. Bien des années plus tard, Georges Perec découvre le livre de David Rousset L'univers concentrationnaire, prix Renaudot 1946 et il en cite un paragraphe à la dernière page. Terrible. Toute la prouesse de l'auteur se révèle au compte-gouttes dans une sorte de détachement né d'une profonde souffrance. Assez exceptionnel dans sa construction. + Lire la suite.
Herve-Lionel a écrit une critique à 20 avril 2014. Herve-Lionel donne la cote 664 pour W, Ou, Le Souvenir D'enfance. N°743 – Avril 2014. W ou le souvenir d'enfance – Georges PEREC – Denoël. (1975) D'emblée, ce récit a quelque chose de déconcertant. Il se présente sous la forme de deux textes, l'un autobiographique et l'autre fictif. L'effet recherché est sans doute celui du miroir né de l'alternance ou d'un enchevêtrement complémentaire entre les deux, un peu comme si ce qu'il n'était pas dit dans l'un(où que l'auteur ne pouvait écrire de sa propre biographie ) l'était dans l'autre, avec cependant une certaine pudeur et aussi une certaine volonté d'expliquer les choses comme l'indique l'exergue de Raymond Queneau [« Cette brume insen­sée où s'agitent des ombres, com­ment pourrais-je l'éclaircir ? »]. Assez bizarrement, quand il débute l'autobiographie, Perec écrit « Je n'ai pas de souvenirs d'enfance ». Il va pourtant, à travers les réminiscences nées de quelques photos jaunies et quelques bribes de mémoire, nous décrire ce qu'elle a été. Il naît le 7 mars 1936 à Paris et ses parents sont des juifs polonais immigrés (Peretz) dont le père, qu'il n'a pratiquement pas connu, meurt sous l'uniforme au début de la guerre en 1940. Pour le sauver, sa mère l'envoie avec la Croix-Rouge à Villars de Lans en zone libre où il est baptisé et son nom francisé (Perec). Il est ballotté de familles en établissements et de cela il ne garde que peu de souvenirs. Il ne reverra plus sa mère puisqu'elle meurt à Auschwitz. le thème de la disparition de ses proches hantera donc ce récit et avec lui la douleur de leur absence. « W » est une histoire de son enfance « la vie exclusivement préoccupée par le sport sur un îlot de la Terre de Feu »,une sorte de société qui vit selon les valeurs olympiques. Quand il évoque son enfance, brisée par l'absence de ses parents, cette dernière est symbolisée par la lettre « E » à qui est dédié ce livre [on se souvient que Perec a écrit aussi un autre roman, « La disparition », d'où cette lettre est complètement absente et qui apparaît deux fois dans son nom pourtant court. Cette disparition de ses parents est ressentie par lui comme une suprême injustice. La fiction est présentée sous forme d'enquête policière (le W apparaît sous la forme d'un nom de la ville où le narrateur, Gaspard Winckler, se rend au début et qui est aussi le nom d'un autre homme qui a disparu) et qui se poursuit par une autre histoire qui se déroule dans une île, « W » (située au bout du monde). Ce territoire comporte quatre villages, sorte de phalanstères organisés, hiérarchisés qui abritent une société pratiquant les valeurs olympiques du sport, une sorte d'idéal avec des rituels compliqués, très codifiés et parfois même inattendus voire surréalistes pour les « Athlètes », autant dire une certaine notion du bonheur inexistante dans son enfance, peut-être aussi un modèle éducatif dont l'absence de ses parents l'a privé. Je note que dans cette collectivité, peut-être utopique, il semble exister des liens internes assez forts que Perec n'a pas connus dans son enfance, tiraillé qu'il a été entre différents membres de sa parentèle. Petit à petit, l'auteur pourtant dévoile ces ombres comme on soulève une couverture qui recouvre quelque chose. Il le fait comme à son habitude, à coup de références personnelles (Bartleby, Moby Dick de Herman Melville, la fuite, la vengeance, le bien et le mal) et d'un détail à mes yeux significatif. W est « le » souvenir d'enfance alors qu'on pourrait s'attendre à voir ce nom au pluriel. Perec se livre à une démonstration un peu forcée à partir de cette lettre qui, manipulée physiquement devient un X, symbole de l'inconnu mathématique et judiciaire, signe aussi de l'ablation, mais également une croix de Saint André, symbole de mort. Si on la double, c'est le signe qui apparaît sur la casquette de Charlie Chaplin dans le film « le dictateur », si on en prolonge les segments, elle devient une « croix gammée » et redessiné, ce « W » originel se transforme en une étoile de David. Cette lettre est donc omniprésente et devient la marque indélébile de cette enfance assassinée. D'ailleurs tout au long de l'autobiographie, Perec fait allusion aux Allemands, à la guerre, à la peur d'être lui aussi l'objet d'un emprisonnement et d'une déportation. Il fait une discrète allusion aux camps qu'il découvre mais seulement à la fin du récit, note un parallèle étonnant entre les camps de concentration et la vie sur l'île W et remarque enfin que la dictature de Pinochet a installé des camps de déportation dans les îles de la Terre de Feu. Il avait d'ailleurs, au cours du récit consacré à la vie sur W, insisté sur la cruauté et l'humiliation voire l'inhumanité de certaines scènes. Ces digressions ne sont pas destinées à égarer le lecteur mais bien au contraire à lui tenir la main dans ce récit volontairement labyrinthique. Il y a quelque chose de révélateur dans cette technique où s'entremêlent la fiction et la réalité, la construction et la déconstruction, la mémoire et l'imaginaire. Personnellement j'y vois une tentative de traduire une douleur ressentie par l'écrivain qu'il tente d'exprimer sans pour autant pouvoir y parvenir laissant son lecteur face au « non-dit ». Cela me rappelle les derniers mots écrits de Romain Gary avant son suicide « Je me suis enfin exprimé complètement ». Ce livre n'est pas un roman au sens classique, il veut nous délivrer un message bien plus important que ce qu'une fiction ordinaire est censée exprimer, à la fois texte intime et pathétique, acte volontaire pour que l'oubli qui fait tant partie de notre vie ne recouvre pas trop vite celle des autres que nous avons aimés et qui nous ont quittés [« J'écris parce que nous avons vécu ensemble, parce que j'ai été un parmi eux, ombre au milieu de leurs ombres, corps auprès de leur corps ; j'écris parce qu'ils ont laissé en moi leur marque indélébile et que la trace en est l'écriture ; l'écriture est le souvenir de leur mort et l'affirmation de ma vie »] . C'est ici son rôle rendu à l'écriture comme acte de la mémoire mais aussi l'occasion unique pour celui qui tient le stylo de construire, à travers les souvenirs intimes de son enfance rien d'autre que sa propre vie ; autant dire une véritable thérapie ! Léon-Paul Fargue exprime cela quelque part avec une grande économie de mots :« On ne guérit jamais de son enfance ».  J'avoue que cette lecture m'a laissé à la fois dubitatif et surtout bouleversé, comme si Perec, une nouvelle fois et au-delà des mots, m'invitait à comprendre autre chose qu'une simple histoire. Je suis peut-être passé à côté du message mais j'ai éprouvé le besoin de formaliser ici, et sans aucune prétention, mon sentiment de simple lecteur. ©Hervé GAUTIER – Avril 2014 - http://hervegautier.e-monsite.com Lien : http://hervegautier.e-monsit.. + Lire la suite.