Les Versets Sataniques Par Salman Rushdie (2000)

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Description du Les Versets Sataniques

Telecharger Zone Telechargement Gratuit Les Versets Sataniques PDF IBook PDB - A l'aube d'un matin d'hiver, un jumbo jet explose au-dessus de la Manche. Au milieu de membres humains éparpillés et d'objets non identifiés, deux silhouettes improbables tombent du ciel : Gibreel Farishta, le légendaire acteur indien, et Saladin Chamcha, l'homme des Mille Voix, self-made man et anglophile devant l'éternel. Agrippés l'un à l'autre, chantant à qui mieux-mieux, ils atterrissent sains et saufs, ô miracle, sur une plage anglaise enneigée...

Détails sur le Les Versets Sataniques

Titre de livre : 464 pages
Auteur : Salman Rushdie
Éditeur : Pocket
Traducteur : A. Nasier
Catégorie : Aventure
ISBN-10 : 2266098047
Moyenne des commentaires client : 3.57 étoiles sur 5 191 commentaires client
Nom de fichier : les-versets-sataniques.pdf (Vitesse du serveur 20.87 Mbps)
La taille du fichier : 38.56 MB

Commentaire Critique du Les Versets Sataniques

Lybertaire a écrit une critique à 03 février 2012. Lybertaire donne la cote 191 pour Les Versets Sataniques. Il regardait beaucoup la télévision d’un œil, en sautant d’une chaîne à l’autre, car lui aussi appartenait à la culture actuelle de la télécommande comme le gosse porcin du coin de la rue ; lui aussi pouvait comprendre, ou au moins avoir l’illusion de comprendre, le monstre vidéo composite qu’il faisait naître en appuyant sur un bouton… quel rouleau compresseur cette télécommande, le lit de Procuste du XXe siècle ; il découpait le lourd en tranches fines et aplatissait le léger jusqu’à ce que toutes les émissions, publicités, meurtres, jeux télévisés, les mille et une joies et terreurs du réel et de l’imaginaire, aient acquis un poids égal. + Lire la suite.
Aaliz a écrit une critique à 14 février 2014. Aaliz donne la cote 191 pour Les Versets Sataniques. Chronique à ne pas lire si vous souhaitez lire ce livre en le découvrant pleinement car j'y évoque dans les grandes lignes quelques points de l'intrigue. Décidément, je semble avoir un sérieux penchant pour les romans riches et complexes. Les Versets Sataniques, c'est le genre de roman dont on peut être certain qu'on ne s'ennuiera pas à la relecture, bien au contraire, on risque probablement d'y découvrir de nouveaux détails, de nouveaux clins d'oeil, de nouvelles pistes de réflexion. Lire ce roman nécessite de gros efforts intellectuels tant sur le plan de la concentration que de la réflexion. Comprendre, voilà le défi qu'on se lance en se plongeant dans les pages de l'oeuvre de Rushdie, comprendre ce qu'il a voulu dire, comprendre en quoi ça a pu choquer et provoquer les évènements que l'on connaît, cette fatwa lancée par l'ayatollah Khomeini, ces assassinats ( les traducteurs italiens et japonais, le recteur de la mosquée de Bruxelles), émeutes et manifestations, autodafés, sans parler de l'impact sur la vie de Rushdie et sa famille. Un avion à destination de Londres explose en plein vol à la suite d'une attaque terroriste. Deux hommes survivent : Gibreel Farishta et Saladin Chamcha. le premier est un acteur très célèbre en Inde, une véritable icône de Bollywood. le second, indien également, vit en Angleterre et travaille dans le doublage de voix. Tous deux survivent à l'explosion mais non sans conséquences. Saladin voit son corps se métamorphoser : cornes, poils drus sur tout le corps, queue, sabots. Face à cette incarnation du Cheytan ( le Diable), Gibreel, qui avait perdu la foi, est victime de rêves curieux et d'hallucinations, le voilà dans la peau de l'Ange Gibreel, l'Ange de la révélation des versets coraniques au prophète Mahound. Non, je ne me suis pas trompée, c'est bien ainsi que le nomme Salman Rushdie. Car entre les chapitres relatifs aux aventures des deux personnages principaux, Rushdie nous emmène, à travers les rêves de Gibreel, au temps des débuts de l'Islam et nous transmet donc de façon romancée la légende, rapportée par Tabari, des versets sataniques, épisode très controversé et non authentifié de l'histoire de la Révélation. Du fait qu'il s'agisse d'une légende, Salman Rushdie a modifié certains points comme le nom du prophète, ici Mahound, le nom de la ville de la Mecque, ici Jahiliya ( qui désigne en réalité la période préislamique, celle où , à La Mecque, on vénérait les idoles), le nom du principal adversaire du prophète Abou Sofiane, ici nommé Abou Simbel en référence aux temples égyptiens dédiés au culte du pharaon Ramsès II ( le pharaon supposé avoir chassé Moïse et les Juifs d'Egypte). Il est donc indispensable pour comprendre pleinement ces chapitres de bien connaître l'histoire du prophète et de l'Islam à ses débuts. D'autant plus qu'il y a certaines choses qui sont erronées, je ne sais pas du tout si c'est intentionnel ou non. Mais je le précise afin que les futurs lecteurs ne prennent pas tout pour argent comptant. Il s'agit d'une version fictionnelle et modifiée pour les besoins du roman de la vie du prophète Muhammad. Londres, La Mecque mais aussi la pampa argentine, Bombay et l'Inde, l'Himalaya et l'Everest, autant dire que l'auteur nous fait voyager. On est trimballé dans le temps, dans l'espace sans ménagement. Ce roman foisonne donc de lieux, mais aussi de personnages, de thèmes, de réflexions, d'évènements, de références culturelles aussi bien historiques que religieuses, mythologiques et littéraires ( les Mille et une nuits en particulier mais bien d'autres également). La construction et le style n'aident pas le lecteur à s'y retrouver. Salman Rushdie semble s'amuser à nous désorienter, passe d'un sujet à l'autre sans crier gare, nous ressort un détail évoqué quelques 300 pages auparavant ( et on se casse la tête à le retrouver parce que, bon, mince, ça nous dit quelque chose ça, c'était où, qui, comment ? zut quoi !) Comment ça je n'étais pas assez concentrée ?? Je vous mets au défi de lire ce roman sans vous y perdre ne serait-ce qu'une fois ! Mais, heureusement, j'aime ça, ça m'amuse autant que l'auteur qui a su me surprendre plus d'une fois et qui a l'art et la manière de nous faire devenir chèvre (ou bouc ?) en ménageant ses effets tel un magicien. Un magicien qui sait ce qu'il fait ( Rushdie a travaillé 4 ans sur ce livre), tout est réfléchi, rien n'est anodin. A l'exemple de cet épisode où Gibreel rêve d'un petit village indien dont les habitants sont envoûtés par une jeune femme – prophétesse qui les convainc de partir en pèlerinage à La Mecque à pied et que pour cela, Dieu fera s'ouvrir la mer devant eux. Vous riez ? Eh bien, sachez que Rushdie s'est inspiré d'un fait réel ( daté de 1983 et les pauvres bougres sont tous morts noyés). de nombreux éléments du roman trouvent leur origine dans la réalité, le personnage de Gibreel Farishta fait référence à un célèbre acteur indien en vogue à l'époque, l'une de ses hallucinations mettant en scène un imam exilé opposé à une impératrice dont il prend la place au lendemain d'une révolution est une allusion évidente à Khomeini et la révolution iranienne de 1979. le contexte politique et social de l'Angleterre est également très présent, notamment la question de l'immigration. « Alors c'est comme ça que vous accueillez les nouveaux venus. Pas comme des égaux, mais comme des gens qui doivent faire ce qu'on leur dit. » Les Versets Sataniques, c'est le roman de l'adversité, de la lutte : les musulmans contre les incroyants, le fils contre le père, le mari contre sa femme, le blanc contre le noir, le Bien contre le Mal …Roman de la lutte et de tout ce qui s'y rattache : la vengeance, la trahison, la jalousie, le pardon. Et Salman Rushdie de nous montrer que rien n'est tout blanc ou tout noir, il détruit des préjugés à travers l'exemple de cette famille indienne musulmane établie en Angleterre dont le père est un croyant fervent. On pourrait supposer son épouse soumise ( gros cliché très courant concernant les musulmanes) mais bien au contraire, c'est une vraie matrone ! Ses filles sont la parfaite illustration de l'intégration aux moeurs occidentales. Salman Rushdie dénonce l'intolérance, le racisme, le fanatisme religieux. Mais à travers Saladin, celui qui se voulait plus britannique que les britanniques, il montre le conflit intérieur dû à la confrontation entre deux cultures. Je m'arrête là car je pourrais en parler encore pendant des pages et des pages. Et pourtant, j'avais effectué une première tentative de lecture, soldée par un abandon au bout du premier chapitre. Un chapitre plutôt farfelu, qui, associé au style très libre de Rushdie, m'avait effrayé. Cette fois-ci, je suis allée au bout et j'ai véritablement adoré ma lecture. On oscille entre rêve et réalité, on se sent parfois perdu mais Salman Rushdie nous ramène toujours vers le chemin. On sent qu'il a mis de lui dans ce roman ( dans lequel il s'est attribué un rôle bien précis), sa propre expérience nourrissant son propos. Etant musulmane reconvertie et confrontée moi aussi à deux cultures, ce roman a pris pour moi beaucoup de sens. Oui, c'est vrai, Salman Rushdie malmène le prophète et la religion musulmane mais je n'ai pas senti de haine ni de volonté clairement affichée de l'attaquer de la part de l'auteur. C'est surtout le fanatisme et l'extrémisme qu'il pointe du doigt. Premièrement, il s'agit d'un roman, d'une fiction et deuxièmement, il évoque des points sur lesquels n'importe quel croyant a pu se poser des questions. D'ailleurs, le Coran invite très souvent le croyant à raisonner et réfléchir. Comment réfléchir sans se poser de questions et donc douter ? Et puis très sincèrement, je vois des commentaires dans les médias bien plus irrespectueux et insultants envers l'Islam que ce qu'a écrit Salman Rushdie dans ce livre. Mais je pense qu'il est tout de même primordial de bien connaître les bases de l'Islam et de son histoire avant de commencer la lecture de ce roman. Les Versets Sataniques restera assurément pour moi un roman inoubliable, une grande expérience littéraire à renouveler. + Lire la suite.
Malivriotheque a écrit une critique à 23 octobre 2013. Malivriotheque donne la cote 191 pour Les Versets Sataniques. Gibreel et Saladin sont dans l'avion qui les ramène à Londres quand celui-ci, sous le coup d'une attaque terroriste, explose en plein ciel. Aucun survivant, si ce n'est les deux compatriotes hindous qui voient leur vie transformée dès lors qu'ils touchent pied à terre... Oh - My - God (ah pardon, ai-je blasphémé ?). Quand on ouvre les Versets sataniques, on ne s'attend pas à ça. Mais qu'est-ce donc que ce ça ? Une lecture compliquée générée par une écriture fouilleusement détaillée, une narration qui oscille entre omniscience de l'écrivain/omniscience des personnages, un style indirect-libre incommode, répondant à un stream of consciousness particulièrement personnel et alambiqué, le tout servi par un découpage difficilement appréhendable et des situations absurdes. Et puis, et puis... Y a-t-il réellement besoin de garder ces 740 pages ? le récit ultime - celui qui vous fait ouvrir le livre, votre curiosité ayant été attisée autant par la sinistre renommée de son auteur que par le sujet - ne tient à tout casser que sur 300 pages, ce qui fait que comme des épisodes de Sunset Beach ou Amour, gloire et beauté, vous aurez beau sauter des feuilles et des feuilles, vous n'en aurez pas perdu une miette. Au contraire, vous vous serez épargné de lourdes sessions de lecture soporifique. Pour résumer : le lecteur lambda assez inculte des problèmes et enjeux religieux et historiques (et on ne peut pas lui en vouloir, vu la prise de tête constante qui anime notre monde contemporain) qui se jouent dans ce récit risque fortement d'abandonner sa lecture s'il n'opère pas de la sorte. Quel est donc l'attrait de cet ouvrage mystérieux ? Les deux premières parties vous perdent complètement, jusqu'à ce que la troisième vous révèle le potentiel à venir (et c'est d'ailleurs là que vous comprenez quelles sont les parties à zapper pour que cette lecture reste un minimum agréable et intéressante). Gibreel et Saladin se voient métamorphosés en ange et démon, tels des incarnations des soi-disant Bien et Mal, sauf que l'on réalise avec Rushdie (lequel fait des apparitions fortuites mais à la fois amusantes et perturbantes) que le Bien, la religion, n'est finalement pas le chemin qui mène à l'absolue vérité, ni à la paix intérieure ; tout comme le Mal, l'impie qui renie ses origines et refuse toute grâce déiste, voit sa vie injustement chamboulée mais finalement récompensée par l'apaisement et la stabilité, malgré des souffrances. Il est à la fois aisé et extrêmement ardu de saisir pourquoi l'auteur fait l'objet d'une fatwa, sans doute parce que même si notre pays est censé être majoritairement peuplé de chrétiens, notre état et notre formation restent laïques pour qui le choisit (en ce qui concerne la formation), et surtout nous vivons dans un état de droits, y compris le droit à la liberté de penser (il n'empêche que par crainte d'insultants et dédaigneux commentaires, j'ai pris soin de cacher ma lecture dans les transports en commun, vu les extrémismes qui malheureusement traînent dans notre société). Rushdie s'interroge simplement sur le but de la religion, ses effets (positifs et néfastes), ses impacts ; questions légitimes à tout un chacun, pour qui se cherche et sonde le sens de la vie. Il n'y a de mon point de vue aucun mal à cela. Maintenant, si certains états pro-religieux considèrent que c'est une atteinte au Coran que de jouer avec les prédications de Dieu, alors nous pouvons essayer de comprendre l'offense. Toutefois, avec mon background laïque et mon état de droits, je pense qu'il faut bien être frileux et intolérant pour réagir de la sorte (tout comme je pense que je pense ainsi parce que je suis athée et que l'athéisme aide à la tolérance). Certains passages dans lesquels par exemple Gibreel joue à Dieu et recrée le monde (en l'occurrence Londres) sont très intelligents. La fin m'a par contre gênée, dans la mesure où Rushdie décrit parfaitement la fin de vie difficile du père de Saladin, moment pénible à lire pour qui a vécu la même chose tant l'auteur sait décrire le réel. C'est d'ailleurs perturbant, sachant que l'intégralité du roman vacille entre réalité et fiction, rêve et cauchemar vivant... En conclusion, j'ai le sentiment que Rushdie est parti dans un délire personnel indéniablement spirituel mais diablement écrit et laborieusement abordable pour le commun des mortels. Lien : http://livriotheque.free.fr/.. + Lire la suite.