La Petite Fille Qui Aimait Trop Les Allumettes Par Gaétan Soucy (2000)

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La Petite Fille Qui Aimait Trop Les Allumettes

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Description du La Petite Fille Qui Aimait Trop Les Allumettes

Livre Audio Telechargement Gratuit La Petite Fille Qui Aimait Trop Les Allumettes In French EPub PDF - Nous avons dû prendre l'univers en main mon frère et moi car un matin peu avant l'aube papa rendit l'âme sans crier gare. Sa dépouille crispée dans une douleur dont il ne restait plus que l'écorce, ses décrets si subitement tombés en poussière, tout ça gisait dans la chambre de l'étage d'où papa nous commandait tout, la veille encore. Il nous fallait des ordres pour ne pas nous affaisser en morceaux, mon frère et moi, c'était notre mortier. sans papa nous ne savions...

Détails sur le La Petite Fille Qui Aimait Trop Les Allumettes

Titre de livre : 433 pages
Auteur : Gaétan Soucy
Éditeur : Seuil
Catégorie : Journal
ISBN-10 : 2020386712
Moyenne des commentaires client : 3.92 étoiles sur 5 159 commentaires client
Nom de fichier : la-petite-fille-qui-aimait-trop-les-allumettes.pdf (Vitesse du serveur 25.95 Mbps)
La taille du fichier : 27.17 MB

Commentaire Critique du La Petite Fille Qui Aimait Trop Les Allumettes

VALENTYNE a écrit une critique à 15 septembre 2013. VALENTYNE donne la cote 159 pour La Petite Fille Qui Aimait Trop Les Allumettes. Je m’arrêtais à deux pas de cheval. Lui aussi immobile me regardait. Il était si vieux, si fatigué, que ses yeux ronds n’étaient même plus du même marron. Je ne sais pas s’il existe des chevaux ailleurs sur terre avec des yeux qui soient bleus comme ceux des preux dont les images ornent mes dictionnaires préférés, mais enfin, nous ne sommes pas ici-bas pour obtenir des réponses, semble-t-il. Je m’approchai davantage et lui mis un horion sur le chanfrein, en mémoire de père. L’animal recula puis baissa sa figure énorme. Je me rapprochai de nouveau, je lui caressai la croupe, je ne suis pas rancunier. Et puis, papa, tout ça ce n’était quand même pas sa faute. J’ai peut-être écrit le mot animal un peu à la légère aussi. + Lire la suite.
adtraviata a écrit une critique à 01 septembre 2017. adtraviata donne la cote 159 pour La Petite Fille Qui Aimait Trop Les Allumettes. Roman étrange et fascinant, roman à tiroirs, conte violemment grotesque, empreint de multiples références sous lesquelles coule une essence psychanalytique, fable emblématique du désir d'indépendance du Québec, comme l'explique la présentation de Pierre Lepape, c'est sans doute tout cela qu'est La petite fille qui aimait trop les allumettes, et bien plus encore. On pénètre d'abord dans une maison qui se délite et on affronte la mort du père avec deux enfants, deux adolescents plutôt, complètement perdus maintenant que le père n'est plus là pour dicter sa loi. L'un d'eux, « le secrétarien » écrit l'histoire nouvelle qui commence alors. Petit à petit, on découvre ébahi les conditions dans lesquelles ils vivent, l'abandon affectif, la solitude, la violence, l'absence de parole… mais aussi la réalité de la mort du père, le goût des mots que le narrateur a découvert grâce à ce qu'il appelle ses « dictionnaires », des romans de chevalerie, l'Ethique de Spinoza, des contes de fées, les Mémoires de Saint-Simon. Autant de sources qui lui donnent quelques clés, bien étranges et incomplètes, pour découvrir le monde « de l'autre côté de la pinède » (car il faut bien trouver une « boîte à trou » pour enterrer le père) et aller à la rencontre des « semblables » qui y vivent. Des sources qui façonnent aussi la langue de ce narrateur, la langue de Gaëtan Soucy donc, qui m'a un peu fait penser au début à Si tu passes la rivière de Geneviève Damas. Mais la comparaison s'arrête là, parce que ce roman n'évolue pas vers quelque chose de lumineux, au contraire. Mais de découverte en découverte, de surprise en surprise, on goûte à l'inventivité, à la richesse de réflexion, à l'intelligence de l'auteur qui glisse dans ce roman mille et un symboles que chacun pourra lire et interpréter selon ses propres références. Il y a du Barbe bleue et sa chambre secrète, du Blanche-Neige et son cercueil de verre, du Shakespeare, pour ne citer que quelques exemples. Je l'avoue, je n'ai pas toujours tout compris, mais j'ai apprécié le fond psychanalytique de ce conte de fées à l'envers, qui tisse les questions de l'identité, de la relation à l'autorité, la relation aux autres, l'invention de la liberté entre autres. Il est aussi question d'une religion très prégnante, prescriptrice et dont il est bien difficile de se libérer. Quant à la lecture de Pierre Lepape à propos de l'indépendance du Québec, je n'ai pas assez de clés historiques pour la saisir entièrement, les copines du Québec qui veulent bien m'expliquer ou m'indiquer une source d'explications sont les bienvenues ! Je sens que ce roman mérite une relecture, qu'il ne se donne pas à connaître en une seule fois. Il est vraiment très original et ses inventions langagières, au coeur d'un drame terrible et poétique à la fois, ne sont pas le moindre de ses charmes ! Lien : http://desmotsetdesnotes.wor.. + Lire la suite.
Syl a écrit une critique à 30 septembre 2013. Syl donne la cote 159 pour La Petite Fille Qui Aimait Trop Les Allumettes. Dans un grand domaine au sein d'une forêt, un père et ses deux enfants vivent dans un complet isolement. le narrateur, le plus jeune des deux, se nomme le secrétarien. Il débute son récit par le décès de leur père qu'il découvre avec son frère, un matin. "Nous avons dû prendre l'univers en main mon frère et moi car un matin peu avant l'aube papa rendit l'âme sans crier gare". Ses écrits vont révéler une histoire surprenante, extravagante, terrifiante aussi, qui commence dès les premières pages. Ils sont des mots issus d'un parler ancien, moyenâgeux, un patois, parfois grossier, primitif et si raffiné, poétique. le dosage est complexe et savant ! C'est un dictionnaire d'images et de doctrines où la sagesse et l'absurde se partagent. On ne sait plus l'époque, les lieux, les personnages. Nous sommes spectateurs d'un huis clos et de la confrontation entre deux mondes, le nôtre et le leur. Ils veulent enterrer le corps mais se retrouvent désemparés face à cette épreuve. Il n'y a plus de directives paternelles, celles qui ordonnent et font loi, celles qui rossent et qui accablent. La demeure devient un lieu d'exploration et la chambre du père, un sanctuaire, est visitée dans ses secrets… armoire, tiroirs, recoins… On ne le saura que plus tard, la demeure est riche et imposante avec sa salle de bal ; un château. Cette liberté semble factice, l'autorité et le rigorisme planant encore dans la maison. Dans cette maison, les sentiments sont inexistants, les joies et les chagrins toujours en sourdine, les plaisirs, les loisirs, sont à dérober et à cacher. Avec cheval, le secrétarien décide d'aller voir au village "les semblables" pour demander de l'aide. Il y rencontre l'homme à la soutane, une veille "pute" (les femmes sont appelées putes), le maire et un homme en costume, l'inspecteur, beau, si beau, que ses émois lui labourent le ventre. Il ne comprend pas ce qui se passe, ni cette histoire de mine qui paraît les animer jusqu'à la déraison. Et on le dit "elle" aussi, "sauvage" et belle. le secrétarien le sait, il s'en doute, mais le père les nommait fils. "Je ne sais combien de temps j'ai pu écrire à toute vitesse et le coeur en chamaille, car il n'y a pas de lune, le ciel était couvert de limbes, mais je dus remplir une douzaine de feuilles d'un coup sans m'arrêter, traversant les phrases et les mots comme une balle de fusil les pages d'une bible. Quand le secrétarien s'est mis en tête de pédaler dans le verbe, ôtez-vous du chemin, ça déménage, peuchère, tombeau ouvert…" De retour sans cercueil, en tête à tête avec un frère rageur, un mort encombrant, un palais au bord de la décomposition, le "Juste châtiment", et des ombres à foison, le secrétarien confie les délires et les évènements qui s'enchaînent. L'histoire, un ruban plein de noeuds, se dénoue et dévoile toute sa tragédie. Je vous conseille cette lecture fantasque, son originalité la rend unique. Elle prête à sourire, elle émeut et fait grincer les dents. L'auteur joue avec les mots, les pare de métaphores, les poétise. L'histoire a plusieurs facettes qui captivent le lecteur de leurs bizarreries. L'innocence se mêle à la violence et à la cruauté, c'est insidieux et malsain. Les mystères la rendent gothique. le secrétarien comme un moine copiste, un conteur, dit avec ingénuité et son intelligence les faits qu'on ne peut deviner tellement ils sont surprenants. Ainsi, au fil des pages, nous comprenons son histoire, bestiale et lyrique. Un livre qui fera sa place dans mes bons souvenirs… + Lire la suite.