La Société Du Spectacle Par Guy Debord (-1)

Posted on

La

Livre à Telecharger Gratuit La Société Du Spectacle En Français PDF CHM -

Description du La Société Du Spectacle

Livre à Telecharger Gratuit La Société Du Spectacle En Français PDF CHM - Guy Debord (1931-1994) a suivi dans sa vie, jusqu'à la mort qu'il s'est choisie, une seule règle. Celle-là même qu'il résume dans l'Avertissement pour la troisième édition française de son livre La Société du Spectacle « Il faut lire ce livre en considérant qu'il a été sciemment écrit dans l'intention de nuire à la société spectaculaire. Il n'a jamais rien dit d'outrancier. »

Détails sur le La Société Du Spectacle

Titre de livre : 359 pages
Auteur : Guy Debord
Éditeur : Gallimard
Catégorie : Aphorismes
ISBN-10 : 2070394433
Moyenne des commentaires client : 3.75 étoiles sur 5 223 commentaires client
Nom de fichier : la-société-du-spectacle.pdf (Vitesse du serveur 24.93 Mbps)
La taille du fichier : 28.45 MB

Commentaire Critique du La Société Du Spectacle

steka a écrit une critique à 18 octobre 2012. steka donne la cote 223 pour La Société Du Spectacle. Lire « La société du spectacle » n'est pas chose aisée. Non pas que ce livre soit particulièrement difficile en lui-même, mais parce que cette difficulté tient à la nature même de son objet. En effet, dévoilant la structure centrale de l'aliénation dans laquelle baigne la plus grande part de l'humanité depuis quelques décennies, il se heurte au fait que celle-ci a fini par croire que cela était son milieu naturel et que l'on n'avait d'autre choix que de s'y adapter. « Tout ce qui était directement vécu s'est éloigné dans une représentation. » Saisir cette misère qui est la notre, dès que nous cédons à la pression dominante, c'est aussi comprendre son origine qui se trouve essentiellement dans la prise de pouvoir de la logique marchande sur toute réalité humaine. Il y a déjà 150 ans que Marx distingua dans le processus de fétichisation de la marchandise les prémices de sa prise d'autonomie et la marginalisation d'une histoire et d'une réalité humaine, devenues accessoires. Le spectacle, pour chaque être humain, est donc avant tout cet effort pitoyable, ce reniement permanent, par lequel il essaye de devenir marchandise pour complaire à un monde qui désormais ne reconnaît plus rien d'autre. Du point de vue de la domination, le spectacle n'est rien d'autre que l'instrument qui permet de contraindre à cette misère grâce à l'Économie politique devenant idéologie matérialisée. La conséquence la plus grave de la domination spectaculaire-marchande pour notre réalité humaine, celle que tout le monde peut constater aujourd’hui (souvent sans en identifier la source) est, sans aucun doute, la séparation. Réduits par l’économie politique à se comporter eux-mêmes comme des marchandises particulières, les individus en ont adopté, plus ou moins consciemment, la logique centrale : la concurrence généralisée. « Chaque marchandise déterminée lutte pour elle-même, ne peut reconnaître les autres, prétend s'imposer partout comme si elle était la seule. » Chaque être humain est ainsi amené à ne voir dans les autres qu’obstacles à sa prépondérance et donc, d’une certaine manière, des ennemis. Alors même que chacun cherche désespérément la reconnaissance de sa particularité, la logique marchande l’oblige pour sa part à ne pouvoir reconnaitre personne. La réussite individuelle, si chère à cette forme de société, occulte aussi le fait que ce n’est qu’en tant que marchandise qu’elle trouve à se réaliser. La boucle est bouclée, toute possibilité d’un monde Commun est anéantie. Le spectacle est cette misère qui nous ronge tous, sans exception, dans une séparation qui semble sans issue. C'est donc en fonction de ce que chacun a pu et su construire comme autonomie de pensée, en contradiction à ce carcan idéologique, qu'il jugera de l'importance de l'effort nécessaire pour lire et comprendre ce livre; ou trouvera plus simple de le juger comme nul et non avenu. Aussi, il n'est guère surprenant qu'au stade actuel de l'aliénation sociale décrite en cet ouvrage majeur et 50 ans après sa parution, beaucoup ne puissent littéralement plus comprendre de quoi il parle puisque, comme le notait déjà La Boétie : « Toutes choses deviennent naturelles à l’homme lorsqu’il s’y habitue. La première raison de la servitude volontaire, c’est l’habitude. » En 1969, Debord fit parvenir à la section italienne de l'Internationale Situationniste, à l'occasion de la parution de l'édition italienne de ce livre, des éléments pour une « brève note introductive au Spectacle » qu'il ne semble donc pas superflu de reproduire ici : « Le premier chapitre expose le concept de spectacle. Le deuxième définit le spectacle comme un moment dans le développement du monde de la marchandise. Le troisième décrit les apparences et contradictions sociopolitiques de la société spectaculaire. Le quatrième, qui tient la place principale dans le livre, reprend le mouvement historique précédent (toujours en allant plus de l'abstrait vers le concret), comme histoire du mouvement ouvrier révolutionnaire. C'est un résumé sur l'échec de la révolution prolétarienne, et sur son retour. Il débouche sur la question de l'organisation révolutionnaire. Le cinquième chapitre, Temps et histoire, traite du temps historique (et du temps de la conscience historique) comme milieu et comme but de la révolution prolétarienne. Le sixième décrit le temps spectaculaire de la société actuelle en tant que fausse conscience du temps, une production d' un présent étranger perpétuellement recomposé, comme aliénation spatiale dans une société historique qui refuse l'histoire. Le septième chapitre critique l'organisation précise de l'espace social, l'urbanisme et l'aménagement du territoire. Le huitième rattache à la perspective révolutionnaire historique la dissolution de la culture comme monde séparé, et lie à la critique du langage une explication du langage même de ce livre. Le neuvième, L'idéologie matérialisée, considère toute la société spectaculaire comme une formation psychopathologique, le summum de la perte de réalité, laquelle ne peut être reconquise que par la praxis révolutionnaire, la pratique de la vérité dans une société sans classes organisée en Conseils, où le dialogue s'est armé pour faire vaincre ses propres conditions. » + Lire la suite.
GuillaumeTM a écrit une critique à 06 décembre 2013. GuillaumeTM donne la cote 223 pour La Société Du Spectacle. Le spectacle, qui est l'effacement des limites du moi et du monde par l'écrasement du moi qu'assiège la présence-absence du monde, est également l'effacement des limites du vrai et du faux par le refoulement de toute vérité vécue sous la présence réelle de la fausseté qu'assure l'organisation de l'apparence. Celui qui subit passivement sont sort quotidiennement étranger est donc poussé vers une folie qui réagit illusoirement à ce sort, en recourant à des techniques magiques. La reconnaissance et la consommation des marchandises sont au centre de cette pseudo-réponse à une communication sans réponse. Le besoin d'imitation qu'éprouve le consommateur est précisément le besoin infantile, conditionné par tous les aspects de sa dépossession fondamentale. + Lire la suite.
ChatDuCheshire a écrit une critique à 20 juillet 2015. ChatDuCheshire donne la cote 223 pour La Société Du Spectacle. Ce livre n'est certainement pas facile à lire. Néanmoins il est l'une des bases absolument incontournables des mouvements de pensée dits alternatifs depuis la seconde moitié des années 60: de mai 68 au mouvement hippie et du mouvement hippie au mouvement punk, le situationnisme, précédé du dadaïsme, constitue le socle théorique ou philosophique de toutes ces mouvances. Personnellement je conseillerais, avant de lire ce livre-ci, de jeter un coup d'oeil au livre de souvenirs de Jean-Michel Mension (La tribu) ou encore de lire cet autre classique, à l'écriture plus abordable, du mouvement situationniste, de la plume du belge Raoul Vaneigem: Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations, publié la même année que l'ouvrage de Debord, à savoir 1967. Pour un beau livre très illustré je conseillerais également L'insurrection situationniste de Laurent Chollet. En gros le situationnisme consiste précisément à refuser toute situation, pressentant la société du repli sur soi à l'individualisme générateur d'une grande solitude qui était en train de s'instaurer à cette époque charnière, celle suivant la reconstruction à l'issue de la seconde guerre mondiale. Les situationnistes vivaient en tribus, hantaient les cafés de St Germain-des-Prés, à boire tout en refaisant le monde. Bien sûr on ne pouvait guère y discerner un projet sociétal proprement dit, autre qu'anarchiste, mais le situationnisme était d'abord un mouvement de contestation d'un nouvel ordre pressenti, à très juste titre, comme étouffant et susceptible de dégénérer en nouvel autoritarisme. Debord était, parmi les animateurs de ce mouvement, probablement celui dont les ambitions intellectuelles étaient les plus grandes et sa Société du spectacle, surtout lue aujourd'hui, constitue une annonce et une description troublantes des travers de la société actuelle. Ce livre annonce la télé réalité et autres dérives du même genre: où la mise en scène d'un spectacle en vient à supplanter le réel, renforçant l'aliénation de ceux qui, vous et moi, n'en sommes que les spectateurs. Une réactualisation du fameux Du pain et des jeux en quelque sorte mais à la puissance 2.0: nous sommes désormais sommés de croire que le spectacle est plus réel que la réalité elle-même. Quoi qu'il en soit ce livre est un tel classique que vous n'avez même pas besoin de l'acheter. En effet vous le trouverez facilement en texte intégral (et en plusieurs langues) sur divers sites internet . Il gagne à ne pas être lu d'une traite mais plutôt par paragraphes à ressasser ensuite. Comme une bible en quelque sorte, la bible du situationnisme... + Lire la suite.