La Garçonnière Par Hélène Grémillon (2013)

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La Garçonnière

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Description du La Garçonnière

Comment Telecharger Livre Gratuit Android La Garçonnière PDF FB2 IBook - Ce roman est inspiré d'une histoire vraie. Les événements se déroulent en Argentine, à Buenos Aires. Nous sommes en août 1987, c'est l'hiver. Les saisons ne sont pas les mêmes partout. Les êtres humains, si. Hélène Grémillon a publié en 2010 son premier roman 'Le confident', qui a été traduit en vingt-sept langues.

Détails sur le La Garçonnière

Titre de livre : 293 pages
Auteur : Hélène Grémillon
Éditeur : Flammarion
Catégorie : Histoire Vraie
ISBN-10 : 208131665X
Moyenne des commentaires client : 3.6 étoiles sur 5 594 commentaires client
Nom de fichier : la-garçonnière.pdf (Vitesse du serveur 22.68 Mbps)
La taille du fichier : 22.43 MB

Commentaire Critique du La Garçonnière

Malaura a écrit une critique à 20 octobre 2013. Malaura donne la cote 594 pour La Garçonnière. C'est d'abord par son portrait de femme fragile, beauté gracile et éplorée, yeux agrandis de détresse, que l'on entre dans la vie de Lisandra et dans celle de Vittorio Puig, le psychanalyste chez qui elle s'est réfugiée pour fuir les démons intérieurs qui la pourchassent. Après cette unique séance, « le moment le plus foudroyant de sa vie », Vittorio sait qu'il ne pourra plus vivre sans elle. Lisandra, qui t'a assassinée ?... C'est par ce nom qu'elle porte, « Lisandra », envoûtant, mystérieux, que déjà elle nous happe dans le dédale de son existence, avec la curiosité grandissante de la découvrir et de l'accompagner dans le tragique pas de deux qu'en danseuse de tango virtuose elle va improviser au gré des lignes. Lisandra, qui t'a défénestrée ?... Août 1987, le corps de Lisandra est retrouvé gisant sur le trottoir au pied de son immeuble. Après sept ans d'un mariage qui commençait à battre de l'aile, son mari, Vittorio Puig, est aussitôt suspecté et incarcéré. Bien que clamant son innocence, les policiers ne semblent pas disposés à écouter ce coupable idéal, ni à chercher ailleurs une vérité qui sied à tous. Qui sied à tous ?... Non, pas à tous. Eva Maria, elle, ne croit pas en la culpabilité de Vittorio. L'analyste qui la suit depuis plusieurs mois, grâce à qui, pour la première fois depuis cinq ans, elle a pu étancher sa douleur d'avoir perdu sa fille aînée vraisemblablement éliminée par la junte, cet homme-là, n'a pas pu tuer sa femme, elle en est convaincue, et elle est prête à tout pour tenter de le sauver. Lisandra, qui est ton meurtrier ?... Alors Eva Maria enquête. Elle écoute les cassettes des séances d'analyse que Vittorio lui a avoué enregistrer à l'insu de ses patients et qu'il lui a demandé de récupérer dans son appartement. Le meurtrier est peut-être l'une de ces personnes névrosées entendues en consultation ? Lisandra, qui t'a fait du mal ?... Un « cabeceo » subtil, un « abrazo » affirmé, c'est sur un air de tango argentin que nous pénétrons dans le roman d'Hélène Grémillon, évoluant comme au sein d'une milonga dans les méandres des intimités de ses personnages. L'intimité sensuelle et énigmatique de Lisandra, celle équivoque de son mari le psychiatre Vittorio Puig, celle intempérante et tourmentée d'Eva Maria, et enfin, en toile de fond, celle sordide de l'Argentine des années 1980, qui porte ancrée dans sa chair les stigmates de la junte militaire, encore trop fraîche dans les esprits pour oblitérer le souvenir des morts, des disparus, des victimes, charriés dans un lit de souffrances dans les eaux troubles du Río de la Plata. Lisandra, avec qui as-tu dansé ce tango de la mort ?... Dans ce jeu de piste des existences, tous deviennent potentiellement coupables: la femme qui a peur de vieillir, le musicien victime de la junte, le militaire et ancien bourreau, le professeur de tango, le serveur de bistrot… A l'instar des corps qui, dans la proximité de la danse, laissent percevoir les pulsations intimes, le mystère des personnalités peu à peu révélées laissent entrevoir des implications nouvelles, des éventualités, une large part de doutes, de soupçons et d'incertitudes qui font de « La garçonnière » un suspense psychologique intense et addictif en même temps qu'un drame intimiste captivant et émouvant. La construction même du récit, ingénieuse, originale, en multipliant les systèmes de narration comme autant de figures chorégraphiques, alimentent encore davantage ce sentiment d'improvisation où tout semble possible et réversible à chaque page, ouvrant le champ des possibles, des potentialités, des perspectives. Des séances d'analyse que l'on écoute avec Eva Maria quand le magnétophone se met en marche, aux entretiens au parloir avec Vittorio, des réflexions intimes aux secrets avoués, de renseignements en révélations, les chemins tortueux de la pensée se déroulent, nous faisant parcourir des directions nouvelles et impromptues, et dévoilant les zones d'ombre d'une jeune femme au caractère complexe, au tempérament ambigu. Lisandra, qui es-tu ?... Au gré des changements de rythme et sur un tempo martelé comme le claquement d'un escarpin sur le parquet d'une salle de bal, Lisandra nous entraîne dans les errements d'une histoire où la jalousie, couleur dominante d'une habile chorégraphie, s'esquisse dans les tragiques pas de danse des vies brisées. A l'image du tango argentin, Hélène Grémillon fait de ce passionnant roman « une pensée triste qui se danse ». A lire avec Gotan Project en musique de fond… + Lire la suite.
Lexpress a écrit une critique à 19 septembre 2013. Lexpress donne la cote 594 pour La Garçonnière. Hélène Grémillon réussit un deuxième roman fascinant sur l'Argentine post-dictature. Entre polar et drame conjugal..
Eve-Yeshe a écrit une critique à 28 juin 2014. Eve-Yeshe donne la cote 594 pour La Garçonnière. Vittorio Puig psychanalyste, rentre dans son appartement. Il fait froid, il y des verres cassés, du désordre. Il ferme la fenêtre, cherche sa femme Lisandra quand il entend hurler dans la rue : en ouvrant la fenêtre il voit le corps de sa femme écrasé sur le trottoir. Tout de suite, la police l'accuse du meurtre et il demande à une de ses patientes, Eva-Maria qui vient le voir au parloir, d'enquêter, d'aller chez lui, chercher les cassettes des enregistrements récents de ses entretiens avec ses patients. Nous sommes en Argentine, à Buenos Aires en 1987, le spectre de la dictature n'est pas loin. Eva-Maria est persuadé qu'il est innocent donc elle accepte d'écouter et retranscrire les entretiens en questions, pour trouver une piste, quelqu'un qui lui en voudrait assez pour tuer Lisandra en guise de rétorsion. Cette femme a perdu la trace de sa fille, qui a disparu lors de la dictature, et elle entretient des relations houleuses avec son fils Esteban. Ce que j'en pense : Dans ce roman, Hélène Grémillon aborde plusieurs problèmes. Tout d'abord, celui de la culpabilité : Vittorio a-t-il ou non tué sa femme ? Mais aussi la culpabilité que chaque être peut ressentir par rapport à ses actes ou ses pensées. Elle aborde également l'état de la police et son fonctionnement après la dictature. Est-ce que la présomption d'innocence existe ? Quand on voit comment sont menés les interrogatoires, la suspicion d'office, on se dit qu'il y a encore des progrès à réaliser. Que sont devenus les tortionnaires ? Ils n'ont pas vraiment été jugés et se sont infiltrés dans les nouveaux rouages. Il y a une nostalgie de ne plus pouvoir torturer. Quel rôle ont joué certains psychiatres sous la dictature ? Il est clair que certains ont participé à la mise au point des tortures psychologiques. Les thérapies cognitives et comportementales (TCC) ont été largement utilisées dans les pays sous dictature. On reconditionnait les gens pour qu'ils pensent conformément aux règles du régime, ce qui existe encore. Que sont-ils devenus eux-aussi ces psychiatres? Certains sont installés tranquillement dans leur cabinet en ville, qui va les soupçonner ? Eve-Maria est traumatisée à vie par la disparition de sa fille, elle a peut-être défilé sur la place de mai le jeudi avec les autres mères qui ont perdu un enfant ou un mari ? Est-ce qu'on peut faire le deuil d'un disparu : il n'y a pas de corps devant lequel se recueillir, donc l'espoir qu'il ne soit pas mort est là, tapi dans l'ombre, même s'il est ténu. Elle boit pour tenir le coup et passe complètement à côté de la souffrance de son fils Esteban (on ne peut pas lutter contre une disparue qui au fil du temps devient de plus en plus parfaite car idéalisée alors que lui accumule les maladresses et les bêtises pour que sa mère s'intéresse enfin à lui). Eve-Maria en écoutant les enregistrements comprend que Vittorio a aussi en thérapie des anciens membres de la dictature : Felipe par exemple qui a adopté un enfant (probablement un enfant enlevé à une opposante au régime) donc, sa confiance est ébranlée, comme peut-il être patient et attentif avec un ancien criminel comme il l'est avec elle qui est une victime. On voit passer aussi Alicia qui n'est préoccupée que par une chose dans sa vie : l'apparition d'une nouvelle ride, sa peau qui flétrit, ses mains qui vieillissent et qui envie les femmes de la place de mai avec leur foulard blanc ridicule car elles au moins elles ont d'autres préoccupations !!!! Un autre patient, Miguel, pianiste, ami de Vittorio vient raconter ce qu'il a vécu sous la torture et qu'il a mis des années à mettre en mots. Mais à une soirée, il a soudain reconnu une voix, celle d'un de ses bourreaux et tout est devenu clair dans sa tête… On s'interroge aussi sur la personnalité de Lisandra ; on sait que c'est une jeune femme fragile, qui a un immense besoin d'être aimée, elle ne peut avoir confiance en elle qu'à travers le regard de l'autre. La culpabilité est présente aussi, chez elle. Qu'a-t-elle fait de si terrible pour ne pas mériter l'amour. On s'attache à elle car on sent qu'il y a un lourd secret qui se révélera à la fin du roman (fin qui est d'ailleurs extraordinaire). On l'imagine, aérienne, évoluant sur la piste, si belle et si fragile. Par contre, quelque chose m'interpelle dans le livre : Vittorio demande à une de ses patientes de mener l'enquête en écoutant les fameux enregistrements : quid du secret professionnel ? Où est la neutralité bienveillante ? La vie du thérapeute doit rester un mystère pour l'analysé, s'il devient copain, le travail n'est plus possible. Eve-Maria le perd pour toujours comme analyste. C'est la règle de base dans la psychanalyse. En faisant cela, Vittorio utilise l'attachement d'Eva-Maria à son égard, à des fins un tantinet perverses, comment peut-il ne pas penser à ce qu'elle va ressentir en lisant ce que lui raconte l'ancien tortionnaire ? Bien sûr qu'il doit soigner tout le monde mais, là il sort de son rôle. Tous les moyens sont bons pour tenter de se disculper, ce qui nous le rend moins sympathique, de ce fait. On a également une très belle analyse de la jalousie, dans ce qu'elle a de pathologique. Toute femme est un danger pour Lisandra qui a si peu d'estime pour elle-même et le moindre regard, le moindre geste de Vittorio vers une autre femme déclenche une scène. La jalousie est presque un personnage du livre, tant elle présente de même que la culpabilité d'ailleurs. L'auteure insère une partition de musique intitulée « jalousie » dans le livre. L'auteure analyse très bien aussi la relation mère-fils entre Eva-Maria qui recherche désespérément sa fille perdue, probablement, certainement morte, et Esteban sait d'avance qu'il ne sera jamais à la hauteur. Leur souffrance est terrible. Que peut-il en sortir ? La dernière interrogation est le choix du titre « la garçonnière »: il est curieux, on ne connait la véritable signification qu'à la fin et ce n'est pas du tout ce à quoi on pouvait s'attendre et en fait un très bon choix, et pas une seconde on n'y pense en lisant le livre, on a la révélation à la fin. Un très bon roman, qu'on peut qualifier de « polar psychologique » où l'auteur a su aborder tous les thèmes de l'histoire de l'Argentine après la dictature, et les répercussions sur les personnages. La torture est omniprésente, les enfants enlevés à leurs parents et confiés aux dignitaires du régime, l'envie de vengeance aussi, et l'impossibilité du deuil, la fragilisation des protagonistes dans ce milieu où régnait la peur, la crainte d'être dénoncé. Et en parallèle tous les thèmes chers à la psychanalyse : culpabilité, souffrance, manque d'estime de soi… Et même la danse, que Lisandra pratique avec un professeur, pas n'importe quelle danse bien sûr, le tango argentin avec ses accents dramatiques qui nous émeuvent en profondeur, qui parlent à notre âme comme peuvent le faire le fado ou le flamenco (tiens donc, ici aussi on lie musique et dictature). La danse dans laquelle elle oublie ses peurs et les transcende. J'ai beaucoup aimé ce livre et Hélène GREMILLON est aussi une auteure que je vais suivre de près. En commençant par « le confident » que je n'ai pas encore lu. Note : 8/10 pour en savoir plus cf. mon blog Lien : http://eveyeshe.canalblog.co.. + Lire la suite.