Les Rougon Macquart, 17 : La Bête Humaine Par Émile Zola (2015)

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Description du Les Rougon Macquart, 17 : La Bête Humaine

Telechargement Gratuit Ebook Les Rougon Macquart, 17 : La Bête Humaine En Français PDF RTF DJVU - La bête humaine, c'est le conducteur de train Lantier, le fils de la pauvre Gervaise de L'Assommoir et la victime d'une folie homicide. S'il désire une femme, un atroce désir de sang l'étreint. La bête humaine, c'est aussi sa locomotive à vapeur, la Lison, une puissante machine aimée et entretenue comme une maîtresse. Avec elle, il affronte une tempête de neige sur la ligne Paris-Le Havre et une effroyable catastrophe ferroviaire. C'est Séverine aussi, une femme dou...

Détails sur le Les Rougon Macquart, 17 : La Bête Humaine

Titre de livre : 411 pages
Auteur : Émile Zola
Éditeur : Les éditions Pulsio
Catégorie : Littérature
ISBN-10 : 2371131504
Moyenne des commentaires client : 4.04 étoiles sur 5 1664 commentaires client
Nom de fichier : les-rougon-macquart,-17-la-bête-humaine.pdf (Vitesse du serveur 29.16 Mbps)
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Commentaire Critique du Les Rougon Macquart, 17 : La Bête Humaine

cmpf a écrit une critique à 19 octobre 2014. cmpf donne la cote 1664 pour Les Rougon Macquart, 17 : La Bête Humaine. La famille n’était guère d’aplomb, beaucoup avaient une fêlure. Lui, à certaines heures, la sentait bien, cette fêlure héréditaire ; non pas qu’il fût d’une santé mauvaise, car l’appréhension et la honte de ses crises l’avaient seules maigri autrefois ; mais c’étaient, dans son être, de subites pertes d’équilibre, comme des cassures, des trous par lesquels son moi lui échappait, au milieu d’une sorte de grande fumée qui déformait tout. Il ne s’appartenait plus, il obéissait à ses muscles, à la bête enragée. Pourtant, il ne buvait pas, il se refusait même un petit verre d’eau-de-vie, ayant remarqué que la moindre goutte d’alcool le rendait fou. Et il en venait à penser qu’il payait pour les autres, les pères, les grands-pères, qui avaient bu, les générations d’ivrognes dont il était le sang gâté, un lent empoisonnement, une sauvagerie qui le ramenait avec les loups mangeurs de femmes, au fond des bois. Jacques s’était relevé sur un coude, réfléchissant, regardant l’entrée noire du tunnel ; et un nouveau sanglot courut de ses reins à sa nuque, il retomba, il roula sa tête par terre, criant de douleur. Cette fille, cette fille qu’il avait voulu tuer ! Cela revenait en lui, aigu, affreux, comme si les ciseaux eussent pénétré dans sa propre chair. Aucun raisonnement ne l’apaisait : il avait voulu la tuer, il la tuerait, si elle était encore là, dégrafée, la gorge nue. Il se rappelait bien, il était âgé de seize ans à peine, la première fois, lorsque le mal l’avait pris, un soir qu’il jouait avec une gamine, la fillette d’une parente, sa cadette de deux ans : elle était tombée, il avait vu ses jambes, et il s’était rué. L’année suivante, il se souvenait d’avoir aiguisé un couteau pour l’enfoncer dans le cou d’une autre, une petite blonde, qu’il voyait chaque matin passer devant sa porte. Celle-ci avait un cou très gras, très rose, où il choisissait déjà la place, un signe brun, sous l’oreille. Puis, c’en étaient d’autres, d’autres encore, un défilé de cauchemar, toutes celles qu’il avait effleurées de son désir brusque de meurtre, les femmes coudoyées dans la rue, les femmes qu’une rencontre faisait ses voisines, une surtout, une nouvelle mariée, assise près de lui au théâtre, qui riait très fort, et qu’il avait dû fuir, au milieu d’un acte, pour ne pas l’éventrer. Puisqu’il ne les connaissait pas, quelle fureur pouvait-il avoir contre elles ? car, chaque fois, c’était comme une soudaine crise de rage aveugle, une soif toujours renaissante de venger des offenses très anciennes, dont il aurait perdu l’exacte mémoire. Cela venait-il donc de si loin, du mal que les femmes avaient fait à sa race, de la rancune amassée de mâle en mâle, depuis la première tromperie au fond des cavernes ? Et il sentait aussi, dans son accès, une nécessité de bataille pour conquérir la femelle et la dompter, le besoin perverti de la jeter morte sur son dos, ainsi qu’une proie qu’on arrache aux autres, à jamais. Son crâne éclatait sous l’effort, il n’arrivait pas à se répondre, trop ignorant, pensait-il, le cerveau trop sourd, dans cette angoisse d’un homme poussé à des actes où sa volonté n’était pour rien, et dont la cause en lui avait disparu. + Lire la suite.
jeunejane a écrit une critique à 11 juin 2017. jeunejane donne la cote 1664 pour Les Rougon Macquart, 17 : La Bête Humaine. Jacques Lantier, conducteur de trains, assiste au crime du président de la Compagnie des Chemins de Fer, Grandmorin. Le crime est commis par Roubaud, un sous-chef de gare et Séverine, sa femme. C'est un crime de vengeance pour punir ce personnage d'avoir abusé de Séverine depuis sa plus tendre enfance. Jacques décide de se taire. Séverine et lui tombent amoureux. Mais Jacques est habité par des pulsions meutrières dues à une lourde hérédité alcoolique. Celui-ci est passionné par son métier et il décrit sa locomotive La Lison comme une personne. Le titre La bête humaine concentre tout le livre. On se demande s'il s'adresse à Jacques ou à la locomotive. Magnifique roman de Zola où on retrouve la famille Lantier. Jacques est le fils de Gervaise rencontrée dans L'assommoir. Les romans sont habilement reliés les uns aux autres par l'auteur dans le cadre de la série des Rougon-Macquart. La bête humaine est un formidable thriller sans aucune longueur, que je relis pour la troisième fois. Je croyais le relire en lecture rapide mais je me suis encore laissée entraîner dans l'histoire. Il faut dire qu'il va un peu à l'encontre de mes certitudes car je suis tout à fait contre le déterminisme. Question de point de vue qui m'a bien servi. A noter que Zola devait beaucoup se documenter pour sortir les romans de cette série car il a abordé de nombreux domaines avec énormément de précisions dans toute la série. + Lire la suite.
vincentf a écrit une critique à 22 juin 2010. vincentf donne la cote 1664 pour Les Rougon Macquart, 17 : La Bête Humaine. Roman de meurtre, de médiocrité, d'amour, de chemin de fer, La Bête humaine est un concentré de violence. La rencontre d'Eros et de Thanatos aboutit aux drames, les personnages se tuent parce qu'ils s'aiment ou s'aiment parce qu'ils se tuent, sans qu'on puisse l'expliquer, sinon par une hérédité qui dépasse de loin celle de la famille, l'homme des cavernes qui tuait au fond des bois. Les personnages tuent et personne n'en a le moindre remords, ni Jacques, qui avait cru jusqu'au bout qu'il était possible de résister à la pulsion fatale, ni Roubaud, qui se noie dans le jeu, ni Séverine, qui se noie dans le corps de Jacques, ni Misard, qui cherche à tout jamais ses mille francs, ni Flore, qui fait dérailler le train pour rien. La mort rôde partout où se trouve l'amour. Même la Lison, seul personnage véritablement innocent, avec le coupable Cabuche, meurt atrocement, assassinée. Tout est sang, instinct de mort, fuite en avant, comme le train, à la fin, qui annonce la débâcle. Pourtant, la vérité, l'ignoble vérité, la part de l'assassin en tous, reste cachée. le procès condamne un innocent, le seul. L'honneur est sauf. Cabuche est le coupable idéal. La preuve qui l'innocente est sciemment cachée. Dreyfus sera le coupable idéal. le bordereau livrera la vérité. + Lire la suite.