Les Rougon Macquart, Tome 7 : L'assommoir Par Émile Zola (1971)

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Description du Les Rougon Macquart, Tome 7 : L'assommoir

Telecharger Livre Gratuit Pour Liseuse Les Rougon Macquart, Tome 7 : L'assommoir In French PDF PDB CHM - Quatrième de couverture - Zola (Paris, 1840 - Paris, 1902), dans « L'Assommoir », septième roman des « Rougon-Macquart » raconte le drame de la vie populaire : l'alcoolisme, propagé par les débits de boissons nommés à juste titre des « assommoirs ». Coupeau, bon ouvrier zingueur, après un accident, au cours d'une longue convalescence, se laisse gagner par l'alcool. Sa femme Gervaise, qui avait de haute lutte acquis une blanchisserie, après avoir résisté, est à son t...

Détails sur le Les Rougon Macquart, Tome 7 : L'assommoir

Titre de livre : 316 pages
Auteur : Émile Zola
Éditeur : Le Livre de Poche
Catégorie : Littérature
ISBN-10 : 2253002852
Moyenne des commentaires client : 4.11 étoiles sur 5 2943 commentaires client
Nom de fichier : les-rougon-macquart,-tome-7-l-assommoir.pdf (Vitesse du serveur 21.8 Mbps)
La taille du fichier : 35.5 MB

Commentaire Critique du Les Rougon Macquart, Tome 7 : L'assommoir

colimasson a écrit une critique à 02 décembre 2014. colimasson donne la cote 2943 pour Les Rougon Macquart, Tome 7 : L'assommoir. Au milieu de cette existence enragée par la misère, Gervaise souffrait encore des faims qu'elle entendait râler autour d'elle. Ce coin de la maison était le coin des pouilleux, où trois ou quatre ménages semblaient s'être donné le mot pour ne pas avoir du pain tous les jours. Les portes avaient beau s'ouvrir, elles ne lâchaient guère souvent des odeurs de cuisine. Le long du corridor, il y avait un silence de crevaison, et les murs sonnaient creux, comme des ventres vides. Par moments, des danses s'élevaient, des larmes de femmes, des plaintes de mioches affamés, des familles qui se mangeaient pour tromper leur estomac. On était là dans une crampe au gosier générale, bâillant par toutes ces bouches tendues ; et les poitrines se creusaient, rien qu'à respirer cet air, où les moucherons eux-mêmes n'auraient pas pu vivre, faute de nourriture. Mais la grande pitié de Gervaise était surtout le père Bru, dans son trou, sous le petit escalier. Il s'y retirait comme une marmotte, s'y mettait en boule, pour avoir moins froid ; il restait des journées sans bouger, sur un tas de paille. La faim ne le faisait même plus sortir, car c'était bien inutile d'aller gagner dehors de l'appétit, lorsque personne ne l'avait invité en ville. Quand il ne reparaissait pas de trois ou quatre jours, les voisins poussaient sa porte, regardaient s'il n'était pas fini. Non, il vivait quand même, pas beaucoup, mais un peu, d'un oeil seulement ; jusqu'à la mort qui l'oubliait ! Gervaise, dès qu'elle avait du pain, lui jetait des croûtes. Si elle devenait mauvaise et détestait les hommes, à cause de son mari, elle plaignait toujours bien sincèrement les animaux ; et le père Bru, ce pauvre vieux, qu'on laissait crever, parce qu'il ne pouvait plus tenir un outil, était comme un chien pour elle, une bête hors de service, dont les équarisseurs ne voulaient même pas acheter la peau ni la graisse. Elle en gardait un poids sur le coeur, de le savoir continuellement là, de l'autre côté du corridor, abandonné de Dieu et des hommes, se nourrissant uniquement de lui-même, retournant à la taille d'un enfant, ratatiné et desséché à la manière des oranges qui se racornissent sur les cheminées. + Lire la suite.
michfred a écrit une critique à 22 mai 2016. michfred donne la cote 2943 pour Les Rougon Macquart, Tome 7 : L'assommoir. J'aurais aimé que le livre portât le nom de son héroïne, plutôt que celui du vilain bouge qui l' a détruite. Pour moi, Gervaise aura toujours le sourire chaviré de Maria Schell dans le film qui, lui, porte son nom. La même blondeur, le même regard courageux et inquiet. J'ai toujours aimé ce personnage de femme, cette lutteuse opiniâtre mais chaleureuse, qui finit par rendre les armes et meurt comme une bête oubliée de tous, sous un escalier infâme. Pauvre Gervaise! Lavandière et boiteuse, affligée d' un compagnon buveur et coureur, Lantier, père de ses deux fils, Etienne qu'on retrouvera dans Germinal et Claude, le futur peintre de L'oeuvre (Zola lui en rajoutera un troisième, Jacques, héros de la Bête humaine, mais il n'apparaît pas ici...) elle rencontre enfin un brave type, honnête, travailleur, Coupeau, un plombier-zingueur qui lutte, comme elle, contre la guigne et la misère. Il lui fait une fille, Nana qui sera la cocotte que l'on sait. Ils se marient en bonnes et justes noces- une des plus belles pages du livre, est l'errance de la noce, un peu pompette et très fatiguée qui finit par atterrir au Louvre...et se trouve transplantée sur une autre planète.. Tout devrait aller au mieux : Gervaise rêve de s'établir à son compte, d'ouvrir une blanchisserie, et Coupeau travaille dur. Mais il chute du toit où il travaillait. Et cette chute - pas la moindre sécurité sociale pour les ouvriers à cette époque- va entraîner celle du ménage. Et , tout doucement aussi, celle de Gervaise, prise au piège de sa propre cordialité, de sa gentillesse, de son empathie: elle ne sait pas dire non. Ni aux créanciers, ni aux malheureux, ni aux hommes, ni au vin. Coupeau se met à boire par désespoir et par désoeuvrement. Lantier revient, mauvais génie et pique-assiette. Ils font ménage à trois. L'argent file, file. La boutique est bientôt bue par les deux ivrognes. Et Gervaise qui ne sait pas dire non s'y met elle aussi...La description des crises de delirium tremens de Coupeau, qui finit par mourir à Ste Anne rendraient sobre Bacchus lui-même... Derrière la volonté manifeste de mise en garde contre l'alcool, ce fléau du temps, derrière l'observation pertinente de la condition ouvrière, sans sécurité ni garde-fou contre les accidents du travail et la maladie, Zola a fait le portrait d'une femme tendre, généreuse, joyeuse, encline à la confiance. Mais il semble nous dire aussi que c'est ce qui la perd: dans ce monde de requins, de brutes, d'exploiteurs de tout poil, il faut une carapace plus dure . Une solide méfiance. Une vraie âpreté au gain. Gervaise aime trop la vie et la vie ne fait pas de cadeaux aux humbles. Elle aime trop les gens et ceux-ci trouvent bien vite son talon d'Achille. Seul le forgeron Goujet, amoureux en secret de Gervaise aurait pu la sauver, si elle avait accepté de le suivre. Mais Gervaise a encore une autre faiblesse: elle ne sait pas choisir et , quand elle le fait, elle choisit mal. Une déveine, une déchéance, une dégringolade navrantes. Un livre déchirant. Pauvre Gervaise, morte dans son trou à rats.. Mais je veux garder d'elle l'image de Maria Schell, au lavoir, abattant son battoir, au milieu des savonnées, sur les chemises à blanchir. Avec ses bouclettes blondes s'échappant de sa coiffe de blanchisseuse. Son regard franc et vaguement inquiet. Et son sourire chaviré... + Lire la suite.
jeunejane a écrit une critique à 20 novembre 2017. jeunejane donne la cote 2943 pour Les Rougon Macquart, Tome 7 : L'assommoir. Gervaise dit à Coupeau : Mon Dieu ! je ne suis pas ambitieuse, je ne demande pas grand chose...mon idéal, ce serait de travailler tranquille, de manger toujours du pain, d'avoir un trou un peu propre pour dormir, vous savez, un lit, une table, deux chaises, pas davantage...Ah! Je voudrais aussi élever mes enfants, en faire de bons sujets, si possible...il y a encore un idéal, ce serait de ne pas être battue, si je me remettais jamais en ménage ; non ça ne me plairait pas d'être battue...Et c'est tout, vous voyez, c'est tout... + Lire la suite.