L'Archipel Du Goulag Par Alexandre Soljenitsyne (1974)

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L'Archipel Du Goulag

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Description du L'Archipel Du Goulag

Livre En Telechargement L'Archipel Du Goulag En Français PDF CHM - Immense fresque du système concentrationnaire en U.R.S.S. de 1918 à 1956, ' L'archipel du goulag ' (ce dernier mot est le sigle de l'Administration générale des camps d'internement) fut terminé par Soljénitsyne en 1968. ' le c¿ur serré, je me suis abstenu, des années durant, de publier ce livre alors qu'il était déjà prêt : le devoir envers les vivants pesait plus lourd que le devoir envers les morts. Mais à présent que, de toute façon, la sécurité d'Etat s'est empa...

Détails sur le L'Archipel Du Goulag

Titre de livre : 253 pages
Auteur : Alexandre Soljenitsyne
Éditeur : Seuil
Catégorie : Littérature
ISBN-10 : 2020021196
Moyenne des commentaires client : 4.27 étoiles sur 5 169 commentaires client
Nom de fichier : l-archipel-du-goulag.pdf (Vitesse du serveur 24.55 Mbps)
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Commentaire Critique du L'Archipel Du Goulag

Bouteyalamer a écrit une critique à 13 juin 2018. Bouteyalamer donne la cote 169 pour L'Archipel Du Goulag. Relecture du chapitre 11 « Les bien-pensants », pour un complément d'éclairage sur les Essais sur le monde du crime de Chalamov. Chalamov opposait les truands (article 35) et les caves (article 58). Soljenitsyne oppose les bien-pensants et les autres. Il reprend d'Anna Skripnikova le critère du détenu politique : « Le détenu politique est celui qui a des convictions dont la répudiation pourrait lui valoir de la liberté. Ceux qui ne possèdent pas de pareilles convictions sont de la racaille politique ». Soljenitsyne interroge aussitôt : « Où sont donc les convictions qu'on les incite à répudier ? », question qui ramène à l'amont de la condamnation. Les bien-pensants — par conviction et par calcul — restent fidèles à la pensée totalitaire. Avant leur relégation au Goulag, ils ont approuvé la coresponsabilité, et donc la complicité, des orthodoxes : « Plus on coffrera, plus vite, dans les hautes sphères, on comprendra l'erreur ! donc : s'efforcer de citer le plus de noms possible ! de faire le plus possible de dépositions fantastiques contre des innocents ! » « Chaque arrestation d'un membre du Comité central doit avoir la sanction de tous les autres membres ! Telle avait été l'invention du tigre badin » (p 250). Leur principe est de refuser le combat, ce qui se décline en cinq attitudes de collaboration : A) Respecter au camp l'esprit du régime ; B) Témoigner du respect aux autorités du camp ; C) Approuver le travail forcé, avec une exception en leur faveur : « Eux-mêmes, ce serait une erreur de les utiliser au travail général du camp, car dans ce cas il leur serait difficile de se conserver pour le futur et fécond travail de direction du peuple soviétique, sans compter que, tout au long de ces années de camp, il leur serait difficile de penser, c'est-à-dire, à la queue leu leu, de répéter à tour de rôle que le camarade Staline, le camarade Molotov, le camarade Beria ont raison » [p 262] ; D) Dénoncer les tentatives d'évasion ; E) Pratiquer le mouchardage : « Que ce soit les honnêtes gens qui se fassent mouchards, cela vaut mieux que si c'étaient les salopards » (p 265). On retrouve ici les thèmes de la Servitude volontaire du bon La Boétie. Noter la différence de ton : témoin résigné chez Chalamov, procureur sarcastique chez Soljenitsyne. + Lire la suite.
Sachenka a écrit une critique à 16 août 2016. Sachenka donne la cote 169 pour L'Archipel Du Goulag. Alexandre Soljénitsyne, avant qu'il ne devienne le grand auteur russe qu'il est devenu, a passé quelques années au goulag. Cette expérience l'a amené à écrire Une journée dans la vie d'Ivan Denisovitch, oui, mais aussi une autre oeuvre et c'est de ce pavé dont il sera question dans cette critique : L'archipel du goulag. Il ne s'agit pas d'un roman à proprement parler. On n'y suit pas une trame narrative unique. Plutôt, plusieurs histoires individuelles, un long fleuve de témoignanges, d'histoires. C'est l'histoire d'un père, d'un frère, d'un voisin, de n'importe qui. de tout le monde et de personne à la fois. D'une foule anonyme. du peuple russe. Car c'étaient rarement des criminels au sens où nous l'entendons, non. C'étaient des prisonniers politiques pour la plupart, des gens qui étaient jugés ennemis du régime en place, dangereux pour l'ordre communiste établi, c'est-à-dire des intellectuels qui étaient capables de jeter un regard critique sur les actions des dirigeants. Ce pavé est divisé en plusieurs parties. Dans la première, « l'industrie pénitentiaire », l'auteur explique qui on arrêtait, pourquoi et comment. Il dresse l'état de la situation concernant les bagnes, fait des comparaisons avec l'époque tsariste, mentionne des lois, livre le nombre de victimes, etc. On y retrouve une quantité ahurissante de faits, de chiffres, de statistiques. Un peu long à la longue mais utile, je suppose, pour bien comprendre l'étendu du problème. Visiblement, Soljénitsyne s'est bien documenté. Et, s'il adopte un point de vue subjectif (peut-il en être autrement?), on le lui pardonne. Étrangement, au début de son récit, je croyais que l'auteur avait été envoyé en Sibérie. Je croyais que c'était là-bas que tous les camps étaient situés. Mais non, de tels camps se trouvaient partout, et le goulag dont il est question ici se trouve au nord-ouest ! C'est en plein de la mer Blanche, sur une des îles de l'archipel Solovki. J'ai trouvé fascinante l'histoire de ces îles. Pas la partie goulag, quoique… Mais non, à la fin du Moyen-Âge, des moines y ont fondé un monastère réputé qui a grandement contribué à l'essor de cette partie de la Russie. Bon, en parralèlle à ma lecture de ce pavé, je me suis documenté sur cette région… Dans tous les cas, je trouve un peu dommage qu'un si beau lieu, avec une si belle histoire, ait été utilisé en tant que goulag, un si laide activité. Pour revenir à la division du roman, les autres parties sont « le mouvement perpétuel », qui traite parfois long voyage (en train et dans des conditions difficiles) qui mène jusqu'au camp et « l'extermination », qui explique comment on se débarrassait des condamnés. le travail difficile, surhumain qui était exigé n'était parfois pas suffisant. Les gardes devaient se montrer imaginatifs et, surtout, brutaux. Heureusement, l'auteur a su y insérer plusieurs anecdotes qui rendent la lecture moins pénible. Que ce soit le sort réservé aux mouchards, les relations avec les leks (indigènes de l'ile), le quotidien tout simplement. On continue avec « l'âme et les barbelés » et « le bagne ». Personnellement, je commençais un peu à m'ennuyer. Lire encore et encore sur le sort des pauvres bagnards devenait un peu répétitif, lassant et, surtout, lourd. Tourner les pages et ne découvrir que de nouvelles façons de rendre des gens misérables, ouf ! Toute cette lithanie de faits plus horribles les uns que les autres, qui finissaient par se ressembler ou, du moins, finir au même résultat, peu pour moi. Je n'avais qu'une envie, c'était de crier « Ça va, j'ai compris ! Les prisonniers vivent dans des conditions de vie plus que difficiles ! On passe à autre chose ! » Ceci dit, je n'ai pas pu m'arrêter de lire. Je devais savoir. Tout comme Soljénitsyne devait écrire. Il ne pouvait pas omettre une seule partie de cette pénible expérience. Les dernières parties, « relégation » et « Staline n'est plus » ont réussi à me réintéresser à cette oeuvre. On y traite de la relocalisation des prisonniers politiques en Sibérie, une pratique historique, qui a contribué au peuplement de cette région de la Russie. Il traitait également de la façon dont la mort du grand dictateur a permis à l'information de mieux circuler. Les goulags, ce n'était qu'une rumeur (certains ont même cru qu'ils avaient été inventés par l'Ouest pour discréditer l'URSS) jusqu'à ce que les témoignages commencent à pleuvoir. Puis les faits et les statistiques ont été dévoilés petit à petit. Un long processus… Bref, L'archipel du goulag est une brique d'informations d'une précision inouïe sur une page sombre de l'histoire de la Russie/URSS. C'est long, parfois pénible, mais toujours instructif. Quiconque aime l'histoire, ou ce pays ou même le régime soviétique y trouvera son compte. + Lire la suite.
oblo a écrit une critique à 06 février 2017. oblo donne la cote 169 pour L'Archipel Du Goulag. Tout à la fois documentaire historique, sociologique, psychologique, satire mordante et dénonciation acerbe et critique non seulement du système concentrationnaire soviétique, mais également de toute une histoire politique et communiste de cet État en révolution constante qu'était l'U.R.S.S., L'archipel du goulag est aussi un récit autobiographique et biographique. Arrêté sur le front en 1945 pour avoir échangé avec un camarade des vues peu orthodoxes sur Staline, Soljenitsyne connut la prison, les camps et la relégation. Sa chance fut peut-être de passer par ces camps pour techniciens où le travail était moins difficile. Sans cesse l'auteur insiste : les travaux les plus durs, personne ne pourra en témoigner car ceux qui les ont exécutés en sont morts. de la même façon qu'il l'avait fait avec une banale journée dans Une journée d'Ivan Denissovitch (le roman, publié dans une revue moscovite, connut un succès phénoménal, ce qui était étonnant étant donné que l'univers concentrationnaire décrit dans le camp existait encore), Soljenitsyne décompose le parcours d'un zek, depuis son arrestation, véritable rupture dans sa vie civile, jusqu'à la relégation, ultime cruauté du système qui interdit à ses anciens pensionnaires de retrouver leur région d'origine, en passant évidemment par la vie dans le camp. Soljénitsyne révise aussi l'histoire judiciaire de l'URSS en démontrant l'absurdité de tous ces procès, de toutes ces condamnations. C'est que l'article 58 de l'appareil pénal soviétique permettait justement de nombreuses interprétations et justifiait l'envoi à la mort - sinon à la mort, au goulag, ce qui revient peu ou prou au même - de millions de supposés traîtres à la patrie. Comparé à l'histoire russe, à celle des tsars, le 20ème siècle de Lénine, de Trotski, de Boukharine et bien-sûr de Staline, sans oublier Béria et Dzerjinski, paraît horrible, sentant la mort, transpirant de désespoir et de déshumanisation. Voilà ce qu'a permis le stalinisme : la mort de masse. Pour cela, les autorités ont recours au mensonge, à la délation, à la torture aussi (plus silencieuse et plus efficace que celles de l'Inquisition médiévale : privation de sommeil, interrogatoires nocturnes, promiscuité ...). En replaçant l'histoire des camps dans le temps long, dans une perspective qui réunit côte à côte les punitions en vigueur sous les tsars et celles du temps soviétique, Alexandre Soljenitsyne accuse non seulement un système mais une idéologie. Egalité, bonheur : voilà les mots que l'on servait comme une soupe populaire. La réalité s'écrivit avec les mots suspicion, dénonciation, calomnie, injustice. Lorsque l'on condamne, au début des années 1940, des personnes avec des peines de « rééducation par le travail » pour 25 ans, n'est-ce pas l'aveu d'un échec idéologique ? Lorsque, comme par hasard, des dizaines de milliers de traîtres sont supposément démasqués alors que, dans toute L Histoire russe, ce nombre a toujours été très restreint, est-ce bien crédible ? Comment une idéologie vouée au bonheur de son peuple pourrait-elle avoir autant d'ennemis ? Les camps, paraît-il, rééduquent. Les camps tuent aussi. Par le travail éreintant (il suffit de songer au creusement du canal entre la mer Baltique et la mer Blanche pour lequel Staline donna un délai de 20 mois) mais aussi par la faim (les rations alimentaires sont réduites au minimum), ils sont nombreux, ces zeks, à trépasser. Si le travail et la faim ne suffisent pas, le froid ou la poussière des mines peuvent accélérer le processus. Mais, avant la mort, il y a la vie, la survie donc, pour tous ces « politiques » qui n'en ont que le nom, et qui doivent faire attention aux miradors d'où, parfois, surgit la mitraille, mais aussi aux truands, véritables relais du pouvoir dans le camp. Les jeunes, aussi, sont de vrais dangers : pleins de force vitale, ils mènent leur vie avec fougue, jouant, usant les autres détenus, les humiliant aussi, les volant souvent. Il y a encore les femmes, séparées en théorie des hommes mais qui reçoivent leurs visites, subissant leurs assauts sexuels sous les yeux avides des adolescents. La vie dans le camp, cependant, continue. La survie passe par la pensée, notamment. Soljenitsyne affirme qu'il composa en pensée des vers qu'il retenait, jour après jour, comme le plus précieux des trésors. Au quotidien, la survie passe aussi par une forme de résistance qu'est l'absence de travail. Conserver son corps, c'est mesurer son effort et, partant, éviter de travailler au maximum. Mais pour ceux des Camps Spéciaux, cette option n'était pas pensable et aux douze heures de labeur fallait-il encore ajouter qui une heure, qui deux heures de marche pour rejoindre le lieu de travail (la mine, la forêt, le champ). Incroyable documentaire, le livre est aussi un objet littéraire à part entière. Soljenitsyne y fait preuve d'une ironie mordante à l'encontre du pouvoir soviétique. Staline a droit aux pires surnoms (notamment l'Assassin). Cette férocité dans la verve est peut-être la preuve de cette liberté conservée, à tout prix, par Soljenitsyne dans les camps. Oui, le texte est une prouesse littéraire : le verbe est fluide, l'anecdote rend la lecture simple cependant que les événements décrits sont terribles. La langue du camp est restituée par Soljenitsyne avec précision puisqu'elle est ce qui a permis la réclusion (notamment dans l'interprétation des lois). Elle est aussi ce qui fait de cet archipel du goulag un territoire, c'est-à-dire une portion d'espace délimitée par les hommes en fonction de leur empreinte sur celui-ci. Tout zek (le mot lui-même est une contraction du mot russe pour « détenu ») sait ce qu'est le Bour, l'oper (ou le pote) ou un mouchard. Jamais, cependant, l'auteur ne se met en avant : toujours il privilégie ses compagnons d'infortune (grâce auxquels le livre existe puisque l'auteur cumula plus de 200 témoignages), toujours il regrette le nombre d'oeuvres probablement perdues à tout jamais, pourtant pensées dans des esprits brillants mais jamais mises à l'écrit, ou bien ayant été enterrées pour ne pas être découvertes. Il faut dire que le manuscrit de L'archipel du goulag passa les frontières de l'U.R.S.S. à la barbe des autorités, et que sa constitution ne fut pas sans provoquer de sérieux dégâts. Sa parution éclata à la face d'un Occident qui avait cru, comme l'écrit Soljenitsyne, que ce genre de réalités ne pourrait plus exister après la découverte de l'Holocauste en 1945. Est-ce parce que les témoins furent plus que rares ? Qui s'émut, de l'autre côté du mur, du sort des prisonniers politiques, victimes de parodies de jugement, ou bien de celui des paysans (connus sous le terme impropre de koulaks : là aussi la langue est importante et son usage est dramatique : car le mot koulak désigne à l'origine certaines populations rurales volontiers voleuses et tricheuses. Ces paysans que l'on spolia, que l'on déporta, que l'on tua par les balles ou par la faim, méritaient-ils cette odieuse étiquette qui, aujourd'hui encore, les désigne ?) chassés de leurs terres et de leurs maisons ? Qui s'enquit de la tragédie que vécurent les Tchétchènes, les Allemands de la Volga, les Lituaniens, les Ingouches ? Les procès de Moscou de 1936-37 firent grand bruit et pour cause : les anciens dirigeants du PCUS avaient, pour témoigner en leur faveur (pas à la barre, bien-sûr, mais par écrit et à destination de l'Europe et du monde), des amis qui savaient écrire. Les autres n'avaient personne. C'est pour eux que Soljenitsyne écrit. Pour cette femme dont on jeta le nourrisson décédé du wagon dans lequel elle roulait vers un camp. Pour ces hommes qui creusèrent, des jours durant, un tunnel sous leur cellule et qui échouèrent au dernier moment dans leur tentative de libération. Pour ce vieil homme réclamant un quignon de pain et qui mourut quelques instants après. Dans cette industrie de la mort, le camp, dit Soljenitsyne, avale des ennemis pour recracher des morts et des produits. Ainsi furent traités les habitants de l'Archipel, immense et planant comme une ombre noire au-dessus de l'U.R.S.S., maintenus dans le secret par le cerveau malade de Staline et par ses bras armés : les Organes, le MVD, le NKVD. Un archipel : quelle image plus fidèle Soljenitsyne pouvait-il trouver pour décrire ces mondes isolés et éloignés les uns des autres par la steppe, la taïga, les kilomètres, et pourtant rassemblés par une vie commune, un état d'esprit, des habitudes de vie, la confrontation quotidienne à la mort, des wagons à bestiaux, des prisons aux lumières crues ? + Lire la suite.