Les Adieux à La Reine Par Chantal Thomas (2002)

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Description du Les Adieux à La Reine

Telecharger Livres Gratuit Epub Les Adieux à La Reine In French DJVU PDF - Voilà un premier roman pas comme les autres... D'abord parce qu'il ne s'agit pas du premier ouvrage de l'auteur. Chantal Thomas a déjà apporté aux lettres des études remarquables, notamment consacrées à Sade et à Thomas Bernhard, fouillant les limites de la littérature. Ensuite parce que Les Adieux à la reine dont l'action se déroule au XVIIIe siècle, n'est pas véritablement un confortable roman histor...

Détails sur le Les Adieux à La Reine

Titre de livre : 207 pages
Auteur : Chantal Thomas
Éditeur : Seuil
Catégorie : Chroniques
ISBN-10 : 2020414775
Moyenne des commentaires client : 3.44 étoiles sur 5 209 commentaires client
Nom de fichier : les-adieux-à-la-reine.pdf (Vitesse du serveur 26.02 Mbps)
La taille du fichier : 12.97 MB

Commentaire Critique du Les Adieux à La Reine

missjohndeed a écrit une critique à 15 avril 2012. missjohndeed donne la cote 209 pour Les Adieux à La Reine. A ces mots je reconnus la comtesse Diane de Polignac, j'eus encore plus le désir de l'éclipser, mais je ne l'osai pas : cette femme me téténisait . C'était bien elle ! Elle parlait de dynamique, que nous étions en train de chuter. c'était son style de découvrir en toute situation le mouvement qui pouvait la porter... Elle se campa au milieu de la salle. Aussitôt les hommes se levèrent. Ils s'en voulaient de s'être laissés aller en présence d'une personne aussi considérable. Diane de Polignac, fille de Gabrielle de Polignac, la favorite de la Reine, était massive, sans beauté et subjuguait par son intelligence, sa hauteur. Elle ajoutait à ses qualités une violence non dissimulée. On se sentait en face d'elle comme en face d'un chef de guerre, et lorsqu'elle convoitait un homme, elle ne s'embarrassait pas de détours pour l'obtenir. Mais au fond, c'était plutôt avec son frère qu'elle formait un couple. Le duc de Polignac avait des manières séduisantes. Sa carrière avait été d'une rapidité inconcevable. [...] Lucide sur les facultés politiques de celle-ci, qui étaient incomparablement supérieures aux siennes, il s'était remis entre ses mains et exécutait à la lettre tout ce qu'elle lui conseillait. Diane avait la détermination, l'audace, un instinct calculateur qui faisait qu'elle détectait dans l'instant ce qui lui était profitable. C'est grâce à ce sens qu'elle avait immédiatement deviné, aux tout premiers signes de l'amitié de la eine pour Gabrielle de Polignac, qu'elle tenait la clef de la toute pusissance. Diane et son frère régnaient sur Versailles, mais ils se servaient pour cela d'un appât : Gabrielle. [...] Gabrielle avait l'art de traveser les Grands Appartements comme s'il s'était agi d'un jardin privé. Avec une tranquilité qui suspendait le souffle. + Lire la suite.
Lady_K a écrit une critique à 08 novembre 2017. Lady_K donne la cote 209 pour Les Adieux à La Reine. - L'hiver les miséreux tombent par milliers. Dans les asiles, on les empile sur la paille. Dans les hôpitaux, on les couche à trois ou quatre dans un lit. Tu te réveilles au milieu de la nuit, t'as un macchabée allongé tout froid contre toi ! Je te jure ! - Je sais ! Je sais ! - Et eux, ils possèdent des châteaux en si grande quantité qu'il y en a où ils n'ont jamais mis les pieds, ils ne savent même pas où ils sont, dans quelle province de France... Ils les ont hérités... Ils n'en ont rien à branler... Tu imagines toutes ces chambres, les lits, les grandes cheminées, les... - Comme ici. - Et leurs chiens ! T'as vu comment ils sont logés ! Dans des niches doublées de satin, piquées de clous en or. Des trésors de petites maisons. Tu regardes ces niches et t'as qu'une envie : faire le chien; et attention, les bons morceaux, c'est pour leurs cabots ! + Lire la suite.
MissLeo a écrit une critique à 09 février 2013. MissLeo donne la cote 209 pour Les Adieux à La Reine. Premier roman de Chantal Thomas, par ailleurs auteur d'essais sur Sade, Casanova ou Thomas Bernhard, Les Adieux à la Reine séduit avant tout par sa capacité à restituer l'ambiance de Versailles au cours de ces quelques journées charnières du mois de juillet 1789, qui sonnèrent le glas de la Monarchie Absolue. le personnage de Marie-Antoinette n'est pas du tout au centre du roman, comme le titre pourrait le laisser penser, et les souvenirs de la liseuse évoquent surtout les charmes et les contraintes de la vie à la Cour, dans l'univers clos du château et de son vaste parc : nous suivons Agathe-Sidonie lors de ses promenades dans les jardins, et visitons avec elle la ménagerie, le Hameau de la Reine ou encore le Petit Trianon, croisant par la même une foule de personnages aux attributions clairement définies. Les descriptions sont très détaillées et admirablement réalistes, et nous invitent à ressentir les émotions de la narratrice. Même par temps maussade, le ciel de Versailles s'éclaire en fin de journée et c'est, à chaque fois, d'une beauté qui bouleverse. Je l'ai constaté encore ce soir là. (page 50) Nous prenons connaissance des rites qui accompagnaient les journées du Roi et de la Reine, suivis du lever au coucher par une cohorte de courtisans et d'officiels, et pénétrons dans l'intimité de Marie-Antoinette et de son entourage. La narratrice évoque avec beaucoup de délicatesse les moments passés en compagnie de cette dernière, et son témoignage est sublimé par l'amour et la fascination qu'elle voue à cette souveraine solitaire et mal intégrée. Distraitement, elle a enlevé son bonnet de dentelle. Ses cheveux, flous, très blonds, se sont répandus en nuage sur l'oreiller, tandis qu'une puissante odeur de jasmin envahissait la pièce. Une de ses épaules s'est dénudée. Je restais immobile, subjuguée... Je ne pouvais me décider à partir. Je ne sais pas ce que voulait la Reine, mais je voulais toujours davantage. (page 37) Plus surprenants sont les passages évoquant la puanteur d'un Versailles rongé par les odeurs nauséabondes et les miasmes. On est loin de l'image idyllique renvoyée par la sublime architecture des lieux ! La vie à la Cour semble en réalité bien peu attrayante et pleine de désagréments. Et pourtant, vivre dans le Château était alors le privilège ultime, celui auquel tous aspiraient, quels qu'en soient les inconvénients. La lectrice assiste impuissante à l'effondrement subit d'un univers dont l'harmonie lui semblait pourtant immuable, ce qui parait effectivement douloureusement absurde et inimaginable. La Bastille tombe. Rien n'a changé, et tout est pourtant différent. Louis XVI, Roi par accident, pas du tout intéressé par le pouvoir, et Marie-Antoinette, l'étrangère, planant à mille lieues des préoccupations de son peuple, forment un couple royal en complet décalage avec l'agitation qui les entoure. Ils sont dès lors condamnés à subir avec dignité le tumulte de l'Histoire en marche. Je l'ai appris depuis. La foule acclame ou insulte n'importe qui, n'importe quoi. L'objet ne compte pas. La foule s'excite de se sentir une foule. Son délire monte à la proportion de ce bizarre phénomène de conscience de soi ou de conscience sans soi. Je ne suis personne, dit la foule. Multipliée par des milliers, cette nullité est irrésistible. Et je m'y livrais, le temps d'une bouffée d'émotion, compréhensible puisqu'il me semblait entendre, avoir à portée de mes sens, la preuve tangible de l'amour du peuple pour son Roi. Et je l'avais cette preuve, mais j'ignorais alors qu'il pût exister un peuple aussi versatile, aussi rapide à passer des larmes d'attendrissement à l'appel au meurtre que le peuple français... (page 66) Agathe-Sidonie Laborde erre désormais dans Versailles, où les derniers vestiges d'une aristocratie en déroute se préparent à la fuite inéluctable. Les nouvelles de la prise de la Bastille parviennent peu à peu au château, et la Cour ne prend pas tout de suite la mesure de la gravité des événements. L'inquiétude monte progressivement, et c'est finalement une peur panique qui s'empare de Versailles, où les langues du petit personnel se délient avec insolence. Choquée, la lectrice surprend une conversation entre deux huissiers de porte qui se moquent avec outrecuidance du si respectable Duc de Richelieu. Ils ont eu tous les deux un fou rire. Celui sur la statue s'est laissé glisser de son perchoir. L'autre se roulait de rire. je les observais comme on observe des monstres. Quelles métamorphoses étaient en train de s'emparer de ce lieu et de ceux qu'il abritait ? Ces deux-là qui, auparavant se tenaient muets et raides comme des piquets dans leur habit de drap et n'étaient pas plus vivants que les portes qu'ils gardaient, les voilà qui jactaient de toute la force de leurs poumons, et gesticulaient sur le sol ; ils se pressaient les côtes, gémissaient que ça leur faisaient mal de rire autant, mais l'un des deux répétait il en peut plus de corriger et leurs hennissements reprenaient... (page 126) Mais où va le monde ??? La reconstitution est minutieuse, et il est passionnant de découvrir la Révolution Française du point de vue de la Cour, quand on nous la présente souvent de celui du Tiers-Etat. La prise de la Bastille est d'abord une simple rumeur, et donne lieu aux suppositions les plus extravagantes, avant que les conséquences de cet événement fondateur ne s'imposent d'elles-mêmes dans l'esprit de tous. La plume de l'auteur est superbe, et l'on se délecte de ces phrases magnifiques qui parsèment l'ouvrage, évoquant un monde voué à disparaître. N'oublions pas que tout est vu à travers les yeux de la lectrice, dont le regard est forcément nostalgique et sensible à la beauté des lieux où elle vécut pendant plusieurs années une existence heureuse, bercée par la routine du quotidien. La quiétude initiale est vite remplacée par un sentiment d'urgence, et l'on tremble avec Agathe, contrainte d'abandonner la Reine pour s'enfuir avec les Polignac. Il m'a fallu un peu de temps pour rentrer dans l'histoire (les parties se déroulant à Vienne en 1810 sont me semble-t-il moins réussies), mais je suis ressortie ravie de cette lecture captivante, quoique pas forcément facile d'accès. Ce n'est pas un roman historique traditionnel, dans le sens où il s'agit avant tout du témoignage d'une femme, qui nous livre ses impressions et le fruit de ses réflexions. Certains lecteurs risquent de le trouver un peu long, car trop descriptif. Ce ne fut pas mon cas, et je le recommande sans réserve ! Un excellent roman. Lumineux et captivant ! + Lire la suite.