Black Man Par Richard Morgan (-1)

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Black Man

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Description du Black Man

Inscription Zone Telechargement Avis Black Man In French PDF DJVU FB2 - Dans un siècle à peine, l’humanité s’est débarrassée de la guerre. Mais des vestiges embarrassants subsistent encore, comme les Variantes, des humains génétiquement modifiés, cordialement détestés par toute la population. Les plus inquiétants sont les Variantes 13, ces hyper-mâles cultivés exclusivement pour la guerre. Carl Marsalis est un de ces ex-soldats génémodifiés. Il pourchasse désormais ses anciens frères d’arme pour le compte des Nations unie...

Détails sur le Black Man

Titre de livre : 385 pages
Auteur : Richard Morgan
Éditeur : Bragelonne
Traducteur : Cédric Perdereau
Catégorie : Chroniques
ISBN-10 : 2352942322
Moyenne des commentaires client : 3.8 étoiles sur 5 74 commentaires client
Nom de fichier : black-man.pdf (Vitesse du serveur 27.61 Mbps)
La taille du fichier : 32.44 MB

Commentaire Critique du Black Man

fnitter a écrit une critique à 06 avril 2014. fnitter donne la cote 74 pour Black Man. L'entrave de la liberté est un outil social puissant, qu'il faut déployer en conséquence avec sagesse et mesure. Il est donc vital de faire la part des choses entre les paramètres réels et très complexes de ce qui est socialement nécessaire, et les exigences simplistes et émotionnelles d'une hystérie populaire croissante. Sans cette distinction, les conséquences pourraient être déplaisantes..
fnitter a écrit une critique à 22 mai 2013. fnitter donne la cote 74 pour Black Man. Un techno-thriller bourré ultra-efficace et riche de questions sur les préjugés et les ramifications des manipulations génétiques (page 1). L'auteur nous livre un futur proche, crédible, glauque et assez sombre (encore que la situation déjà existante dans les bidonvilles et favelas ne soit pas de tout repos). Le roman entier baigne dans une atmosphère froide, brutale, d'une violence réaliste. Les USA ont fait sécession entre les états de la bordure et La république (surnommée JesusLand). Mars est en cours de colonisation et la terre y envoie régulièrement des colons. Les manipulations génétiques ont crée des hommes adaptés (physiquement humains mais améliorés sexuellement, adaptés pour le combat...). La plus emblématique : La variante 13, trop dangereuse pour qu'on la laisse perdurer et dont les membres sont soit parqués dans des réserves, soit envoyés sur mars. Carl Marcialis est un 13 qui cours après les « récalcitrants », pour le compte des pouvoirs en place. Il se retrouve à enquêter sur une succession de meurtres commis par un autre 13. Nous avons là, un héros noir (il fallait la faire, elle était trop facile), musclé et bien viril (comme les affectionne Morgan, voir son premier héros Kovacs). Un trifouillé avec une vie, un univers bien décrit. Les autres personnages du roman ont également une réelle substance, même ceux destinés à mourir rapidement. Morgan nous laisser barboter et patauger dans son univers avant de nous en donner les clés à mi-roman (c'est une habitude chez lui). Un peu difficile de se mettre dans le bain au début, mais ensuite l'auteur nous balade de pistes en fausse pistes sanglantes et on est pris dans l'enquête. Ca taille sévère sur les petits travers humains, puritanisme, racisme, créationnisme, journalisme à sensation et on retrouve bien son profond désamour (doux euphémisme) pour les fanatiques-extrémistes-rigoristes religieux de tout bord. Conclusion : Un polar bourré de testostérone de d'adrénaline, avec quelques longueurs, mais globalement très distrayant. + Lire la suite.
Apophis a écrit une critique à 12 janvier 2016. Apophis donne la cote 74 pour Black Man. Petite précision préalable : oui, c'est du Richard Morgan, oui, c'est du biopunk (variante du cyberpunk plutôt orientée génétique, drogues et biotechnologies), mais non, ce roman n'est pas connecté au cycle de Takeshi Kovacs. L'univers Terre, début du 22ème siècle. La paix règne, le Proche-Orient et le Moyen-Orient sont pacifiés, la guerre annoncée avec la Chine n'a pas eu lieu, et l'homme (enfin, l'homme… voir plus loin) colonise Mars, sous l'égide d'une surpuissante organisation supranationale, LINCOLN (sauf les chinois, qui font leurs égoïstes dans leur propre coin sur la planète rouge). Ah, la paix règne ? C'est cool, tout le monde est content alors, tout va pour le mieux donc ? La réponse est non. Mais la question n'est pas la bonne. Demandez-vous plutôt comment la paix règne, comment l'homme a colonisé Mars… La réponse est simple : variantes génétiques. En clair, une biotechnologie avancée à permis de créer des variantes améliorées / spécialisées de l'humain normal, dont les Hibernoïdes pour le long voyage vers Mars (humains capables d'entrer en hibernation, comme un ours : c'est pratique, ça permet de consommer moins de nourriture et d'oxygène, et ça nécessite moins de place sur un vaisseau) et surtout les variantes 13 (nous allons en reparler). Au passage, on a aussi créé les Bonobos, humaines « de plaisir » calibrées pour l'appétit sexuel et la soumission. Signalons que les variantes génétiques ne sont pas le seul aspect biopunk du roman : de l'usage fréquent de nootropiques aux munitions vraiment très particulières du pistolet Haag, qui a une telle place dans l'intrigue, on est vraiment en plein dans ce sous-genre du cyberpunk. Signalons aussi pour boucler ce chapitre une grosse place de la nanotechnologie, et une technologie assez avancée (et complètement dans les limites de la hard-SF, au passage) en général : animation suspendue, nanomatériaux, ascenseurs orbitaux, etc. Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à nos loups d'ailleurs : les « treize », donc, comme on les appelle, sont en gros des corps optimisés pour le combat et des cerveaux d'humains d'avant la civilisation (modifications génétiques permettant le sur-développement de certaines zones cérébrales, rééquilibrage de la chimie du cerveau, endoctrinement dès l'enfance, etc) : en clair, impitoyables, dénués de tout scrupule moral car focalisés sur leur mission, leaders-nés, tueurs-nés. Bref, tout ce que 20 000 ans de vie en communauté et sous la supervision de chefs absolus ont extirpé de l'humain normal. Les treize ont réglé tous les conflits par la force, grâce à des opérations spéciales ayant la précision d'un scalpel ayant extirpé la maladie guerrière de la surface de la Terre. Car aucun humain normal ne peut rivaliser avec un Treize. Le souci est arrivé ensuite. Les Treize ont du mal à obéir aux ordres. Et les femmes sont folles d'eux (en gros, il suffit qu'ils entrent dans une pièce et c'est l'affolement hormonal instinctif, irrépressible, devant ce super-mâle alpha comme la Terre n'en a plus connu depuis vingt millénaires). Et en plus, ils exerceraient, s'ils s'en donnaient la peine, une attraction irrésistible sur n'importe quel électeur, homme ou femme. Bref, les Treize sont devenus plus que gênants, ils sont devenus dangereux. D'autant plus qu'ils peuvent se reproduire (je le précise car ce n'est pas le cas des lignées améliorées dans tous les univers biopunk). Tout fout le camp ma bonne dame Ce n'est pas tout. L'Amérique s'est désintégrée, balkanisée en 3 états différents : la République confédérée (pensez Bible Belt avec un complexe de supériorité), la Bordure (la côte ouest), et l'Union (le reste). Ne vous-y trompez pas, l'explication de cette seconde sécession est bien plus profonde, de la part de l'auteur, qu'une simple nostalgie bourrine pour la première. Et les variantes posent un nouveau problème : la biotechnologie a évolué, désormais on peut ajouter aux humains un extrasome, un chromosome artificiel dans lequel on peut enficher ou retirer à volonté de nouvelles séquences de gènes codant pour de nouvelles fonctions, ainsi que leurs séquences de régulation. En clair, le codage « en dur », permanent, transmissible à la descendance des anciennes variantes comme la Treize, c'est terminé. Bref… une nouvelle agence, l'UNGLA, est créée, afin de faire respecter les licences génétiques qui viennent d'être mises en place. Pour un Treize, c'est vivre dans une « réserve » (comme celles des Indiens d'Amérique) comme celle de l'est de la Turquie, par exemple, ou bien c'est l'aller-simple vers Mars. Sauf pour le protagoniste principal du roman, Marsalis, un Treize qui chasse les autres Treize, ceux qui refusent de se plier à la législation en vigueur. Personnages, Intrigue, Rythme Vous vous demandez probablement si Carl Marsalis ressemble à Takeshi Kovacs. Pour paraphraser un de mes philosophes préférés, « C'est pas faux ! ». Mais à un Kovacs dénué d'une partie de son humanité, alors. Les autres personnages, protagonistes ou antagonistes, ont une âme, particulièrement Sevgi. L'intrigue tient, comme souvent chez Morgan, du polar autant que du techno-thriller. Signalons une scène d'introduction particulièrement réussie, mais une fin prévisible. C'est aussi une intrigue à tiroirs, dans la droite ligne du troisième tome du cycle de Takeshi Kovacs : l'auteur dissémine des tas d'éléments dans les trois premiers quarts du récit, et ni les personnages, ni le lecteur ne se rendent compte de rien. Ce n'est que dans le dernier quart que les pièces du puzzle se mettent en place, et on ne peut qu'admirer la vision d'ensemble très cohérente de l'auteur, qui a bien maîtrisé le rythme des révélations. Mais attention, il y a un impact sur le rythme tout court : c'est lent à démarrer, ça ne monte en puissance que très progressivement, jusqu'à un saut brutal qui dynamise de façon impressionnante le récit (c'est d'ailleurs un long passage très émouvant et très réussi). Au début du livre, passé le prologue (très réussi, lui, je le répète), on se demande même si on est dans un Richard Morgan ou un Peter F. Hamilton : à chaque nouveau chapitre, on nous présente de nouveaux personnages, à tel point qu'on se demande à quel moment on va revoir ceux qu'on connaît déjà et à quel moment l'intrigue va démarrer. Pourtant, une fois le livre bien avancé, sinon fini, on s'aperçoit qu'aucune scène et aucun personnage n'est inutile. Attention, donc à ce faux-(non-)rythme, ce n'est qu'une impression trompeuse, il faut s'accrocher, avancer dans sa lecture, car la suite sera franchement gratifiante. Style, Thèmes On retrouve le style typique de Morgan : rentre-dedans, parfois violent, parfois profond, avec toujours ces excellents dialogues. Et toujours ces scènes de sexe très crues. Dans ce roman en particulier, il fait preuve d'une grande sensibilité dans le traitement d'un des personnages, ainsi que dans la description, qui fait froid dans le dos, de l'enfance des Treize. Les thématiques sont, pour moi, plus riches que dans le cycle Kovacs : racisme, intolérance, place des hommes et des femmes dans la société, religion, virilité, militarisme, identité, les thèmes sont nombreux, profonds, intéressants. En résumé Un roman reprenant les meilleurs points positifs du cycle de Takeshi Kovacs (dont il ne fait pas partie), mais plus subtil, plus riche dans ses thématiques. Une structure rappelant celle de Furies déchaînées, précédent roman de l'auteur. Un rythme particulier, lent au début puis furieux dans le dernier quart, mais justifié par le rythme des révélations et la mise en place de l'univers, des personnages et de l'intrigue (n'abandonnez-pas avant la fin, ce serait dommage). de riches thématiques sociétales, de beaux passages caractérisés par une écriture très sensible (oui, oui, c'est bien un Morgan !). Mais je rassure les amateurs de Morgan, on tue et on couche dans tous les sens aussi ! Bref, un roman biopunk à l'univers fouillé, à l'intrigue passionnante (dès qu'elle démarre), aux personnages intéressants, et plus profond qu'il n'y paraît, toujours caractérisé, comme d'habitude avec l'auteur, par des très bons dialogues. Lien : https://lecultedapophis.word.. + Lire la suite.